Frontière·s

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Frontière·s. Revue d’Archéologie, Histoire & Histoire de l’art, espace de réflexion en #OpenAccess sur les sociétés antiques et médiévales. Nous sommes hébergés par la plateforme Prairial

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Prairialhttps://publications-prairial.fr/frontiere-s/
InterdisciplinaritéArchéologie, Histoire, histoire de l'Art
DiachronieAntiquité, Moyen âge et réception
Open AccessAccès ouvert
Aujourd’hui on vous parle de la politique de publication de la revue Frontière·s : open access et délais de publication courts ! #Thread
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#Reminder #CFP You work on Antiquity or the Middle Ages? You have one month left to respond to our call for papers on the theme "The edges of species" 🦄
https://publications-prairial.fr/frontiere-s/index.php?id=510&lang=en
@antiquidons @medievodons #OpenAccess
Appels en cours – Frontière·s

Passés politisés. Usages politiques du passé antique et médiéval au XXIe siècle Coordination : Florian Besson (Actuel Moyen Âge), Pauline Ducret (Arscan) et Fabien Bièvre-Perrin (HisCAnt-MA) Rien de nouveau sous le soleil : au xxie siècle, l’histoire continue d’alimenter les réflexions politiques, nourrissant aussi bien le roman national que les récits contestataires, les discours conservateurs aussi bien que progressistes, les arguments d’un camp comme ceux de son opposant… Les faits historiques et le patrimoine s’imposent comme des arguments d’autorité considérés comme objectifs par certains, pour établir des limites ou créer des ponts, fédérer un groupe ou l’opposer à d’autres. Qu’ils se nomment « Reconquête » ou « Renaissance », dans un jeu d’opposition censé refléter l’échi­quier politique, les partis politiques ne s’y trompent pas lorsqu’ils choisissent un nom de baptême. Pour ce neuvième numéro de Frontière·s, nous invitons les auteur·rice·s à s’intéresser aux usages récents du passé antique et médiéval dans l’élaboration des idéologies et des pratiques poli­tiques contemporaines. Tous les acteurs et actrices de cette construc­tion peuvent être pris en compte, que leur rôle soit conscient ou inconscient, directement politique ou non : politicien·ne·s, membres de la société civile, journalistes, artistes, institutions (étatiques, culturelles, sportives…), etc. Ces acteurs et actrices s’inspirent d’imaginaires collectifs, qu’ils nourrissent en retour, au sein desquels l’Antiquité et le Moyen Âge jouent des rôles dont la diversité et les contradictions peuvent également être analysées. Les auteur·rice·s sont invité·e·s à s’interroger sur les usages poli­tiques récents du passé antique et médiéval, depuis le début du xxie siècle jusqu’à l’actualité la plus immédiate. Tous les domaines pourront être abordés, ainsi que tous les médias : les campagnes politiques (affiches, discours, propagande électorale, usages des réseaux sociaux), les discours internationalistes, nationalistes ou séparatistes (par exemple, le choc des civilisations illustré par la bataille des Thermopyles ou un roman national puisant dans des fantasmes historiques ses motifs ou ses combats), la propagande terroriste (comme Daesh à Palmyre, l’invasion du Capitole par les partisans de D. Trump ou les attentats de Christchurch), les réflexions sur la société et ses valeurs (écologie, usages par des minorités, conservatisme, féminisme, afrocentrisme, etc.). Les articles écrits à plusieurs mains, notamment dans des perspectives qui croiseraient les périodes et/ou les disciplines, seront favorablement accueillis. Calendrier 20 janvier 2023 : proposition facultative de résumés 20 juin 2023 : date limite de soumission des articles complets Décembre 2023 : parution du numéro Télécharger l'appel