Nono Ampuy

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Illustratrice, dessinatrice à Uzerche. La Calade
www.eleonoreampuy.com
websitehttps://eleonoreampuy.com/

Face à cette énième offensive menée par le capital et le patronat, le SNAP-CGT soutient les appels à “tout bloquer” et invite l’ensemble des travailleur·ses de l’art à s’organiser localement, à tenir des assemblées générales et à préparer collectivement la mobilisation du 10 septembre et des jours suivants.

Qu’il y ait un gouvernement en place ou démissionnaire, nous devons convaincre nos collègues de rejoindre le mouvement, de se mettre en grève, de soutenir l’ensemble des travailleur·ses grévistes et de porter nos revendications de conquêtes de nouveaux droits.

@indignons_nous_bloquons_tout #snapcgt

Ce soir à la Calade à Uzerche concert de Nina Harker a 20h!
L’affiche a été faite par Margaux Duseigneur
#concert #lacalade #affiche
La rencontre
Dessin numérique
#dessin #illustration
J’ai fait l’affiche pour la fête de l’atelier 🚲 Gare au vélo 🚲 a Uzerche. La fête aura lieu le 28 juin 2025 de 12h à 19h a Uzerche! @Moresounds
#affiche #uzerche #illustration #ateliervelo
Nouvelle affiche créée avec Loïc Urbaniak pour la Mediafête, qui aura lieu le 24 mai 2024 a Uzerche à la médiathèque Simone de Beauvoir.
#affiche #illustration #Uzerche
Nouvelle affiche créée avec Loïc Urbaniak pour la Mediafête, qui aura lieu le 24 mai 2024 a Uzerche à la médiathèque Simone de Beauvoir.
#affiche #illustration #Uzerche

MYRIALETTER D'AVRIL, pour celleux qui ne seraient pas inscrit·es mais qui voudraient la lire :

https://mailchi.mp/cc294d9d1b6a/la-myrialetter-avril-2025

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"La Montagne" du sieur @valfretvanmolotov méritait bien qu'on écrive quelques lignes à son propos.
Surtout, jetez-vous sur ce livre, et sur son prédécesseur aussi, "Un et demi" qui n'en était pas moins formidable.
Tout ça édité par le Fremok.

https://www.librairiemyriagone.fr/2025/04/10/la-montagne-valfret/

"LA MONTAGNE" - VALFRET

"L'espoir était un poing serré dans une poche de pantalon." Chez VALFRET il y a la montagne, immense, intense, sans limite. Et puis avec elle, collée aux pentes, la ruralité profonde, ses heures creuses, son ennui, son oubli, son délitement sans fin ; tout ceci narré depuis l'intériorité adolescente, instable et fracassée par essence. Dans La Montagne, la tension entre ces deux pôles magnétiques - celui de la contemplation et celui de la saturation incendiaire - trouve son point d'orgue. L'auteur de nous ensevelir sous les couleurs et les mouvements de pinceau qui se chamaillent à corps perdu pour la conquête de la page, et de nous inoculer dans le même temps par petites touches successives les pensées d'un gamin en quête de lui-même dans un environnement qui, paradoxalement, ne lui offre aucun horizon. "L'univers était un lac sans fond, miraculeux et terrifiant. La vie était née dans cette eau noire et chacune de nos pulsations, accompagnée par la 8.6, battait à l'unisson de ce cirque insensé." Exode rural oblige, aggravé par l'appétit industriel qui dévore ce qui reste de petites exploitations, met à terre le peu qui subsiste, essaime la tragédie comme des cartouches de fusil après une battue, l'enfance en ces terres est chose brutale, tenaillée par la désillusion et l'amertume. Si à cela on ajoute une homosexualité qui se découvre et doit se cacher pour s'épanouir, ainsi qu'une sensation prégnante d'un effondrement global du monde, on comprendra alors que la peinture de VALFRET, tout au long de ce récit, tourneboule ses pigments, hésite constamment entre épaisseur et transparence, entre mouvement pur et organisation de la matière picturale en paysages incandescents. La Montagne est une œuvre splendide de justesse, qui accepte le flou, l'ellipse, les vides dans le récit pour mieux dire le flottement, la perte de repère, les silences d'une adolescence qui voit la fin d'un monde se dérouler sous ses yeux. Entre l'enfance et l'âge adulte, ce moment si particulier de la vie où tout est grave et rien n'est grave, inhibé par la déshérence, est amplifié par la puissance des jeux de couleurs et la poésie violente des mots qui s'y accolent en toute liberté. Les perspectives sont abolies, tout comme l'avenir, social ou environnemental. Ne reste alors plus qu'à célébrer avec hargne et vigueur ce qui reste, la montagne, l'univers, et ce que l'on nous retire, ce qui a été là, et la révolte sans destination d'une génération qui s'y débat, sacrifiée sur l'autel du capitalisme. "Être petit et couver un endroit Couver un putain d'endroit infiniment petit infiniment grand sous les forges stellaires Être petit pour toujours et couver de la place De la place pour le vent les plantes le pouillot véloce" VALFRET accompagné de Comme Le Vent, La Montagne, 2025, Fremok

Librairie Myriagone

Et hop, chronique du très très mémorable "Coup de chaud", premier livre de l'autrice colombienne Laura Ortiz Gomez publié par les éditions Do dans une traduction de Gilles Wandel. Immanquable !

https://www.librairiemyriagone.fr/2025/04/07/coup-de-chaud-laura-ortiz-g%C3%B3mez/

