le pouffre bleu

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Des fois j’oublie des , d’auters fois je mélnage leurs lettres.

Portés par l’essor des bières artisanales, ils redonnent vie au houblon dans la Drôme

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Portés par l’essor des bières artisanales, ils redonnent vie au houblon dans la Drôme - Lemmy.world

Matière extraterrestre : la sonde Osiris-Rex livre sa récolte sur Terre avec succès

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Matière extraterrestre : la sonde Osiris-Rex livre sa récolte sur Terre avec succès - Lemmy.world

Une précieuse capsule contenant quelques centaines de grammes de matière extraterrestre, prélevée sur l’astéroïde Bennu par la sonde Osiris-Rex, a touché le sol ce 24 septembre 2023 à 16h52 heure française. Une première pour la Nasa. Revivez notre direct !

Propriété collective des terres : « Des espaces de résistance face à l'agriculture industrielle et capitaliste »

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Propriété collective des terres : « Des espaces de résistance face à l'agriculture industrielle et capitaliste » - Lemmy.world

Peut-on sortir l’agriculture du capitalisme ? Pour Tanguy Martin, auteur de Cultiver les communs, il faut combiner les expérimentations de propriété collective tout en s’attachant à la régulation foncière.

Iran : la question n’est pas le voile en soi

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Iran : la question n’est pas le voile en soi - Lemmy.world

Il y a un an, l’assassinat de Jina Mahsa Amini par la police de la République islamique d’Iran déclenchait un vaste soulèvement populaire, brutalement réprimé. Anthropologue et chercheure au CNRS, Chowra Makaremi revient sur ces événements dans son livre paru aux éditions La Découverte : le titre, Femme ! Vie ! Liberté !, reprend le slogan scandé dans les rues dès le début du mouvement. Marquée par son histoire familiale de lutte contre le régime théocratique, elle livre ici un journal. S’appuyant sur les événements quotidiens, elle les replace dans leur contexte historique et social, et retrace les pratiques répressives du régime, qui, dès sa fondation en 1979, s’enracine dans le sang des véritables révolutionnaires, iraniens comme kurdes. Et kurde, Jina Mahsa Amini l’était. Son accent et sa démarche trahissaient ses origines, son voile n’était pas porté comme il se doit. En France, les mobilisations de soutien se sont propagées. Mais les récupérations racistes et sexistes n’ont pas manqué. Chowra Makaremi remet les choses au clair. Les Iraniennes ne se battent pas contre le port du voile mais contre son obligation, et, surtout, pour la chute de la dictature. Nous en publions un extrait

jhm | Avenir des hôpitaux : démonstration de force à Langres [ Actualisé ]

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jhm | Avenir des hôpitaux : démonstration de force à Langres [ Actualisé ] - Lemmy.world

