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gilles geirnaert wrote the following post Fri, 28 Nov 2025 08:21:53 -0600

Multipolarité : l’ordre mondial russe déguisé


La Chine domine l’économie, l’Amérique la technologie, la Russie la géographie. Sans entrer dans ces catégories que je juge fausses, si l’on considère qu’elles évacuent la contradiction principale de la mise en mouvement la relation forces productives rapports de production, mais en reprenant celle des cadres sociaux de la mémoire collective, la réflexion est heuristique. Le petit opuscule de 150 pages environ que je viens d’écrire porte là-dessus sans prétendre à une quelconque vulgarisation puisqu’il n’y a plus de « prince » à conseiller y compris dans son avatar gramscien : le parti communiste. Il s’agit de partir du constat au moins temporaire que l’on a décérébré le peuple français en détruisant ce parti et tout ce qu’il représentait de mise en mouvement de l’intervention populaire. Non seulement le PCF a une mémoire de poisson rouge, incapable de se fixer sur une démonstration qui excède trois lignes, mais ne sachant plus ce qu’est l’espace et le temps. Notre proposition d’adhérer aux BRICS, de jouer sur une dynamique actuelle se heurte à l’électoralisme dénué de perspective réelle, à la concurrence imbécile, et à la censure déjà militaire dans laquelle les plus actifs sont ceux qui ont tout à perdre de cette amputation volontaire. L’histoire s’accélère, la sidérurgie lance le combat de la nationalisation contre le départ d’Arcelor Mittal, il y a effectivement opportunité y compris dans leur cirque militariste même, qui se contente de recruter de la chair à canon sous une menace « hypothétique » pour donner aux marchands de canons, peut-être que ce qui bloque va sauter, cela n’en prend pas le chemin dans l’immédiat tant qu’il y aura le plan de ces gens là pour définir « la modernité » ! il faut attendre et continuer à parler comme si on était entendu. A ce propos, ne me faites pas dire que je partage une optique uniquement « civilisationnelle » dans laquelle s’enferme la petite et grande bourgeoisie lucide sur le basculement, mais qui refuse de considérer l’ampleur de la révolution vers le socialisme. (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoireetsociete)

par Ravi Kant

Avec la fin de la Guerre froide, l’idéologie a perdu son rôle organisateur. On est passé du débat capitalisme contre socialisme à un monde unipolaire dominé par un système international centré sur les États-Unis. Aujourd’hui, l’histoire se répète, non pas comme une tragédie ou une farce, mais comme une redéfinition stratégique. Une nation en particulier a discrètement perfectionné les fondements de la puissance mondiale au XXIe siècle – et ce n’est pas la Chine.

Le principal atout de la Russie à l’exportation n’est ni le pétrole ni les armes. C’est un nouveau vocabulaire politique. Les cercles de réflexion stratégiques de Moscou parlent désormais d’un « monde civilisationnel ».

Pour les pays du Sud, cette perspective est libératrice. L’idée d’un pluralisme culturel opposé à l’universalisme occidental est libératrice pour les pays du Sud, où chaque pôle – qu’il s’agisse du libéralisme occidental, du techno-autoritarisme chinois, du conservatisme islamique ou de l’eurasisme russe – représente un modèle historico-culturel unique.

Ce concept de respect des valeurs des diverses civilisations confère à la multipolarité une profondeur morale. Aujourd’hui, la multipolarité n’est plus une aspiration, mais une réalité opérationnelle.

Pour l’Occident, c’est déroutant. Mais pour Moscou, c’est une stratégie astucieuse pour freiner l’ascension hégémonique de la Chine et empêcher le rétablissement de la primauté américaine. Un virage stratégique pour revendiquer un leadership moral pour les pays du Sud sans revendiquer d’empire.

Moscou a transformé la multipolarité, d’une théorie académique, en un système d’exploitation géopolitique. Alors que la plupart des nations considèrent la multipolarité comme inévitable, la Russie la perçoit comme un processus maîtrisé. Le Kremlin a bien compris que le combat déterminant du XXIe siècle n’oppose pas démocratie et autocratie, mais le contrôle de l’interdépendance.

Un acteur influent dans l’interdépendance régionale

L’interdépendance est devenue l’un des facteurs les plus déterminants de la géopolitique actuelle. Au XXIe siècle, la puissance ne se définit plus par la force militaire, le poids économique et la sophistication technologique. Mais une nation qui comprend les dynamiques régionales peut ancrer sa présence de manière si structurelle qu’aucune décision majeure ne peut être prise sans son accord.

C’est ce qui s’est produit en 2022 lorsque, sur la question ukrainienne, les pays occidentaux ont imposé des sanctions visant à paralyser la Russie. Ils étaient loin d’imaginer que cela transformerait une théorie (la multipolarité) en réalité, entraînant un bouleversement de l’ordre mondial actuel.

En 2025, plus de 70 % du commerce russe s’était réorienté vers l’Asie et les pays du Sud. Moscou a transformé son isolement économique en atout. La Russie se situe à la frontière entre une Asie en pleine croissance et une Eurasie soucieuse de sa sécurité. Elle ne cherche donc pas à dominer le monde, mais elle est simplement devenue un acteur incontournable.

Pour Pékin, la Russie est essentielle car elle fournit de l’énergie et contribue à sécuriser la frontière nord de la Chine. Pour New Delhi, elle sert de pont diplomatique entre l’Inde et la Chine, une grande puissance en qui les deux pays ont confiance. Pour les nations du Moyen-Orient, elle fournit des armes, contribue à stabiliser les prix de l’énergie et offre un droit de veto sur la sécurité au sein des Nations Unies. Pour l’Europe, la Russie demeure une source d’énergie majeure malgré l’hostilité politique.

La géographie confère à la Russie un avantage en faisant d’elle un pays transcontinental reliant l’Asie et l’Europe, tout en partageant des frontières terrestres avec 14 pays souverains.