Modalités de soumission Les auteur·rice·s adresseront leur contribution par e-mail à frontiere-s@msh‑lse.fr en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre dans un pre­mier temps un résumé accompagné de références bibliographiques 5 mois avant la date limite de soumission Plus d'informations... Aux frontières des espèces Coordination : Jérémy Clément (Université Paris Nanterre) et Mathieu Engerbeaud (Aix-Marseille Université) Les mythologies grecques et romaine sont peuplées de créatures hybrides empruntant des caractéristiques physiques aux êtres humains et aux animaux, comme en témoignent les exemples connus du sphinx, du faune ou encore du Minotaure. Ces hybridations imaginaires transgressent la frontière perméable qui sépare les êtres humains des animaux. Si l’affirmation de l’exceptionnalité humaine permet progressivement à la philosophie grecque d’élever et d’isoler l’homme au sein du règne animal, il n’en demeure pas moins que la littérature, l’ethnographie et la zoologie antiques et médiévales ont continué d’interroger la frontière interspécifique non comme une dissociation radicale, mais comme une limite poreuse, une zone grise aux multiples gradients d’humanité et d’animalité, dont l’hybridité mythologique n’est que l’une des manifestations. Pour ce huitième numéro, les auteur·rice·s sont notamment invité·e·s à s’interroger sur ces frontières entre les espèces animales non humaines, mais aussi celle qui existe entre celles-ci et l’espèce humaine, ce qui laisse plusieurs manières de s’emparer du sujet. Dans le sillage des Mixanthrôpoi d’Emma Aston (2011), on pourra poursuivre une réflexion sur le rôle des créatures hybrides pour penser la frontière (ou la perméabilité de la frontière) entre humains et animaux. Les croisements entre espèces animales, qu’ils soient réels – et connus par l’archéozoologie – ou imaginaires, dans les écrits historiques, littéraires et plus généralement dans le processus de création artistique, invitent à réfléchir aux points d’intersection entre les espèces, qui ont fortement nourri l’art, les sciences et les mentalités anciennes. Par ailleurs, on sait que les phénomènes de transferts et de projections interspécifiques jouent un rôle important dans la construction des savoirs ethnographiques et zoologiques anciennes. La caractérisation des animaux exotiques par des zoonymes composés (la girafe, camelopardalis) en est l’exemple le plus connu. À l’inverse, les zoologies antique et médiévale ont facilement accepté, pour comprendre les comportements animaliers, de projeter sur eux une grille d’analyse anthropocentrique dans le domaine des sentiments exprimés, de l’intelligence, de l’organisation sociale et même des pratiques culturelles, comme les éléphants, auxquels on attribuait des pratiques religieuses dans l’Antiquité. L’humanisation de certaines espèces relève-t-elle seulement d’une logique cognitive ou peut-elle être parfois le reflet d’une cohabitation anthropozoologique ayant permis à certains individus non humains d’être plus ou moins intégrés dans les sociétés humaines ? À cet égard, les auteurs pourront éventuellement mobiliser les sources archéologiques pour mettre en évidence les traces matérielles de cette proximité interspécifique. Calendrier 20 décembre 2022 : date limite de soumission des articles complets Juin 2023 : parution du numéro Télécharger l'appel Modalités de soumission Les auteur·rice·s adresseront leur contribution à [email protected], en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 25 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre dans un premier temps un résumé accompagné de références bibliographiques 5 mois avant la date limite de soumission des articles complets. Un avis leur sera rendu sous un mois. Plus d'informations...