# Avenir des hôpitaux : démonstration de force à Langres [ Actualisé ] L’association Egalité-santé, opposée au projet de réorganisation hospitalière acté par l’Agence régionale de santé, a réussi son pari de rassembler beaucoup de monde ce samedi 23 septembre à Langres. Entre 5500 et 6000 personnes étaient en effet mobilisées. du jamais vu. Cette semaine, Egalité santé [https://jhm.fr/egalite-sante-vise-le-nombre-samedi-a-langres/] rappelait les enjeux de la manifestation de ce samedi 23 septembre à Langres. « C’est le nombre de manifestants qui sera déterminant », déclarait le Dr Véronique Midy, porte-parole de l’association Egalité-santé. Pari réussi pour cette association qui se bat depuis plus d’un an contre le projet de réorganisation des hôpitaux pour le centre et le sud de la Haute-Marne tel qu’il est décidé. Tandis que l’Agence régionale de santé [https://www.grand-est.ars.sante.fr/], soutenue par le Département, la Région et par les trois principales villes concernées prévoit la construction de deux hôpitaux neufs à Langres, Chaumont [https://jhm.fr/hopitaux-lars-abat-ses-cartes/]et le renforcement du centre hospitalier de Bourbonne-les-Bains, l’association Egalité santé défend l’implantation d’un plateau technique « au milieu du territoire », à Rolampont, « pour favoriser l’accès aux soins de tous. » Du jamais vu Egalité santé a fait une démonstration de force ce samedi à Langres puisque ce ne sont pas loin de 6000 personnes qui ont défilé dans les rues. Du jamais vu à Langres. Une rue Diderot noire de monde en effet quand le long cortège est arrivé sur la place éponyme au départ de la place Bel Air. Un squelette est allongé sur un brancard. Au-dessus de lui une banderole. « CH Langres en 2030, un patient en attente de son transfert », peut-on lire. Les phrases et pancartes choc, l’association Egalité santé en a préparé quelques-unes. Dans le même registre, un cercueil, symbole de la mort de la chirurgie à Langres, ouvre la marche. Néanmoins, la déambulation est joyeuse, musique et chants accompagnent le long cortège où se côtoient des gens de tous âges, des familles, des personnes âgées, des soignants bien sûr et un bon nombre d’élus du Sud-Haute-Marne ceints de leur écharpe tricolore. Ils monteront tous sur l’estrade à la fin des discours. Vus aussi en tête de cortège, les deux députés de la Haute-Marne, Christophe Bentz et Laurence Robert-Dehault. Jacqueline se trouve quelques dizaines de mètres derrière. « Oui la santé ça me préoccupe. Il n’y a pas de raison que dans nos petites villes, on soit moins bien pris en charge qu’ailleurs », craint la dame d’une soixantaine d’années.  Flotte encore dans les rangs une sorte d’amalgame, « on ne veut pas que notre hôpital à Langres soit démantelé », lâche un manifestant. La peur d’accès aux soins au rabais Certains défendent le statu quo, « un hôpital à Langres comme aujourd’hui avec de la chirurgie. On ne veut pas que tout parte à Chaumont » et d’autres ont bien en tête que le combat d’Egalité santé est d’avoir un plateau technique unique et commun aux hôpitaux à Rolampont. Les témoignages traduisent sans ambiguïté une peur, celle d’avoir un accès aux soins au rabais. Brigitte est venue de Vicq. Il y a quinze ans, à l’heure du projet d’hôpital unique à Rolampont, elle défilait à Chaumont. Elle était contre. Mais vu la situation des hôpitaux, « où on n’est pas forcément bien pris en charge », elle pense que seul un regroupement pourra aujourd’hui sauver la santé dans le centre et sud Haute-Marne.

L’Efsa n’est-elle qu’une caution pour légitimer des pratiques toxiques sur le sol européen ?

Ce serait pire si l’Efsa n’existait pas. Mais il faudrait qu’elle remplisse son rôle, avec de réelles expertises indépendantes et scientifiquement fondées. La base serait que les tests d’innocuité ne soient plus faits par les industriels mais par des laboratoires indépendants, et que ceux-ci fassent les manipulations expérimentales. Actuellement, ce sont les industriels qui font eux-mêmes les manipulations à partir de leurs propres données. Les résultats, non vérifiables car confidentiels, peuvent être truqués. C’est ce qu’a montré le chercheur Christopher Portier, qui a témoigné dans des procès aux États-Unis. En 2020, reprenant les études réglementaires faites par les industriels sur des rongeurs, il a montré que le glyphosate était effectivement cancérogène chez ces animaux.

Les industriels tournent l’interprétation des données dans le sens qu’ils veulent de façon complètement opaque. On peut même voir dans les dossiers des chiffres ou des conclusions grossièrement modifiés. C’est d’une médiocrité inentendable scientifiquement et inacceptable pour la société, qui attend protection des agences sanitaires. Il est choquant de voir que les rapporteurs de l’Efsa et de l’ECHA ne font pas le travail qu’a fait Christopher Portier.

L’Efsa et l’ECHA me donnent l’impression de nous jouer un numéro de claquettes ou de prestidigitation. On fait semblant de faire des expertises scientifiques pour, au bout du compte, autoriser un produit sur des critères politico-financiers.