Aujourd’hui, Moscou est devenu un acteur incontournable dans toutes les dynamiques régionales. Presque tous les acteurs régionaux – qu’il s’agisse de la Chine, de l’Inde, de l’Iran, de l’Allemagne ou même du Venezuela – ont besoin de la Russie pour quelque chose : énergie, armement ou soutien politique.

Un pays prospère dans l’instabilité

Car la Russie prospère grâce à sa résilience systémique. Lorsque ses systèmes sont mis à rude épreuve, elle s’adapte et trouve les moyens de rester pertinente et forte. Tandis que d’autres pays peinent à résister aux pressions mondiales, la Russie ne bronche même pas.

Face aux sanctions économiques occidentales, la Russie a contourné le système SWIFT et développé sa propre infrastructure financière, notamment SPFS et MIR Payment. Soumise aux sanctions énergétiques occidentales, elle s’est tournée vers de nouveaux partenaires tels que la Chine et l’Inde.

Un exemple récent s’est produit lorsque le conflit ukrainien a contraint les États-Unis à envisager la fourniture de missiles de croisière Tomahawk à longue portée. L’annonce par Poutine du succès des essais du missile de croisière nucléaire Burevestnik et du Poseidon, un drone sous-marin sans pilote à propulsion nucléaire, dépassait le simple cadre d’une démonstration de force technologique. Elle a remis la nouveauté nucléaire au cœur des négociations.

À l’ère des systèmes de défense antimissile, des intercepteurs hypersoniques et de la guerre électronique, le message de la Russie est clair : aucune défense n’est absolue. Conséquence ? Un retour à l’humilité stratégique. Les États-Unis et l’OTAN, jadis sûrs de leur suprématie en matière de dissuasion, sont contraints au dialogue. La Russie exerce son influence militaire avec une précision chirurgicale. Elle prospère non pas dans la stabilité, mais dans la gestion de l’instabilité.

Aujourd’hui, la Russie se positionne comme l’amortisseur indispensable du monde multipolaire. De fait, elle a fait de l’endurance une arme : elle ne recherche pas la stabilité, mais prospère en gérant l’instabilité.

D’ici 2030, la puissance mondiale sera définie par les systèmes suivants : corridors énergétiques, systèmes monétaires (dollar contre BRICS) et réseaux d’information, médias et intelligence artificielle. La grande stratégie de la Russie est d’être une puissance charnière dans chacun de ces domaines.

L’objectif ultime de Moscou n’est pas de dominer le monde, mais de le rendre ingouvernable par quiconque. Paradoxalement, cela pourrait bien être la véritable définition de la multipolarité au XXIe siècle. Si les États-Unis ont été les architectes du monde unipolaire, la Russie est sans conteste la véritable architecte de l’ordre mondial multipolaire.

https://histoireetsociete.com/multipolarite-lordre-mondial-russe-deguise/
#Russie #Chine #BRICS #Multipolarité
fanch_301 wrote the following post Wed, 19 Nov 2025 04:30:37 -0600 l'équation est simple: 100 rafales = 1 mirage....
#Macron #Zelensky #Corruption #France #Ukraine 
né un 1er Floréal J’accepte la Ğ1 ID: Fanch_301 clé publique: CHyH4q5pW8baeYJLqtf4H88a8gnYoYFNAu6wEkv1qxw6 Fascisme: n.m. Action de gouverner de façon autoritaire à l'aide d'un parti unique dans l'intérêt de corporations (Larousse 1948).

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gilles geirnaert wrote the following post Sun, 16 Nov 2025 08:07:34 -0600 " On n’avait pas du tout envisagé un tel scénario"? Qui connait un peu l’Azerbaïdjan sait que c'est le seul scénario possible. Qui connaît également Macron sait qu'il faut sauver le soldat Benalla qui le tient par la barbichette, voire autre chose.

Azerbaïdjan : La lourde condamnation d'un Français qui épargne Benalla


Anass Derraz écope de 12 ans de prison à Bakou, pour avoir co-signé en 2018 un contrat auprès de l'oligarque Farkhad Akhmedov qui, lui, n'est pas inquiété par la justice. Coup de tonnerre à l'Élysée.

Marc Endeweld

À l’Élysée, on est « stupéfait ». « On n’avait pas du tout envisagé un tel scénario », ajoute une source française. Quand ce jeudi 13 novembre la sentence tombe au tribunal de Bakou à l’encontre d’Anass Derraz, c’est un coup de tonnerre : la justice azerbaïdjanaise a finalement décidé de condamner le Français – un cadre de la Saur, une des multinationales françaises de l’eau ancienne filiale de Bouygues – à 12 ans de prison pour corruption, avec incarcération immédiate dans les geôles du pays. Jusqu’au bout, l’Élysée a pourtant souhaité temporiser sur cet épineux dossier dans lequel on trouve principalement Alexandre Benalla comme je l’avais relaté en juin dernier.

Officiellement, la surprise est totale du côté du château. Car depuis cet été, les relations entre le président Macron et son homologue Aliyev, l’homme fort de Bakou, se sont réchauffées (du moins en apparence) après avoir connu des mois de tensions et de déstabilisations en tout genre.

Dégradation des relations entre Bakou et Moscou

Début octobre, les deux dirigeants sont ainsi apparus tous sourires au sommet de la Communauté politique européenne (CPE) dont le sujet principal était l’Ukraine. Comme à son habitude Macron multiplie alors les signes d’affection et de bonne entente devant les caméras. Quelques jours plus tard, à Bakou, la nouvelle ambassadrice française, Sophie Lagoutte, présente ses lettres de créance au président Ilham Aliyev en saluant une « nouvelle phase dans les relations entre la France et l’Azerbaïdjan ». Ce réchauffement intervient alors que cet été, la guerre entre l’Arménie, soutenue par la France, et l’Azerbaïdjan, a pris fin suite à l’action diplomatique de Donald Trump. Et que dans le même temps, les relations entre Bakou et Moscou se sont considérablement dégradées.