"COUP DE CHAUD" - Laura ORTIZ GÓMEZ

photographie : © Lila AKAL "Il suait et jurait. L'humidité, les caquets, l'odeur acide de la terre l'attristaient. L'ironie de la misère le rendait furieux. D'une part, la légende de San Basilio de Palenque, premier village d'esclaves libres d'Amérique ; et d'autre part, voir sa mère sortir, à l'aube, une bassine sur la tête, pour vendre des sucreries aux touristes blancs de Carthagène. Libres mon cul." Entrer en un pays. C'est, une fois refermé Coup de Chaud, premier livre de Laura ORTIZ GÓMEZ, le sentiment puissant qui nous enveloppe. Celui d'avoir au gré de neuf nouvelles où poésie, violence et sensualité s'entremêlent de façon magistrale, traversé et vécu la Colombie depuis ses territoires les plus enclavés, d'en avoir saisi l'essence profonde, l'intense complexité. Neuf nouvelles donc, où les histoires d'amour et d'exode succèdent aux histoires de vengeance, de métamorphoses, de mémoire, le tout exsudant d'un substrat colombien semble-t-il éternellement terreux et sanglant. "Elle s'oriente comme un hibou : vingt ans à laver le sol, c'est une boussole dans le noir. Elle sait que dans le bureau du maire, il y a une dalle descellée qui cache un renfoncement. Elle lève la dalle et trouve une boîte de biscuits métallique, pleine de liasses de billets. C'est la planque à pots-de-vin. Elle l'a découverte il y a trois ans en lavant le sol. L'invisible Marlenys sait tout de cette institution corrompue. Les fantômes aussi peuvent se venger." Des rives du río Cauca à Cali, du sud amazonien au nord caribéen, des populations afro-descendantes dont la subsistance repose sur l'orpaillage aux communautés autochtones cernées par la présence des groupes paramilitaires et des guérillas en passant par la banale misère sociale transmise comme un patrimoine génétique aux perdants d'une histoire coloniale à la violence inouïe, Coup de chaud nous promène aux quatre coins du pays en plantant loin dans la terre ses lignes acérées à la poésie étrange et menaçante. "Tu es en train de t'endormir lorsque ton sang ne fait qu'un tour. Tu jurerais que dehors la montagne brame. Tous tes sens professent une avalanche à venir. Ainsi, en caleçon, tu sors de la maison, et rien. La nuit, devenue montagne, est tranquille. Tu dirais même paisible. Tu ouvres la bouche et le dis : La nuit est paisible. Ombres ductiles de la rivière Cauca, qui lancent des éclairs. Ombre sur ombre, tu vois ta maison comme un chat dans la nuit." Laura ORTIZ GÓMEZ, tout en composant une grande galerie de personnages aux histoires et aux tonalités très différentes, aussi divers que peut l'être la réalité sociale d'un pays fracturé par la corruption, le conflit armé, le narcotrafic, l'extractivisme et le génocide culturel, parvient à donner à l'ensemble une grande cohérence : celle de textes centrés sur les plus déshérité·es voués à redonner à ceux-ci une voix, une présence, des capacités de vengeance et de réparation. L'autrice explore les béances de l'Histoire sud-américaine dans une langue pleine d'images et de sensitivité, sensuelle jusqu'à la moelle sans jamais tomber dans l'évidence ni la redite. "La forêt te regarde avec des millions d'yeux. Tu es entouré de l'obscurité de la végétation. Une chose antique dit ton nom à l'envers, tu vois la rivière se resserrer, et sur l'autre rive un homme à moitié caïman engloutit du manioc et du rhum." Car l'on est frappé à la lecture de chacun de ces textes par l'inventivité d'une langue qui sait être crue et directe comme coupante et opaque, à l'image d'une lame antique déterrée des tréfonds d'un fleuve sans rive. Une forme de réalisme magique émerge, qui convoque les puissances telluriques, rappelle les esprits ensevelis des divinités autochtones, la puissance du cosmos qui attire et broie en son centre tout destin. Tout grouille, rampe, se délite et se reforme ; les phrases, dans leur rythme syncopé aux contours nets, ne rechignent jamais à frayer avec les bords de l'entendement. Quelque chose passe en permanence dans Coup de chaud, et l'on ne sait si c'est la mélancolie pure ou la beauté pugnace d'un univers que la folie libérale et l’appât du pouvoir s'acharnent à dépiauter siècle après siècle. Ce recueil invoque et réveille autant un peuple, celui des oublié·es d'une terre, que la terre elle-même, contrée luxuriante et majestueuse surplombée par l'abîme sans fond que représente l'appétit carnassier de ceux qui colonisent et pillent sans fin. À l'instar d'Alejo Carpentier en son temps, et de Gabriela Cabezón Cámara et Dahlia de la Cerda aujourd'hui, Laura ORTIZ GÓMEZ gagne instantanément ses lettres de noblesse, en mêlant dans une langue habitée à l'extrême beauté et révolte pour évoquer son pays aux contours si tortueux, à l'histoire si tourmentée. Poésie et enfer réunis, sérénade et requiem fondu dans un même creuset pour un monde mort dont les fantômes tiennent debout. "Jeremias se dit qu'écrire sert à invoquer les esprits. Donner vie à ce qu'on aime et ce qu'on hait." Laura ORTIZ GÓMEZ, Coup de chaud, 2025, Do, trad. Gilles Wandel

Librairie Myriagone
J'ai fait l'affiche pour l'atelier d'auto-réparation vélo à Uzerche Gare au vélo! L' atelier a été crée par la ressourcerie d'Uzerche , Aux Pas Perdus, il est ouvert tous les vendredi matin et les deuxième samedi du mois. Les bénévoles de l'atelier participent aussi aux café réparation organisés à Uzerche par la Petite Fabrique Solidaire @Moresounds
#affiche #ateliervélo #autoreparation
#illustration #velo #graphisme