Amélie Poinssot, 20 septembre 2023 à 13h39

A comprehensive analysis of the animal carcinogenicity data for glyphosate from chronic exposure rodent carcinogenicity studies - Environmental Health

Since the introduction of glyphosate-tolerant genetically-modified plants, the global use of glyphosate has increased dramatically making it the most widely used pesticide on the planet. There is considerable controversy concerning the carcinogenicity of glyphosate with scientists and regulatory authorities involved in the review of glyphosate having markedly different opinions. One key aspect of these opinions is the degree to which glyphosate causes cancer in laboratory animals after lifetime exposure. In this review, twenty-one chronic exposure animal carcinogenicity studies of glyphosate are identified from regulatory documents and reviews; 13 studies are of sufficient quality and detail to be reanalyzed in this review using trend tests, historical control tests and pooled analyses. The analyses identify 37 significant tumor findings in these studies and demonstrate consistency across studies in the same sex/species/strain for many of these tumors. Considering analyses of the individual studies, the consistency of the data across studies, the pooled analyses, the historical control data, non-neoplastic lesions, mechanistic evidence and the associated scientific literature, the tumor increases seen in this review are categorized as to the strength of the evidence that glyphosate causes these cancers. The strongest evidence shows that glyphosate causes hemangiosarcomas, kidney tumors and malignant lymphomas in male CD-1 mice, hemangiomas and malignant lymphomas in female CD-1 mice, hemangiomas in female Swiss albino mice, kidney adenomas, liver adenomas, skin keratoacanthomas and skin basal cell tumors in male Sprague-Dawley rats, adrenal cortical carcinomas in female Sprague-Dawley rats and hepatocellular adenomas and skin keratocanthomas in male Wistar rats.

BioMed Central

Le risque de cancer est-il le seul problème posé par l’utilisation de glyphosate ?

Non, le débat se cristallise là-dessus car, au niveau européen, un classement du glyphosate dans la catégorie des substances cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction – ce que l’on appelle les « CMR » – ou sa classification comme perturbateur endocrinien entraînerait une interdiction du produit sur le marché. Mais se focaliser là-dessus occulte les autres effets du glyphosate, qui sont très graves également.

La littérature scientifique est convergente sur le fait que c’est un perturbateur endocrinien, c’est-à-dire qu’il a des effets sur la fertilité et la formation du fœtus. C’est aussi un produit neurotoxique, c’est-à-dire qu’il endommage le système nerveux. Et c’est une substance néfaste pour notre microbiote : l’herbicide étant un antibiotique, il attaque nos bactéries intestinales. Ce déséquilibre dans l’organisme peut rendre les gens plus vulnérables à différentes maladies métaboliques comme l’obésité, le diabète, ou encore la stéatose [accumulation de graisses dans le foie – nldr].

Le glyphosate est en outre néfaste pour les écosystèmes : il appauvrit les sols ; il pollue l’eau, ce qui entraîne une toxicité chez les poissons ; il pollue l’air, ce qui peut être toxique pour les abeilles… De nombreuses études scientifiques ont été produites sur ces impacts ; ces données, comme celles sur le microbiote, ont été complètement marginalisées dans l’évaluation faite par l’Efsa.

Enfin, au-delà du glyphosate, les coformulants qui accompagnent la molécule dans le produit qui est vendu sur le marché aggravent sa nocivité. C’est ainsi que le Roundup se révèle plus toxique que le seul glyphosate.Pourquoi l’évaluation de l’Efsa ne tient-elle pas compte d’une grande partie de la littérature scientifique ?

L’Efsa peut choisir le corpus qu’elle veut, selon la pertinence et le « poids de la preuve ». Elle privilégie les expérimentations qui respectent ce que l’on appelle les « bonnes pratiques de laboratoire », c’est-à-dire les protocoles de toxicologie traditionnels établis dans les années 1970. Ceux-ci ignorent tout un tas d’aspects, notamment ce qui touche au microbiote et à l’épigénétique.

Les industriels peuvent appliquer facilement ces protocoles, tandis qu’une grande partie de la recherche académique ne le fait plus car cela n’apporte rien aux qualités des études revues par les pairs. Donc l’Efsa écarte énormément de résultats scientifiques et retient les dossiers montés par les industriels eux-mêmes, qui fournissent leurs propres séries de manipulations en laboratoire.

Cette ignorance dépasse l’entendement. Mais si nous, chercheurs, mettions de côté 90 % de la littérature scientifique dans une étude, nous ne pourrions pas publier ! Une réautorisation du glyphosate en Europe sur la base des avis de l’Efsa et de l’ECHA [l’agence européenne des produits chimiques qui classe les cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques – ndlr] ne serait pas une décision basée sur la science. L’évaluation faite par ces agences européennes ne correspond à aucun canon scientifique, et pour la biologiste que je suis, ce processus est une truanderie.