C’est dans ce contexte que le conseiller élyséen Bertrand Buchwalter, chargé de l’Europe continentale et de la Turquie à la cellule diplomatique, s’est envolé la semaine dernière pour Bakou. Au programme : rétablissement d’un dialogue stratégique, nouvelles coopérations bilatérales et situation des Français arrêtés en Azerbaïdjan, notamment Martin Ryan, accusé devant les tribunaux d’avoir travaillé pour la DGSE (Selon IOL, une nouvelle audience est attendue le 24 novembre).

La famille Derraz s’inquiète du comportement de l’Élysée

Résultat, l’Élysée et le Quai d'Orsay ont tenu ces derniers jours à rassurer la famille d’Anass Derraz sur l’issue du dossier judiciaire de ce dernier à Bakou. Sur place, l’ambassadrice Lagoutte a fait de même : pas la peine de s’inquiéter, tout est sous contrôle. Comme je l’avais dévoilé en juin, c’est le conseiller élyséen Paul Soler qui, dans l’ombre, essaye de négocier la libération des Français arrêtés à Bakou ainsi que le retour d’Anass Derraz en France. Aujourd’hui, la famille de ce dernier, qui n’a jamais été reçue par le président français, est particulièrement inquiète face à l’inefficacité des initiatives françaises et ne cache plus son incompréhension quant au comportement de l’Élysée dans ce dossier si sensible.

Ainsi, ces derniers jours, suite à l’annonce la semaine dernière d’un réquisitoire du parquet de Bakou particulièrement sévère – 13 ans de prison requis –, Anass Derraz s’est vu refusé la protection de l’ambassade française, selon une source diplomatique, comme lors d’une première demande à l’été 2024. Or, après seize mois d’assignation à résidence en Azerbaïdjan, le Français est particulièrement affaibli : « Anass est à bout, il fait de l’hypertension, il redoutait plus que tout la prison », m’explique un proche.

Dans le viseur de la justice à Bakou : un contrat de consultance qu’Alexandre Benalla et Anass Derraz ont signé le 15 novembre 2018 avec le milliardaire russo-azerbaïdjanais Farkhad Akhmedov, longtemps investi en Russie dans le secteur du pétrole et du gaz (sa fortune personnelle est estimée à 1,6 milliard de dollars par Forbes). Ce contrat d’un montant de 6,14 millions de dollars avait pour objectif d’obtenir la levée de l’immobilisation du Luna, un magnifique yacht appartenant à Farkhad Akhmedov qui s’était retrouvé placé sous séquestre aux Émirats arabes unis dans le cadre d’une procédure de divorce aux multiples rebondissements entre le milliardaire russo-azerbaïdjanais et son ex-femme. Abonnez-vous maintenant

L’oligarque Akhmedov n’est pas poursuivi par Bakou

Initialement, l’existence de ce contrat a été découverte par les policiers français chargés d’enquêter sur l’affaire dite des contrats russes concernant Alexandre Benalla. Et si dans leur rapport de synthèse, ils émettent des doutes quant au rôle de l’ancien chargé de mission de l’Élysée dans ce dossier, ils ont reçu plusieurs éléments accréditant un travail effectif de la part d’Anass Derraz.

Selon mes informations, le PNF a ainsi reçu une attestation de Farkhad Akhmedov reconnaissant le travail de celui qui est désormais incarcéré à Bakou. Après l’interruption du contrat suite aux révélations de presse en France en 2018, les deux hommes ont conservé de bonnes relations : en juillet 2024, l’oligarque sollicite le Français à propos d’éventuels contrats de traitement d’eau à Bakou, et c’est lui qui le fait venir à Bakou pour rencontrer un ministre azerbaïdjanais. Autre détail qui a son importance : intervenant comme témoin dans le procès, l’oligarque n’a, lui, pas été poursuivi par la justice azerbaïdjanaise. Aujourd’hui, la multinationale française de l’eau, ancienne filiale du groupe Bouygues, très présent en Azerbaïdjan, réagit avec une grande prudence : « Le groupe Saur a pris connaissance de la décision de condamnation rendue par la justice azerbaïdjanaise concernant M. Anass Derraz, collaborateur de sa filiale Saur International. M. Derraz se trouvait en Azerbaïdjan à titre personnel. Dès qu’il a eu connaissance de la situation, le groupe Saur en a informé les autorités françaises compétentes. Le groupe prend cette affaire très au sérieux et poursuit son travail en étroite coordination avec le Quai d’Orsay et les services concernés, qui suivent le dossier de près ».

Les Azerbaïdjanais font monter les enchères

En attendant, Alexandre Benalla, qui a été menacé au printemps dernier par l’Azerbaïdjan d’une notice rouge d’Interpol, ne semble plus inquiété par Bakou. Autre sujet de satisfaction pour l’ex-chargé de mission de l’Élysée : l’enquête préliminaire ouverte en France sur le dossier dit des contrats russes se retrouve pour l’instant en stand-by. Et pour cause : quel procureur oserait boucler une telle enquête alors qu’un de ses protagonistes est condamné à l’étranger – manifestement, d’une manière arbitraire – et se retrouve au cœur d’un imbroglio diplomatique qui ne semble pas prêt de s’arrêter ? « Les Azerbaïdjanais n’ont jamais digéré le soutien de Macron à l’Arménie, et font monter les enchères, d’autant qu’ils sont persuadés qu’Anass est proche du président français », assure, effaré, un initié du dossier.

De son côté, la presse française se satisfait de relayer la dépêche AFP diffusée dès l’annonce du verdict, dépêche qui reste très discrète quant à l’implication d’Alexandre Benalla dans ce dossier, et oublie de rappeler les enquêtes initiales de Mediapart qui ont amené la justice française à s’intéresser aux relations d’affaires entre l’ancien chargé de mission et Akhmedov. Dans les articles publiés depuis jeudi, on apprend à peine que le nom de Benalla est « cité », qu’il « apparaît », ou que son « ombre plane ».

