[Le chercheur] raconte cette surprenante histoire d’une bécassine des marais équipée d’une balise GPS en 2025. Au printemps et à l’été, l’oiseau se montre tout à fait casanier. Mais voilà que le premier jour de l’ouverture de la chasse, il quitte son territoire pour aller à deux kilomètres de là, dans une réserve communale où la chasse est interdite. [...]
Le paysage de la peur – ou l’écologie de la peur – est une notion écologique apparue au tournant du siècle qui définit l’impact du danger de prédation perçu par les proies. « Des modèles en écologie évolutive ont montré que les prédateurs ont un effet disproportionné sur leurs proies, qui n’est pas seulement lié aux captures mais à la peur que ces prédateurs suscitent et qui affecte les dynamiques de population. Le temps passé à éviter les prédateurs est par exemple autant de temps qui n’est pas consacré à s’alimenter ou à s’occuper de ses petits, raconte la chercheuse canadienne Liana Zanette, professeure à la Western University. Parfois, l’impact de la peur sur les populations est plus fort que les mortalités directes. »
La peur que les humains inspirent affecte la faune sauvage - Magali Reinert, Mediapart, 21 mars 2026

La peur que les humains inspirent affecte la faune sauvage
Superprédateurs entre tous, les humains affectent de manière disproportionnée les autres espèces. Au-delà des impacts directs, on découvre aujourd’hui que la crainte qu’ils inspirent a des conséquences en cascade sur les populations et les écosystèmes.