Frontière·s

Appel à contributions @frontiere_s_ 2023 : Passés politisés. Usages politiques du passé antique et médiéval au XXIe siècle

#archeodon #archeologie

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Appels en cours – Frontière·s

Passés politisés. Usages politiques du passé antique et médiéval au XXIe siècle Coordination : Florian Besson (Actuel Moyen Âge), Pauline Ducret (Arscan) et Fabien Bièvre-Perrin (HisCAnt-MA) Rien de nouveau sous le soleil : au xxie siècle, l’histoire continue d’alimenter les réflexions politiques, nourrissant aussi bien le roman national que les récits contestataires, les discours conservateurs aussi bien que progressistes, les arguments d’un camp comme ceux de son opposant… Les faits historiques et le patrimoine s’imposent comme des arguments d’autorité considérés comme objectifs par certains, pour établir des limites ou créer des ponts, fédérer un groupe ou l’opposer à d’autres. Qu’ils se nomment « Reconquête » ou « Renaissance », dans un jeu d’opposition censé refléter l’échi­quier politique, les partis politiques ne s’y trompent pas lorsqu’ils choisissent un nom de baptême. Pour ce neuvième numéro de Frontière·s, nous invitons les auteur·rice·s à s’intéresser aux usages récents du passé antique et médiéval dans l’élaboration des idéologies et des pratiques poli­tiques contemporaines. Tous les acteurs et actrices de cette construc­tion peuvent être pris en compte, que leur rôle soit conscient ou inconscient, directement politique ou non : politicien·ne·s, membres de la société civile, journalistes, artistes, institutions (étatiques, culturelles, sportives…), etc. Ces acteurs et actrices s’inspirent d’imaginaires collectifs, qu’ils nourrissent en retour, au sein desquels l’Antiquité et le Moyen Âge jouent des rôles dont la diversité et les contradictions peuvent également être analysées. Les auteur·rice·s sont invité·e·s à s’interroger sur les usages poli­tiques récents du passé antique et médiéval, depuis le début du xxie siècle jusqu’à l’actualité la plus immédiate. Tous les domaines pourront être abordés, ainsi que tous les médias : les campagnes politiques (affiches, discours, propagande électorale, usages des réseaux sociaux), les discours internationalistes, nationalistes ou séparatistes (par exemple, le choc des civilisations illustré par la bataille des Thermopyles ou un roman national puisant dans des fantasmes historiques ses motifs ou ses combats), la propagande terroriste (comme Daesh à Palmyre, l’invasion du Capitole par les partisans de D. Trump ou les attentats de Christchurch), les réflexions sur la société et ses valeurs (écologie, usages par des minorités, conservatisme, féminisme, afrocentrisme, etc.). Les articles écrits à plusieurs mains, notamment dans des perspectives qui croiseraient les périodes et/ou les disciplines, seront favorablement accueillis. Calendrier 20 janvier 2023 : proposition facultative de résumés 20 juin 2023 : date limite de soumission des articles complets Décembre 2023 : parution du numéro Télécharger l'appel Modalités de soumission Les auteur·rice·s adresseront leur contribution par e-mail à frontiere-s@msh‑lse.fr en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre dans un pre­mier temps un résumé accompagné de références bibliographiques 5 mois avant la date limite de soumission Plus d'informations... Aux frontières des espèces Coordination : Jérémy Clément (Université Paris Nanterre) et Mathieu Engerbeaud (Aix-Marseille Université) Les mythologies grecques et romaine sont peuplées de créatures hybrides empruntant des caractéristiques physiques aux êtres humains et aux animaux, comme en témoignent les exemples connus du sphinx, du faune ou encore du Minotaure. Ces hybridations imaginaires transgressent la frontière perméable qui sépare les êtres humains des animaux. Si l’affirmation de l’exceptionnalité humaine permet progressivement à la philosophie grecque d’élever et d’isoler l’homme au sein du règne animal, il n’en demeure pas moins que la littérature, l’ethnographie et la zoologie antiques et médiévales ont continué d’interroger la frontière interspécifique non comme une dissociation radicale, mais comme une limite poreuse, une zone grise aux multiples gradients d’humanité et d’animalité, dont l’hybridité mythologique n’est que l’une des manifestations. Pour ce huitième numéro, les auteur·rice·s sont notamment invité·e·s à s’interroger sur ces frontières entre les espèces animales non humaines, mais aussi celle qui existe entre celles-ci et l’espèce humaine, ce qui laisse plusieurs manières de s’emparer du sujet. Dans le sillage des Mixanthrôpoi d’Emma Aston (2011), on pourra poursuivre une réflexion sur le rôle des créatures hybrides pour penser la frontière (ou la perméabilité de la frontière) entre humains et animaux. Les croisements entre espèces animales, qu’ils soient réels – et connus par l’archéozoologie – ou imaginaires, dans les écrits historiques, littéraires et plus généralement dans le processus de création artistique, invitent à réfléchir aux points d’intersection entre les espèces, qui ont fortement nourri l’art, les sciences et les mentalités anciennes. Par ailleurs, on sait que les phénomènes de transferts et de projections interspécifiques jouent un rôle important dans la construction des savoirs ethnographiques et zoologiques anciennes. La caractérisation des animaux exotiques par des zoonymes composés (la girafe, camelopardalis) en est l’exemple le plus connu. À l’inverse, les zoologies antique et médiévale ont facilement accepté, pour comprendre les comportements animaliers, de projeter sur eux une grille d’analyse anthropocentrique dans le domaine des sentiments exprimés, de l’intelligence, de l’organisation sociale et même des pratiques culturelles, comme les éléphants, auxquels on attribuait des pratiques religieuses dans l’Antiquité. L’humanisation de certaines espèces relève-t-elle seulement d’une logique cognitive ou peut-elle être parfois le reflet d’une cohabitation anthropozoologique ayant permis à certains individus non humains d’être plus ou moins intégrés dans les sociétés humaines ? À cet égard, les auteurs pourront éventuellement mobiliser les sources archéologiques pour mettre en évidence les traces matérielles de cette proximité interspécifique. Calendrier 31 janvier 2023 : date limite de soumission des articles complets Juin 2023 : parution du numéro Télécharger l'appel Modalités de soumission Les auteur·rice·s adresseront leur contribution à [email protected], en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 25 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre dans un premier temps un résumé accompagné de références bibliographiques 5 mois avant la date limite de soumission des articles complets. Un avis leur sera rendu sous un mois. Plus d'informations...