Dans ce contexte miné, les diplomates français ont du pain sur la planche : Bakou ne cache pas sa volonté d’imposer ses desiderata au sujet des opposants azerbaïdjanais réfugiés en France, notamment le journaliste blogueur Mahammad Mirzali, qui vit à Nantes, victime de plusieurs agressions depuis son arrivée, et ayant même subi une tentative d’assassinat de la part de dirigeants azerbaïdjanais du secteur pétrolier et gazier comme l’a reconnu la justice française.https://rsf.org/fr/tentatives-dassassinat-contre-mahammad-mirzali-en-france-la-justice-reconna%C3%AEt-lombre-de-bakou

https://marcendeweld.substack.com/p/azerbaidjan-la-lourde-condamnation?utm_source=cross-post&publication_id=1454597&post_id=178971733&utm_campaign=347021&isFreemail=true&r=5p2ob&triedRedirect=true&utm_medium=email

#Azerbaïdjan #Macron #Benalla #France #Corruption
gilles geirnaert wrote the following post Fri, 10 Oct 2025 04:59:31 -0500

Robert Badinter : le léopard meurt avec ses taches


Regis de Castelnau

Emmanuel Macron est content. Avec l’entrée de Robert Badinter au Panthéon, il réalise le genre de « coup » dont il a l’habitude. Qui a ses yeux présente un triple avantage, d’abord de permettre une diversion dans l’effarante crise politique qu’il s’est acharné à créer. Et pour cela quoi de mieux que de bâtir un faux consensus républicain autour d’une personnalité que l’on présente comme « incontestable ». Ensuite de parader dans une de ces mises en scène dont il raffole. Et enfin, sans crainte de la contradiction, de flatter le communautarisme au nom de l’universalisme républicain.

Mais qu’attendre de ce personnage, dont le programme de destruction du pays qui lui a été confié par ceux qui l’ont installé au pouvoir, implique d’en galvauder les éléments symboliques. Avec Simone et Antoine Veil, Maurice Genevoix, Joséphine Baker, Missak et Mélinée Manouchian, et Robert Badinter, nous en sommes déjà à huit personnes pour six occurrences, en attendant l’entrée, ô combien justifiée, du grand Marc Bloch l’historien résistant exécuté par la Gestapo en juin 2026. La priorité donnée à Robert Badinter disparu il y a tout juste un peu plus d’un an sur celle de Marc Bloch caractérise les manipulations politiciennes dont Macron est coutumier. De l’entrée d’une icône républicaine au Panthéon, acte solennel de mémoire nationale républicaine, il a fait un événement politicien et mondain. La priorité donnée à Robert Badinter suffit à le démontrer.

Sous la présidence de Charles De Gaulle, pendant 11 ans, il y eut une seule panthéonisation : Jean Moulin le 19 décembre 1964. Une entrée solennelle du héros de la résistance et symbole de l’unité nationale, accompagné par le sublime discours d’André Malraux. Cette référence suffit à donner la mesure du sens de l’entrée au Panthéon. Et montre l’écart vertigineux entre ce que doit être la république française et ce qu’en fait le narcisse élyséen.

Badinter au Panthéon ?

Pour Macron, Robert Badinter avait sa place au Panthéon, non pour ses mérites et sa place dans l’Histoire de France, mais parce que cela lui permettait de se livrer à sa petite opération. Qu’attendre en effet d’un personnage qui n’a rien trouvé de mieux il y a 15 jours d’aller à New York recevoir son prix de « leader globaliste de l’année », décerné par l’organisation américaine « Atlantic council » et remis par l’oligarque Larry Fink patron de BlackRock venu récompenser un de ses domestiques.

La cérémonie du Panthéon a donné lieu à l’expression des mêmes spasmes d’adoration pour le personnage Badinter, que ceux que l’on avait entendus lors de sa disparition, mais cette fois-ci, et pas seulement sur les réseaux d’autres paroles se sont exprimées mettant en cause ce choix. Les critiques portant d’ailleurs essentiellement sur le rôle qu’on lui prêtait d’être le père de la « justice laxiste » qui exaspère les couches populaires. Le tout accompagné des mensonges habituels. Comme la soi-disant dépénalisation de l’homosexualité en 1982 à son initiative, alors que celle-ci été décidée par la Révolution française en 1791. Ou son intronisation comme grand défenseur de l’universalité et de la laïcité républicaine alors qu’il fut un des piliers de la construction du communautarisme juif que nous connaissons aujourd’hui.

Un jugement univoque pour une vie de 95 ans, ne veut pas dire grand-chose sur l’homme mais plutôt sur celui qui l’émet. Alors on va, en réactivant pas mal de souvenirs, se permettre quelques observations.

Robert Badinter fut un grand avocat. C’est à ce titre qu’il se lança dans le combat contre la peine de mort. Qu’il mena courageusement. Devant la cour d’assises de Troyes, il avait défendu Roger Bontemps, un homme qui finit sous l’échafaud. Exécution à laquelle il assista, accompagnant le condamné jusqu’au bout. Le procureur qui avait obtenu sa tête se fit courageusement porter pâle. Cette épreuve le marqua à jamais.

Il accepta par la suite de défendre Patrick Henry, qui avait enlevé un enfant pour obtenir une rançon puis l’avait étranglé. La France entière était persuadée que la peine de mort était inévitable. Avec la foule qui hurlait à la mort. Robert Badinter revint devant la même Cour qui avait décidé de couper Bontemps en deux. Le même procureur requit à nouveau le même châtiment suprême.

Alors un Badinter seul et habité se leva et sortit Patrick Henry de sous le couteau.

Jeune avocat, je me suis toujours rappelé le moment où bouleversé j’appris cette victoire. Sur la mort et sur la meute.

Par la suite Badinter se lança dans une croisade judiciaire qui l’amena aux quatre coins de la France où il réussit, un par un à sauver ceux qui était promis à un châtiment dont la France n’arrivait pas à se débarrasser.