Car aux côtés de l’Efsa, l’ECHA fonctionne de la même façon : elle choisit ses études et retient principalement les dossiers présentés par les industriels. Elle a conclu que le glyphosate n’était ni cancérogène, ni perturbateur endocrinien, ni reprotoxique.

Si les évaluations de l’Efsa et de l’ECHA reposaient sur la science, le glyphosate serait interdit depuis des décennies. Le combat n’est pas là, en réalité. Il est du côté des intérêts économiques et politiques.

Des substances ont fini par être interdites après quinze ans d’utilisation, sur la base des mêmes dossiers réglementaires qui justifiaient leur utilisation. Elles ont fini par être été classées CMR lorsque le marché économique l’a permis. C’est ainsi que l’isopyrazam, un fongicide [produit qui s’attaque aux champignons – ndlr], a été classé comme reprotoxique et interdit en 2022, sans que de nouvelles données aient été apportées à son sujet. Simplement, il n’y avait plus aucun produit contenant cette molécule sur le marché. Un produit est généralement interdit quand son intérêt agronomique a disparu ou quand la profession agricole lui a trouvé un substitut.

Malheureusement, le cas du glyphosate illustre au plus haut degré que les preuves en biologie ne servent à rien pour protéger le vivant, elles ne pèsent pas sur les réglementations ni sur les décisions. Cela m’amène, aujourd’hui, à orienter mes recherches vers l’effacement de la connaissance scientifique au cours des processus d’évaluation par les agences réglementaires. Cet effacement est d’autant plus déplorable que les scientifiques comme moi sommes agents de l’État, autrement dit c’est du gâchis d’argent public et c’est un échec criant de la démocratie sanitaire.

Le gouvernement français, cependant, n’est pas obligé de suivre l’avis de l’Efsa… Et même si une majorité se dégage au Conseil européen en faveur d’une réautorisation, un État membre peut interdire le glyphosate sur son sol. C’est ce que prévoit de faire la coalition au pouvoir en Allemagne.

Si le gouvernement français était favorable à une sortie du glyphosate, s’il voulait prendre en compte la science, nous l’aurions vu. Les plans Ecophyto n’ont pas abouti à une réduction significative de l’utilisation de pesticides. La science est sous ses yeux, pourtant. L’Inrae dont je dépends a réalisé, dès 2017, un scénario d’agriculture sans glyphosate. Il a fait le travail. De la même manière que la culture de betteraves sucrières peut se passer des néonicotinoïdes, il y a des alternatives au glyphosate. La proposition de la Commission européenne de rembrayer sur une autorisation, qui plus est sur dix ans, montre que c’est l’économie qui prime.

Usages et alternatives au glyphosate dans l'agriculture française

Suite à la lettre de saisine des ministres de l’Agriculture et de l’Alimentation, de la Transition écologique et solidaire, de la Santé, et de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation du 2 novembre dernier, INRAE a remis le 30 novembre 2017 aux ministres concernés son rapport sur les usages et les alternatives au glyphosate dans l’agriculture française.

INRAE Institutionnel

« Si les évaluations européennes reposaient sur la science, le glyphosate serait interdit depuis des décennies »

L’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, estime que l’herbicide le plus vendu au monde ne pose pas de risque majeur pour la santé humaine. Mais pour Laurence Huc, toxicologue et spécialiste des pesticides, cette évaluation « ne correspond à aucun canon scientifique ».

Science ou lobbying industriel ? Le maintien du glyphosate sur le marché européen est en cours d’examen à Bruxelles. Cet été, l’Efsa, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, a rendu son avis : selon l’agence, l’herbicide ne présente pas de « domaine critique de préoccupation » empêchant le renouvellement de son autorisation. Suite de la procédure vendredi 22 septembre, avec la proposition de texte de la Commission européenne qui, d’après nos informations, pourrait ouvrir la voie à un renouvellement de l’autorisation pour dix ans. La nouvelle réglementation sera soumise au vote des Vingt-Sept lors du Conseil européen des 12 et 13 octobre prochains.