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#Reminder #CFP You work on Antiquity or the Middle Ages? You have one month left to respond to our call for papers on the theme "The edges of species" 🦄
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Passés politisés. Usages politiques du passé antique et médiéval au XXIe siècle Coordination : Florian Besson (Actuel Moyen Âge), Pauline Ducret (Arscan) et Fabien Bièvre-Perrin (HisCAnt-MA) Rien de nouveau sous le soleil : au xxie siècle, l’histoire continue d’alimenter les réflexions politiques, nourrissant aussi bien le roman national que les récits contestataires, les discours conservateurs aussi bien que progressistes, les arguments d’un camp comme ceux de son opposant… Les faits historiques et le patrimoine s’imposent comme des arguments d’autorité considérés comme objectifs par certains, pour établir des limites ou créer des ponts, fédérer un groupe ou l’opposer à d’autres. Qu’ils se nomment « Reconquête » ou « Renaissance », dans un jeu d’opposition censé refléter l’échi­quier politique, les partis politiques ne s’y trompent pas lorsqu’ils choisissent un nom de baptême. Pour ce neuvième numéro de Frontière·s, nous invitons les auteur·rice·s à s’intéresser aux usages récents du passé antique et médiéval dans l’élaboration des idéologies et des pratiques poli­tiques contemporaines. Tous les acteurs et actrices de cette construc­tion peuvent être pris en compte, que leur rôle soit conscient ou inconscient, directement politique ou non : politicien·ne·s, membres de la société civile, journalistes, artistes, institutions (étatiques, culturelles, sportives…), etc. Ces acteurs et actrices s’inspirent d’imaginaires collectifs, qu’ils nourrissent en retour, au sein desquels l’Antiquité et le Moyen Âge jouent des rôles dont la diversité et les contradictions peuvent également être analysées. Les auteur·rice·s sont invité·e·s à s’interroger sur les usages poli­tiques récents du passé antique et médiéval, depuis le début du xxie siècle jusqu’à l’actualité la plus immédiate. Tous les domaines pourront être abordés, ainsi que tous les médias : les campagnes politiques (affiches, discours, propagande électorale, usages des réseaux sociaux), les discours internationalistes, nationalistes ou séparatistes (par exemple, le choc des civilisations illustré par la bataille des Thermopyles ou un roman national puisant dans des fantasmes historiques ses motifs ou ses combats), la propagande terroriste (comme Daesh à Palmyre, l’invasion du Capitole par les partisans de D. Trump ou les attentats de Christchurch), les réflexions sur la société et ses valeurs (écologie, usages par des minorités, conservatisme, féminisme, afrocentrisme, etc.). Les articles écrits à plusieurs mains, notamment dans des perspectives qui croiseraient les périodes et/ou les disciplines, seront favorablement accueillis. Calendrier 20 janvier 2023 : proposition facultative de résumés 20 juin 2023 : date limite de soumission des articles complets Décembre 2023 : parution du numéro Télécharger l'appel Modalités de soumission Les auteur·rice·s adresseront leur contribution par e-mail à frontiere-s@msh‑lse.fr en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre dans un pre­mier temps un résumé accompagné de références bibliographiques 5 mois avant la date limite de soumission Plus d'informations... Aux frontières des espèces Coordination : Jérémy Clément (Université Paris Nanterre) et Mathieu Engerbeaud (Aix-Marseille Université) Les mythologies grecques et romaine sont peuplées de créatures hybrides empruntant des caractéristiques physiques aux êtres humains et aux animaux, comme en témoignent les exemples connus du sphinx, du faune ou encore du Minotaure. Ces hybridations imaginaires transgressent la frontière perméable qui sépare les êtres humains des animaux. Si l’affirmation de l’exceptionnalité humaine permet progressivement à la philosophie grecque d’élever et d’isoler l’homme au sein du règne animal, il n’en demeure pas moins que la littérature, l’ethnographie et la zoologie antiques et médiévales ont continué d’interroger la frontière interspécifique non comme une dissociation radicale, mais comme une limite poreuse, une zone grise aux multiples gradients d’humanité et d’animalité, dont l’hybridité mythologique n’est que l’une des manifestations. Pour ce huitième numéro, les auteur·rice·s sont notamment invité·e·s à s’interroger sur ces frontières entre les espèces animales non humaines, mais aussi celle qui existe entre celles-ci et l’espèce humaine, ce qui laisse plusieurs manières de s’emparer du sujet. Dans le sillage des Mixanthrôpoi d’Emma Aston (2011), on pourra poursuivre une réflexion sur le rôle des créatures hybrides pour penser la frontière (ou la perméabilité de la frontière) entre humains et animaux. Les croisements entre espèces animales, qu’ils soient réels – et connus par l’archéozoologie – ou imaginaires, dans les écrits historiques, littéraires et plus généralement dans le processus de création artistique, invitent à réfléchir aux points d’intersection entre les espèces, qui ont fortement nourri l’art, les sciences et les mentalités anciennes. Par ailleurs, on sait que les phénomènes de transferts et de projections interspécifiques jouent un rôle important dans la construction des savoirs ethnographiques et zoologiques anciennes. La caractérisation des animaux exotiques par des zoonymes composés (la girafe, camelopardalis) en est l’exemple le plus connu. À l’inverse, les zoologies antique et médiévale ont facilement accepté, pour comprendre les comportements animaliers, de projeter sur eux une grille d’analyse anthropocentrique dans le domaine des sentiments exprimés, de l’intelligence, de l’organisation sociale et même des pratiques culturelles, comme les éléphants, auxquels on attribuait des pratiques religieuses dans l’Antiquité. L’humanisation de certaines espèces relève-t-elle seulement d’une logique cognitive ou peut-elle être parfois le reflet d’une cohabitation anthropozoologique ayant permis à certains individus non humains d’être plus ou moins intégrés dans les sociétés humaines ? À cet égard, les auteurs pourront éventuellement mobiliser les sources archéologiques pour mettre en évidence les traces matérielles de cette proximité interspécifique. Calendrier 20 décembre 2022 : date limite de soumission des articles complets Juin 2023 : parution du numéro Télécharger l'appel Modalités de soumission Les auteur·rice·s adresseront leur contribution à [email protected], en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 25 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre dans un premier temps un résumé accompagné de références bibliographiques 5 mois avant la date limite de soumission des articles complets. Un avis leur sera rendu sous un mois. Plus d'informations...