L’abolition légale, c’est François Mitterrand qui l’a voulue, en en faisant un élément de son programme présidentiel, alors qu’il savait les Français opposés. Pour ce geste là au moins, respect à lui. Le discours de Badinter à l’Assemblée nationale relevait d’une cérémonie symbolique.

Mais il y eut ensuite l’homme politique Badinter, garde des Sceaux, président du Conseil constitutionnel, sénateur socialiste, il passa son existence à défendre les intérêts de la grande bourgeoisie à laquelle il appartenait. Se plaçant systématiquement du côté de sa classe, il s’opposera toujours vigoureusement aux mesures sociales et politiques venues de la gauche. Il sera aussi l’artisan déterminé du dévoiement du Conseil constitutionnel transformé en véritable siège du pouvoir législatif dans notre pays au détriment de la souveraineté du Parlement. Fait incontestable, puisqu’il le revendiquera. Parmi les exemples de son aversion pour les couches populaires pensons à ses prises de position venimeuses au moment de la crise des gilets jaunes, accompagnées d'appel à la répression. N’hésitant pas non plus parfois, devant des solidarités communautaires, comme celle très déplaisante vis-à-vis de Dominique Strauss-Kahn au moment de l’affaire du Sofitel de New York.

Robert Badinter ne fut pas le saint laïque que l’on nous présente aujourd’hui. Mais il fut un grand avocat engageant sa vie pour une cause qui a sa place dans l’histoire de France.

Et qui justifie par conséquent la sienne au Panthéon.

Pour le reste, on sait bien que le léopard meurt avec ses taches.
https://regisdecastelnau.substack.com/p/robert-badinter-le-leopard-meurt?utm_source=post-email-title&publication_id=1589016&post_id=175784164&utm_campaign=email-post-title&isFreemail=false&r=5p2ob&triedRedirect=true&utm_medium=email

#Macron #Badinter #Panthéon
La Gazette wrote the following post Fri, 10 Oct 2025 10:33:02 -0500 Chat Control : comment l'Union Européenne veut imposer la surveillance de masse dans tous les États membres legrandsoir.info/chat-control-…
#ChatControl #UE #'Union #Européenne #surveillance #Fascisme #Controle
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La Gazette wrote the following post Thu, 04 Sep 2025 18:07:02 -0500 Troisième guerre mondiale ou nouvelle architecture de sécurité et de développement ? institutschiller.org/Troisieme…
#WWIII #InstitutSchiller #Europe #Russie #Chine #BRICS #US
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gilles geirnaert wrote the following post Sat, 05 Jul 2025 03:19:38 -0500

Le journal israélien Haaretz révèle la politique délibérée de massacre des Gazaouis


Par Joël Perichaud, secrétaire national du Pardem aux relations internationales

Le 25 juin 2025, le journal israélien Haaretz a publié un reportage confirmant que les soldats israéliens ont ordre de tirer sur les Palestiniens aux points de distribution de nourriture. Au sein de l’armée israélienne, ces massacres sont officiellement justifiés comme étant une forme de «contrôle des foules», les soldats déplaçant des groupes de personnes non armées d'un endroit à l’autre en tirant sur eux. Un soldat interrogé par Haaretz a déclaré que la surveillance de la distribution de nourriture par les forces israéliennes était appelée « Opération Poisson Salé ».

Chaque jour, souvent tard le soir ou tôt le matin, des dizaines de milliers de personnes font la queue sur les sites de distribution de la Fondation humanitaire de Gaza (Gaza Humanitarian Foundation - GHF) pour recevoir de la nourriture, qui n'est disponible que pendant une heure, provoquant une ruée de personnes affamées. Rappelons que la GHF est une organisation privée soutenue par Trump et le gouvernement fasciste de Netanyahou. Sa mission officielle est de distribuer de l'aide humanitaire dans des zones militarisées, pour répondre à la crise humanitaire provoquée qui sévit à Gaza et aggravée par la décision israélienne de stopper totalement l'acheminement de l'aide humanitaire internationale, le 2 mars 2025. Dans les faits, la GHF est un instrument de propagande politique et militaire de distribution de l’aide humanitaire. Ajoutons que GHF est un système opaque qui serait contrôlé par deux sociétés militaires privées, UG Solutions et Safe Reach Solutions, toutes deux liées à Two Ocean Trust LLC, une holding US de gestion de patrimoine. Safe Reach Solutions est dirigée par Philip Reilly, ancien chef paramilitaire de la CIA, tandis que UG Solutions est aux mains de Jameson Govoni, ex-membre des forces spéciales américaines. John Acree, le directeur des opérations de la GHF à Gaza, serait un collaborateur habituel des sociétés militaires privées qui gravitent, sous couverture humanitaire, dans l’orbite des opérations militaires américaines et de la CIA. Du « beau monde » au-dessus de tout soupçon quant à leurs intentions philanthropiques… Les révélations publiées par Haaretz confirment les observations des principales agences humanitaires, comme les Nations Unies et Médecins sans frontières (MSF), montrant que les « centres d'aide » font, en réalité, partie de l'opération de nettoyage ethnique menée par Israël à Gaza. Ces centres ont pour but de concentrer la population au sud de l'enclave afin de faciliter son transfert vers des camps de concentration quadrillés par les troupes israéliennes et de préparer l'expulsion du peuple palestinien hors de Gaza. C’est le déroulement du plan de nettoyage ethnique présenté par Donald Trump et adopté par Benjamin Netanyahou. Dans un communiqué publié le 25 juin 2025, MSF a qualifié les opérations de la GHF de « »… Quelques jours avant MSF, l’Observatoire Euro-Med des Droits de l’Homme a averti que « le modèle opérationnel de la fondation consiste à attirer les civils vers des endroits spécifiques coordonnés avec l’armée israélienne, où ils sont soumis aux assassinats, aux blessures et aux traitements cruels et dégradants ».