La dernière fois que les États membres avaient statué sur le sujet, il y a six ans, le maintien du glyphosate sur le marché était pourtant passé à un cheveu : la majorité qui s’était dégagée au Conseil européen ne reposait que sur 65,2 % de la population de l’Union, pour une majorité qualifiée fixée à 65 %. La France avait voté contre.

Depuis, Paris a fait volte-face. Marc Fesneau, le ministre de l’agriculture, l’a dit à Ouest France le 12 septembre : « Tout converge vers une nouvelle homologation. » Son argument ? « On fait confiance à la science, aux études qui disent que le glyphosate ne pose pas de problème cancérogène. » C’est également ce qu’avait dit la première ministre Élisabeth Borne au Salon de l’agriculture en février : « En matière de produits phytosanitaires […], notre approche est fondée sur la science et les avis des scientifiques. »

Mais que dit la science précisément ? L’état de la connaissance actuel diverge en réalité de l’évaluation faite par l’Efsa, et un certain nombre de pathologies ont déjà été identifiées. Entretien avec Laurence Huc, toxicologue et spécialiste des pesticides à l’Inrae, l’Institut national pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement.

Mediapart : Que sait-on des effets du glyphosate sur la santé humaine ?

Laurence Huc : Le glyphosate est le pesticide le plus utilisé au monde. Il existe donc une grande littérature scientifique à son sujet, à la différence de nombreuses substances actives sur lesquelles on ne sait rien. Mais cette molécule est aussi au cœur d’enjeux financiers importants. Quand, en 2014, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a annoncé qu’il allait produire une monographie sur le glyphosate – qui a abouti à sa classification en 2015 comme cancérogène probable –, les industriels se sont mis à produire des publications minimisant les effets toxiques, selon la même stratégie que le lobby du tabac : la production de doute par la science. Soit les auteurs de ces publications étaient en conflit d’intérêts, soit les publications étaient « ghostwritées » – autrement dit : des scientifiques ont prêté leur nom pour signer des études écrites par les industriels eux-mêmes. Tout cela a créé un « bruit d’information », comme quoi on ne saurait pas vraiment, il y aurait des résultats dans un sens et dans l’autre…

Le chercheur Charles Benbrook a analysé toute la littérature sur les liens entre glyphosate et génotoxicité - c’est-à-dire des altérations de l’ADN pouvant induire des cancers. Selon cette analyse, quand les auteurs des publications ne sont pas en conflit d’intérêts, 75 % des études concluent à un effet génotoxique du glyphosate sous la forme commercialisée du Roundup [l’herbicide de Bayer Monsanto – ndlr] .

L’expertise de l’Inserm sur les pathologies liées aux pesticides, en 2021, le dit aussi : l’exposition au glyphosate augmente les risques, pour les agriculteurs et agricultrices, de développer le lymphome non hodgkinien [un cancer du sang – ndlr]. Nous sommes à un niveau de présomption moyen. De plus, on a observé des cancers chez les rongeurs. C’est suffisant pour faire appliquer le principe de précaution. Des études académiques utilisant d’autres modèles, comme le développement cellulaire en laboratoire ou les poissons zèbres, aboutissent à la même conclusion. Enfin, deux autres publications importantes : la méta-analyse épidémiologique de 2019, qui reprend toute la littérature et les statistiques sur les populations d’agriculteurs exposés au glyphosate et établit un risque augmenté de 40 % de développer le lymphome non hodgkinien, et une analyse groupée de la plus grande cohorte internationale d’agriculteurs - plus de 3 millions d’individus suivis –, qui montre un risque augmenté de 36 % pour le type de lymphome non hodgkinien le plus courant. Ces données ne font que renforcer les niveaux de preuve du caractère cancérogène du glyphosate pour la population humaine que le CIRC avait déjà pointé en 2015.

« Si les évaluations européennes reposaient sur la science, le glyphosate serait interdit depuis des décennies »

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« Si les évaluations européennes reposaient sur la science, le glyphosate serait interdit depuis des décennies » - Lemmy.world

France accused of attack on press freedom after journalist arrest

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France accused of attack on press freedom after journalist arrest - Lemmy.world

France has been accused of an “unacceptable” attack on press freedom after the arrest of an investigative journalist who reported on leaked documents that alleged French intelligence was used to target civilians in Egypt.