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Passés politisés. Usages politiques du passé antique et médiéval au XXIe siècle Coordination : Florian Besson (Actuel Moyen Âge), Pauline Ducret (Arscan) et Fabien Bièvre-Perrin (HisCAnt-MA) Rien de nouveau sous le soleil : au xxie siècle, l’histoire continue d’alimenter les réflexions politiques, nourrissant aussi bien le roman national que les récits contestataires, les discours conservateurs aussi bien que progressistes, les arguments d’un camp comme ceux de son opposant… Les faits historiques et le patrimoine s’imposent comme des arguments d’autorité considérés comme objectifs par certains, pour établir des limites ou créer des ponts, fédérer un groupe ou l’opposer à d’autres. Qu’ils se nomment « Reconquête » ou « Renaissance », dans un jeu d’opposition censé refléter l’échi­quier politique, les partis politiques ne s’y trompent pas lorsqu’ils choisissent un nom de baptême. Pour ce neuvième numéro de Frontière·s, nous invitons les auteur·rice·s à s’intéresser aux usages récents du passé antique et médiéval dans l’élaboration des idéologies et des pratiques poli­tiques contemporaines. Tous les acteurs et actrices de cette construc­tion peuvent être pris en compte, que leur rôle soit conscient ou inconscient, directement politique ou non : politicien·ne·s, membres de la société civile, journalistes, artistes, institutions (étatiques, culturelles, sportives…), etc. Ces acteurs et actrices s’inspirent d’imaginaires collectifs, qu’ils nourrissent en retour, au sein desquels l’Antiquité et le Moyen Âge jouent des rôles dont la diversité et les contradictions peuvent également être analysées. Les auteur·rice·s sont invité·e·s à s’interroger sur les usages poli­tiques récents du passé antique et médiéval, depuis le début du xxie siècle jusqu’à l’actualité la plus immédiate. Tous les domaines pourront être abordés, ainsi que tous les médias : les campagnes politiques (affiches, discours, propagande électorale, usages des réseaux sociaux), les discours internationalistes, nationalistes ou séparatistes (par exemple, le choc des civilisations illustré par la bataille des Thermopyles ou un roman national puisant dans des fantasmes historiques ses motifs ou ses combats), la propagande terroriste (comme Daesh à Palmyre, l’invasion du Capitole par les partisans de D. Trump ou les attentats de Christchurch), les réflexions sur la société et ses valeurs (écologie, usages par des minorités, conservatisme, féminisme, afrocentrisme, etc.). Les articles écrits à plusieurs mains, notamment dans des perspectives qui croiseraient les périodes et/ou les disciplines, seront favorablement accueillis. Calendrier 20 janvier 2023 : proposition facultative de résumés 20 juin 2023 : date limite de soumission des articles complets Décembre 2023 : parution du numéro Télécharger l'appel Modalités de soumission Les auteur·rice·s adresseront leur contribution par e-mail à frontiere-s@msh‑lse.fr en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 22 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre dans un pre­mier temps un résumé accompagné de références bibliographiques 5 mois avant la date limite de soumission Plus d'informations... Aux frontières des espèces Coordination : Jérémy Clément (Université Paris Nanterre) et Mathieu Engerbeaud (Aix-Marseille Université) Les mythologies grecques et romaine sont peuplées de créatures hybrides empruntant des caractéristiques physiques aux êtres humains