Le contrôle des foules par la propagande, la manipulation et par les balles

Ceux qui tentent de ramasser de la nourriture abandonnée par terre, trop tôt ou trop tard au regard du timing imposé par la soldatesque israélienne, sont abattus. Un soldat interrogé par Haaretz témoigne : « C'est un champ d’extermination », ajoutant : « Là où j'étais en poste, entre une et cinq personnes étaient tuées chaque jour. Elles sont traités comme des forces hostiles : pas de mesures de contrôle des foules, pas de gaz lacrymogènes, juste des tirs à balles réelles avec tout ce qu'il est possible d’imaginer : mitrailleuses lourdes, lance-grenades, mortiers. Puis, une fois le centre ouvert, les tirs cessent et elles savent qu’elles peuvent approcher. Notre moyen de communication, c'est la fusillade. » Un autre soldat explique : « Nous avons tiré avec des mitrailleuses depuis des chars et lancé des grenades. » L’un des auteurs du reportage, Nir Hasson, a déclaré à Al Jazeera : « Il s'agit en fait d'une pratique consistant à […] contrôler la foule par des tirs, comme si vous vouliez que la foule s'enfuie d'un endroit. Vous leur tirez dessus, même si vous savez qu'ils ne sont pas armés […] Vous utilisez les tirs pour déplacer les gens d'un point à l’autre ». En fait, tout dans le fonctionnement des sites de distribution alimentaire de la GHF est calculé pour éliminer des civils non armés, sous prétexte de leur apporter de l’aide. La veille des révélations publiées par Haaretz, Tommy Pigott, le porte-parole adjoint du Département d’État américain annonçait que le gouvernement Trump avait financé la GHF à hauteur de 30 millions de dollars qualifiant les actions la GHF d’« absolument incroyables » qui méritaient « d'être saluées et soutenues ». Devant le scandale, l'armée israélienne a lancé une enquête interne sur les crimes de guerre commis dans les centres d'aide alimentaire… Confirmant involontairement les informations de Haaretz. Mais, comme toujours, ces enquêtes ne sont que des contre-feux, des opérations de communication visant à créer l'illusion d'une surveillance tout en garantissant l'impunité aux auteurs de crimes de guerre. Dans une déclaration faite le 27 juin 2025, Netanyahou et son ministre de la Défense, Israel Katz, ont accusé Haaretz de propager des calomnies de « meurtre rituel » dirigées contre l'armée israélienne, qu’ils ont qualifiée « d’armée la plus morale du monde ». Dans les faits, au cours du mois dernier, les forces israéliennes ont ouvert le feu quasi-quotidiennement sur la population civile à la recherche d’une aide alimentaire auprès de la GHF. Lors de dix-neuf « incidents distincts » recensés par les organisations humanitaires et l’ONU, plus de 549 personnes ont été tuées et plus de 4 000 personnes blessées. Depuis que la GHF opère, les massacres quotidiens sont une politique délibérée : tirer avec des armes légères, des obus de chars et des mortiers, sur la population venue demander de l’aide, afin de transformer les points de distribution de nourriture en champs d’extermination.

Les tristes clowns de l’UE complices

Pourtant habituée à soutenir les régimes fascistes et leurs dictateurs (Zelensky, Netanyahou et consorts), les crimes perpétrés par le gouvernement israélien et son armée deviennent trop visibles et la chanson : « Israël a le droit de se défendre » difficile à chanter pour l’Union européenne (UE) et ses thuriféraires. On pourrait en conclure que lorsqu’elle refuse de condamner le génocide et les crimes contre l’Humanité, c’est que ces abominations appartiennent aux vraies « valeurs » de l’UE et des 27 gouvernements qui la composent.

Pourtant, sans honte et sans vergogne, ces tristes clowns européistes continuent à entourlouper les peuples avec leurs déclarations ampoulées et vides. Le 23 juin 2025, les ministres des Affaires étrangères européens réunis en Conseil ont échangé sur une possible révision de l’accord d'association liant les 27 à Israël mais toutefois, sans le suspendre ! Mais celle qui en parle le mieux est l’inénarrable Kaja Kallas, la haute représentante de l'UE à la politique étrangère et la sécurité : « Nous avons examiné aujourd'hui la conformité d'Israël par rapport à l'article 2 de notre accord d’association (1). Notre premier objectif est de demander à Israël que la situation sur le terrain change réellement […] Notre intention n'est pas de les punir». Quant à Macron, notre clown national, il participe pleinement à cette mascarade européenne.

L’UE et Macron sont complices du génocide commis à Gaza.

Note 1 - Selon l'article 2 du texte, les relations entre l’Union européenne et Israël reposent sur « le respect des droits de l’Homme et des principes démocratiques », valeurs guidant tant leur politique intérieure qu’extérieure. Cependant, les gouvernements israéliens successifs, notamment celui d’Ariel Sharon (2001-2006) puis, celui de Benyamin Netanyahou, n’ont jamais tenu compte de ces engagements, poursuivant et intensifiant l’appropriation des terres palestiniennes.
#Israel #Haaretz #politique #massacre #gaza 
Emmanuel Florac wrote the following post Tue, 01 Jul 2025 02:11:06 -0500

Révolution ou manipulation ? Ce qui se joue en Serbie 🇷🇸


#politique #Serbie #lutte #corruption
https://yewtu.be/watch?v=UkfKbC9kCHQ

Révolution ou manipulation ? Ce qui se joue en Serbie 🇷🇸
by Fréquence Populaire Média on YouTube

#politique #Serbie #Manifestation #Corruption #Europe
gilles geirnaert wrote the following post Mon, 30 Jun 2025 04:03:49 -0500

« Gaza doit être éliminée » : les ondes israéliennes sont envahies par la propagande en faveur du génocide (The Guardian)


Arwa Mahdawi

Voici une compilation des 20 déclarations les plus scandaleuses faites par des législateurs ou des personnalités publiques israéliens depuis le 7 octobre 2023

« Les frappes contre l’Iran soulagent la pression exercée sur Israël pour qu’il mette fin à la famine à Gaza. » Au cas où vous l’auriez manqué, il s’agit d’untitre récent du Guardian publié samedi. C’est le genre de déclaration qui aurait pu choquer les gens autrefois, mais qui n’est plus aujourd’hui qu’un bulletin d’information parmi d’autres.

