@neodiablow @luc Je dirais que les deux technos se valent en danger potentiel. Les impacts de la vidéo (TikTok, Youtube, Netflix) sont importants : dégâts écologiques, psychiques, démocratiques, etc. Mais je ne nie pas non plus les effets nocifs des LLM.
Quelques pistes positives pour le LLM : pouvoir envisager l'auto-apprentissage comme mode pédagogique. Si un modèle sain est développé, l'auto-apprentissage, c'est-à -dire organiser/adapter son apprentissage, ça peut avoir de bons effets.
@neodiablow @luc C'est mieux formulé, mais la thèse défendue fait écho à mes propos : ce sont l'ensemble des pratiques (privés et open source, voir libre) qui ont nourri le capitalisme numérique et les conséquences écocides.
Bosser dans un lab IA privé ou être un mainteneur pour une brique open source qui sert la quasi-totalité des services vidéos, soit 60% à 80% du trafic Internet, c'est la même chose.
À ceci près, à date, c'est le mainteneur qui participe à ce qui fait le plus de dégâts.
@neodiablow @luc
"Plusieurs formes de militantisme développées dans le sillage des communs numériques ont ainsi favorisé le déplacement du pouvoir économique qui s’est opéré depuis trente ans en faveur des Gafam."
https://journals.openedition.org/terminal/7595?utm_source=chatgpt.com#tocto2n7
@abon999 @nitot @luc Je le redis : vous plaindre des préjudices de l'IA, c'est vous plaindre de l'histoire de l'informatique. Une histoire qui s'est nourrie de pratiques exponentielles, que ces pratiques soient privées ou open source. On ne peut pas arbitrairement interdire une pratique. Je pourrais trouver les millions de lignes de code dans Github, et qui constituent une part de l'open source, tout aussi nocif que l'IA.
La cohérence voudrait qu'on remette en question TOUT ce secteur.
@luc Pour l'IA, c'est la même chose : de l'open source, du partage intellectuel sur la recherche, de la collaboration et du business. Interdire l'IA, c'est interdire également ça. On peut choisir cette voie, mais il faut alors se poser la question pour les autres technos et métiers.
Les mainteneurs de cette brique open source, au même titre que Netflix, ont une responsabilité. On ne peut pas dire "stop l'IA" et ignorer le reste. Et on sait depuis bien longtemps que l'informatique est écocide.