et aux animaux, comme en témoignent les exemples connus du sphinx, du faune ou encore du Minotaure. Ces hybridations imaginaires transgressent la frontière perméable qui sépare les êtres humains des animaux. Si l’affirmation de l’exceptionnalité humaine permet progressivement à la philosophie grecque d’élever et d’isoler l’homme au sein du règne animal, il n’en demeure pas moins que la littérature, l’ethnographie et la zoologie antiques et médiévales ont continué d’interroger la frontière interspécifique non comme une dissociation radicale, mais comme une limite poreuse, une zone grise aux multiples gradients d’humanité et d’animalité, dont l’hybridité mythologique n’est que l’une des manifestations. Pour ce huitième numéro, les auteur·rice·s sont notamment invité·e·s à s’interroger sur ces frontières entre les espèces animales non humaines, mais aussi celle qui existe entre celles-ci et l’espèce humaine, ce qui laisse plusieurs manières de s’emparer du sujet. Dans le sillage des Mixanthrôpoi d’Emma Aston (2011), on pourra poursuivre une réflexion sur le rôle des créatures hybrides pour penser la frontière (ou la perméabilité de la frontière) entre humains et animaux. Les croisements entre espèces animales, qu’ils soient réels – et connus par l’archéozoologie – ou imaginaires, dans les écrits historiques, littéraires et plus généralement dans le processus de création artistique, invitent à réfléchir aux points d’intersection entre les espèces, qui ont fortement nourri l’art, les sciences et les mentalités anciennes. Par ailleurs, on sait que les phénomènes de transferts et de projections interspécifiques jouent un rôle important dans la construction des savoirs ethnographiques et zoologiques anciennes. La caractérisation des animaux exotiques par des zoonymes composés (la girafe, camelopardalis) en est l’exemple le plus connu. À l’inverse, les zoologies antique et médiévale ont facilement accepté, pour comprendre les comportements animaliers, de projeter sur eux une grille d’analyse anthropocentrique dans le domaine des sentiments exprimés, de l’intelligence, de l’organisation sociale et même des pratiques culturelles, comme les éléphants, auxquels on attribuait des pratiques religieuses dans l’Antiquité. L’humanisation de certaines espèces relève-t-elle seulement d’une logique cognitive ou peut-elle être parfois le reflet d’une cohabitation anthropozoologique ayant permis à certains individus non humains d’être plus ou moins intégrés dans les sociétés humaines ? À cet égard, les auteurs pourront éventuellement mobiliser les sources archéologiques pour mettre en évidence les traces matérielles de cette proximité interspécifique. Calendrier 31 janvier 2023 : date limite de soumission des articles complets Juin 2023 : parution du numéro Télécharger l'appel Modalités de soumission Les auteur·rice·s adresseront leur contribution à [email protected], en précisant leur statut et leur organisme de rattachement. Les contributions prendront la forme d’un texte en français ou en anglais comptant jusqu’à 25 000 caractères (espaces non compris), accompagnés de résumés en français et en anglais (entre 800 et 1 200 caractères, espaces non compris) et de mots-clés en français et en anglais. Les auteur·rice·s qui le souhaitent peuvent soumettre dans un premier temps un résumé accompagné de références bibliographiques 5 mois avant la date limite de soumission des articles complets. Un avis leur sera rendu sous un mois. Plus d'informations...