Suite à la « frappe préventive » d’Israël contre l’Iran au début du mois, qui a eu lieu juste au moment où de plus en plus de personnes commençaient à dénoncer le génocide, l’attention s’est détournée de Gaza. Mais l’assaut d’Israël contre Gaza (et la Cisjordanie) se poursuit à un rythme soutenu.

La pression étant retombée, on craint que certaines des voix les plus extrêmes en Israël n’obtiennent exactement ce qu’elles veulent à Gaza. Comme l’a écrit le général de division à la retraite Giora Eiland dans un journal israélien le 12 octobre 2023, il s’agit de transformer Gaza en « un endroit où aucun être humain ne peut exister ».

Pour vous rappeler ce que certaines de ces voix ont prévu pour Gaza, voici une compilation de quelques-unes des déclarations les plus scandaleuses faites par des législateurs ou des influenceurs israéliens depuis le 7 octobre 2023.

Je me suis limité à 20 déclarations, mais il existe des bases de données en ligne contenant des centaines de déclarations qui montrent une confusion entre le Hamas et la population de Gaza (y compris les enfants) et une volonté d’infliger une punition collective. Le but ultime de tout cela n’est pas d’éliminer le Hamas de Gaza, mais d’éliminer tous les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie.
  • « Toutes les infrastructures de Gaza doivent être détruites jusqu’à leurs fondations et leur électricité coupée immédiatement. La guerre n’est pas contre le Hamas, mais contre l’État de Gaza », a déclaré May Golan, ministre de l’Égalité sociale et de la Promotion du statut des femmes en Israël, le 7 octobre 2023.
  • « Rasez tout [à Gaza] comme c’est le cas aujourd’hui à Auschwitz », a déclaré David Azoulay, chef du conseil municipal de la ville de Metula, dans le nord d’Israël, lors d’une interview accordée à une station de radio israélienne en décembre 2023.
  • « C’est toute une nation qui est responsable. Il est faux de dire que les civils ne sont pas au courant et ne sont pas impliqués, c’est absolument faux... » Isaac Herzog, président d’Israël, a déclaré lors d’une conférence de presse le 13 octobre (en anglais).
  • « Nous avons désormais tous un objectif commun : rayer la bande de Gaza de la surface de la Terre », a écrit Nissim Vaturi, vice-président du Parlement israélien, le 7 octobre 2023. Vaturi a également écrit : « La guerre ne prendra jamais fin si nous n’expulsons pas tout le monde. » (2 novembre 2023) et « Pour anéantir Gaza. Rien d’autre ne nous satisfera... Ne laissez pas un seul enfant là-bas, expulsez tous ceux qui restent à la fin, afin qu’ils n’aient aucune chance de se rétablir. » (9 octobre 2023)
  • « Les enfants et les femmes doivent être séparés et les adultes de Gaza doivent être éliminés. Nous sommes trop indulgents », a déclaré Vaturi lors d’une interview à la radio Kol BaRama en février 2025, où il a également qualifié les Palestiniens de « sous-humains » et déclaré que la Cisjordanie serait la prochaine à être transformée en Gaza.
  • « La bande de Gaza doit être rasée, et pour tous, il n’y a qu’une seule sentence, celle de mort », a déclaré Yitzhak Kroizer, membre du parti d’extrême droite Otzma Yehudit du ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir, lors d’une interview à la radio. Cette déclaration n’a pas fait l’objet d’une grande couverture médiatique internationale, mais elle a été citée dans la lettre envoyée au procureur général à la fin de l’année 2023, accusant les autorités judiciaires du pays d’ignorer l’incitation au génocide.
  • « Gaza ne redeviendra pas ce qu’elle était avant. Nous éliminerons tout », a déclaré le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant en octobre 2023. (Gallant occupait ce poste au moment de la déclaration, mais il ne fait plus partie du gouvernement).
  • « Je ne suis pas sûr que vous parliez en notre nom lorsque vous dites que nous voulons soigner chaque enfant et chaque femme. J’espère que vous ne soutenez pas non plus cette déclaration. Lorsque l’on combat un groupe comme celui-ci, les distinctions qui existent dans un monde normal n’existent pas », a déclaré Amit Halevi, membre du Likoud à la Knesset, en réponse à une déclaration d’un médecin israélien affirmant que les enfants qui souffrent devraient recevoir des analgésiques, en mai 2025.
  • « Les enfants de Gaza sont responsables de leur sort », a déclaré Meirav Ben-Ari, du parti d’opposition Yesh Atid de Yair Lapid, en réponse à un législateur palestinien déplorant la perte de vies civiles le 16 octobre 2023.
  • « Cette victoire devrait avoir deux objectifs : 1. Il n’y a plus de terre musulmane en Terre d’Israël... Une fois que nous en aurons fait la terre d’Israël, Gaza devrait être laissée comme un monument, à l’instar de Sodome... », a déclaré Amit Halevi, membre du Likoud à la Knesset, le 16 octobre 2023.
  • « Ils [les enfants] sont nos ennemis », a déclaré Simcha Rothman, membre de la Knesset pour le parti national religieux, qui fait partie de la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu. Rothman répondait à une question d’un journaliste de Channel 4 (Royaume-Uni) qui lui demandait : « Les enfants sont vos ennemis ? »
Les déclarations suivantes ont toutes été faites sur Channel 14, une chaîne de télévision d’extrême droite qui était autrefois une chaîne de niche, mais qui est devenue l’une des sources d’information les plus regardées en Israël. Trois organisations de défense des droits civiques ont demandé l’ouverture d’une enquête sur Channel 14 pour sa normalisation des déclarations génocidaires.

