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« Bonne année… Mon cul ! »
Ainsi parlait un sage à la verve caustique au mitan des années quatre-vingts, repris trente ans plus tard par un clown belge. Et aujourd’hui, tout un chacun peut s’emparer de cette maxime. Il est vrai qu’à souhaiter chaque année du bonheur et de la joie dans le marasme ambiant relève d’un optimisme forcené, voire d’un delirium tremens. Donc, pas de vœux pour l’année 2026, je me contenterai de vœux au jour le jour, c’est plus sûr et moins douloureux.
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Ainsi, pour demain, je vous souhaite du soleil, un transit intestinal impeccable, un sourire toutes les deux minutes, un rire toutes les demi-heures et un fou rire dans la soirée. Pour les jours d’après, nous verrons mais a minima la même posologie.
Sinon, beaucoup de lectures noires et pas mal de romans qui nous ramènent aux années 80, non par nostalgie mais parce que cela semble l’air du temps. De là à croire que les années Mitterrand étaient plus sympa à vivre que celles d’aujourd’hui…
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Ce n’est pas parce que nous nous sentons coincés entre un agité du bocal peroxydé à la carotte et un petit officier frustré qui rêve de grandeur, deux marionnettes de l’ultralibéralisme dans lequel se complaît notre société, qu’il nous faut croire qu’il n’y a plus d’avenir.
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Reste à l’inventer car si l’on suit la tendance de bien-être dans son confort de loisirs encadrés et de pose d’œillères pour faire semblant de ne pas voir le fascisme alentour, on pourrait déprimer. Et pour l’inventer, il nous faut continuer à rêver, à partager notre amour de la noire littérature et de tout ce qu’il reste de culture pour arguer qu’une vie simple, dénuée d’oripeaux, mais bien éclairée nous garantit un plaisir immédiat et un bonheur durable.
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C’est cette tangente que tente de poursuivre Un Petit Noir, qui comme en 2025, va se tenir à la participation à quelques événements, à la propagation de bons polars, romans noirs et à la mise en avant d’autrices et d’auteurs qui ont vraiment quelque chose à dire.
D’ici quelques mois, vous en trouverez sur le stand d’Un Petit Noir aux prochains Quais du polar (Hôtel de ville 3-5 avril 2026). D’ici là portez-vous bien, continuez de croire en vous et ouvrez l’œil sur les pépites de chaque jour
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En parlant de pépite, par copinage, parrainage ou parentèlage (par certain que le terme existe), penchez-vous sur le numéro de janvier des rues de Lyon, mensuel de BD, en vente au prix de 4 € dans toutes les bonnes librairies lyonnaises et accessoirement auprès d’Un Petit Noir.
Ce n’est pas du polar, mais de l’histoire… qui nous rappelle que l’utopie peut être une réalité.
Promo familiale n'intéressant que les lyonnais, grandlyonnais, amatrice et amateur de BD et de sciences.... OK, c'est restrictif, mais on sait jamais.
"Rue des sciences", éditée par l'épicerie séquentielle, collectif de bédéastes lyonnais et environnants au prix de 25 €.
Pour en savoir plus : https://www.epiceriesequentielle.com/rue-des-sciences/
Étonnant, non ? À l'approche de l'extrême-droite, la librairie indépendante est en danger.
Ce danger se manifeste d'abord par des pressions, quelques exactions et on sait comment cela se termine... par un autodafé de livres. Car oui le livre libère, décille, amène à réfléchir, c'est pourquoi l'extrême-droite et ses affiliés, affidés luttent contre le livre, les éditeurs et la librairie. Résistons !