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#CFP Politicized Past. Political Uses of the Ancient and Medieval Past in the Twenty-First Century
👥Editorial committee: Florian Besson (Actuel Moyen Âge), Pauline Ducret (Arscan) et Fabien Bièvre-Perrin (HisCAnt-MA)
📜 Read the call: https://publications-prairial.fr/frontiere-s/index.php?id=510&lang=en
#AppelÀContributions Passés politisés. Usages politiques du passé antique et médiéval au XXIe siècle
👥Coordination : Florian Besson (Actuel Moyen Âge), Pauline Ducret (Arscan) et Fabien Bièvre-Perrin (HisCAnt-MA)
📜 Consulter l'appel : https://publications-prairial.fr/frontiere-s/index.php?id=510
La politique d’Open Access de Frontière·s respecte les conditions de diffusion liées à certains financements de la recherche, notamment ceux de l’Union Européenne, ainsi que les préconisations de la loi pour une République numérique : https://www.ouvrirlascience.fr/wp-content/uploads/2018/11/180221_Guide-d%E2%80%99application-de-la-loi-article30-version-courte.pdf

Avec Pauline Ducret et @[email protected], on coordonne un numéro de la revue Frontière.s consacré aux utilisations politiques du passé antique et médiéval au XXIe siècle.

Envoyez-nous vos propositions (tous médias, tous sujets) !

L'appel à textes est ici : http://publications-prairial.fr/frontiere-s/in…

Si vous avez des questions n'hésitez pas (sauf sur le point médian, merci) vous pouvez les poser ici ou via notre adresse mail !