« Il ne s’agit clairement pas de quelques voix isolées tenant des propos scandaleux dans le feu de l’action », a déclaré Ran Cohen, directeur du bloc démocratique israélien, dans une déclaration au Guardian. « Le schéma d’incitation à la haine qui se dégage de Channel 14 est systématique, soutenu et orchestré – il n’est pas fortuit. Nous avons répertorié des centaines de déclarations, dont beaucoup ont été prononcées par des animateurs et des invités réguliers, diffusées quotidiennement dans les foyers israéliens et regardées directement par les soldats. La frontière entre les médias et la propagande de guerre a été effacée. »
  • « Si le but de cette opération n’est pas la destruction, l’occupation, l’expulsion et la colonisation, alors nous n’avons rien accompli », a déclaré l’ancien membre de la Knesset israélienne, Moshe Feiglin, le 12 octobre 2023.
  • « Effacez complètement Gaza, ne laissez personne là-bas », a déclaré le chanteur Eyal Golan, le 15 octobre 2023. Depuis qu’il a fait plusieurs déclarations de ce type, Golan a continué à donner des concerts en Europe.
  • « Nous arrivons. Nous arrivons. Nous arrivons à Gaza. Nous arrivons au Liban. Nous viendrons en Iran. Nous viendrons partout [...] Nous anéantirons l’ennemi. Nous ramènerons le Moyen-Orient à une situation où les Arabes seront terrifiés par les Juifs [...] nous viendrons vous anéantir [insiste-t-il]. A-n-n-i-h-i-l-i-r. Anéantir. Transmettez ce message, partagez cette vidéo afin que tous vos amis puissent voir ce que nous nous apprêtons à vous faire », a déclaré le présentateur de l’émission matinale de Channel 14, Shai Golden, le 17 octobre 2023.
  • « L’ennemi n’est pas le Hamas, mais Gaza. L’ennemi n’est pas le Fatah, mais les Arabes de Cisjordanie. Et ils ne sont pas prêts à l’accepter, car l’approche pour traiter avec cet ennemi, appelé « Gaza », doit être complètement différente [...] À l’instar de la Tchétchénie, où les Russes l’ont rasée au point que les Tchétchènes ont compris : cela ne vaut pas la peine de réfléchir avec eux [...] Il n’y a pas d’innocents. Quand vous dites « population », il n’y a pas de population. Il y a deux millions et demi de terroristes [...] Quand il n’y a pas d’innocents à Gaza, cela ne sert à rien de « prévenir d’une frappe ». Parce que tout le monde est un terroriste », a déclaré Eliahu Yusian, qui se présente comme un expert et commentateur des affaires arabes. Il est souvent invité sur Channel 14, a participé à l’émission The Patriots et a tenu tous ces propos sans interruption le 29 octobre 2023.
  • « Je continue à regarder au-delà des objectifs militaires, ce qui est bien, mais en fin de compte, il y a quelque chose au-delà des objectifs militaires, et c’est la stratégie. Il s’agit de briser le moral de la population de Gaza, et les choses bougent là-bas », a déclaré Shimon Riklin le 21 février 2024.
  • « ... chaque jour, nous tuons 100 terroristes ? Il y a deux millions et demi de terroristes là-bas ! », a déclaré le panéliste Eliahu Yusian le 24 février 2024.
  • « En ce qui concerne ce que Boaz a mentionné, au cours des deux premiers jours, nous aurions dû tuer 100 000 Gazaouis [...] Seuls quelques-uns sont peut-être humains là-bas. Seuls quelques-uns sont peut-être humains là-bas. Plus de 90 % sont des terroristes et sont impliqués ! Ils ne sont pas non impliqués, cela n’existe pas », a déclaré le commentateur politique Danny Neuman dans l’émission du journaliste Boaz Golan le 6 mai 2024.
  • « La destruction à Gaza me procure un sentiment agréable. Gaza est en état d’anéantissement. De nombreux bâtiments ont disparu du paysage. La machine de destruction doit continuer à fonctionner afin qu’il soit clair qu’ils n’ont nulle part où retourner. Le désespoir comme plan de travail », a déclaré Yinon Magal dans l’émission The Patriots en lisant un tweet d’un soldat réserviste nommé Dvir Luger le 3 août 2024.
  • « Gaza mérite la mort. Les 2,6 millions de terroristes de Gaza méritent la mort ! ... Hommes, femmes et enfants – par tous les moyens possibles, nous devons simplement leur infliger un holocauste – oui, relisez bien – H-O-L-O-C-A-U-S-T-E ! Pour moi, des chambres à gaz. Des wagons de train. Et d’autres formes cruelles de mort pour ces nazis. Sans crainte, sans hésitation – simplement écraser, éradiquer, massacrer, raser, démanteler, briser, détruire... Gaza mérite la mort. Qu’il y ait un holocauste à Gaza », a déclaré Elad Barashi, un producteur de télévision affilié à Channel 14, le 27 février 2025, dans un message publié sur X qui a ensuite été supprimé.
Il est désormais clair que rien ne poussera l’Occident à empêcher Israël de mener à bien sa « victoire totale » à Gaza. Mais j’ai écrit ceci pour rappeler une fois de plus que nous savions tous ce qui allait se passer. Personne ne peut feindre l’ignorance. Personne ne peut prétendre qu’il ne savait pas.

Arwa Mahdawi
https://www.legrandsoir.info/gaza-doit-etre-eliminee-les-ondes-israeliennes-sont-envahies-par-la-propagande-en-faveur-du-genocide-the-guardian.html

#Israel #fascisme #WWIII #Gaza #Palestine
La Gazette wrote the following post Sun, 29 Jun 2025 11:41:03 -0500 Les médias israéliens font état pour la première fois de dégâts non divulgués causés par les frappes iraniennes saba.ye/fr/news3507913.htm
#politique #israel #iran #WWIII
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