#AnticorPropose
https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/apres-montchalin-et-ferrand-l-association-anticor-met-en-garde-contre-un-affaiblissement-des-contre-pouvoirs_260319.html
À ce jour, l'enquête ne fait que commencer et les principes fondamentaux de notre droit doivent être respectés.
Or, ils sont piétinés depuis plusieurs jours par une grande partie de la classe politique et médiatique, qui a décidé d'instrumentaliser cette affaire pour poursuivre une entreprise sidérante d'inversion des valeurs.
Dans ce nouveau monde, l'extrême droite devient banale et la gauche un ennemi à abattre. Je l'écris ici clairement : cette récupération est une honte, et elle met en danger la vie d'autres personnes.
Les dégradations de permanences parlementaires, les menaces et les alertes à la bombe qui pleuvent sur LFI sont indignes.
On peut déplorer, réfuter voire condamner politiquement la stratégie dite de « populisme de gauche » revendiquée par la France insoumise - c’est mon cas. Elle ne saurait pour autant être considérée à égalité avec les idéologies et les pratiques des mouvements d’extrême droite.
Comparer l’une aux autres, c’est contribuer à la banalisation de l’extrême droite. Aucune formation politique républicaine et démocrate ne devrait consentir à établir un tel amalgame.
Depuis 50 ans, en France, c’est près d’un meurtre par an qui est imputable à l’extrême droite.
En Europe, le terrorisme inspiré par les idéologie d’extrême droite constitue la deuxième préoccupation pour les services de sécurité.
La manière dont la France Insoumise, en tant qu’organisation politique, est désignée comme principale responsable du climat de violence, n’est pas conforme à la réalité des faits.
Se taire, c’est cautionner un jeu dangereux qui aboutira à d'autres drames.
Les menaces qui pèsent sur notre démocratie méritent bien mieux que la multiplication des règlements de compte et des instrumentalisations auxquels nous assistons. Et nous déplorons le confusionnisme qui en résulte.
Il convient de rappeler les faits. La plupart des violences politiques en France ou en Europe sont le fait de l’extrême droite.
À Lyon plus qu’ailleurs, ce sont des organisations d’extrême droite qui menacent la sécurité et les libertés des personnes. À Lyon même, c’est plus de 100 exactions violentes qui ont été accomplies par l’extrême droite ces 15 dernières années.

L’ancienne députée macroniste a été épinglée pour avoir détourné ses frais de mandat et soutient un candidat aux municipales condamné pour corruption. Pas de quoi freiner son ascension : après avoir été ministre, la Montpelliéraine a reçu la Légion d’honneur et vient d’être nommée à la tête d’un comité interministériel.