La CAQ n’a plus la légitimité de… continuer !
Ces derniers mois, le niveau d’insatisfaction envers le gouvernement a été particulièrement élevé. La grogne populaire a atteint des sommets, ce qui a forcé le premier ministre François Legault à démissionner de ses fonctions. De ce fait, il est inconcevable que la CAQ persiste dans ses projets de réformes et de compressions budgétaires, ainsi que dans l’adoption de projets de loi controversés, alors qu’elle n’a plus aucune légitimité.
Arrivé au pouvoir avec 8 milliards de dollars de surplus et maintenant embourbé dans le déficit, le gouvernement Legault ne peut expliquer son choix de se tourner vers des politiques d’austérité. D’un côté, il dilapide des millions de fonds publics dans des projets privés controversés (Northvolt, SAAQclic, etc.) ; de l’autre, il coupe dans les services publics et les programmes sociaux. Ses multiples tentatives de jeter la pierre aux immigrant·e·s, qu’il n’hésite pas à accuser d’être responsables de la crise du logement, du débordement des hôpitaux ou du déficit, ne parviennent jamais, au final, à le faire remonter dans les sondages.
Cet automne, plutôt que d’écouter les groupes sociaux, syndicaux, communautaires et citoyens qui s’organisent pour dénoncer les coupures, le gouvernement Legault, acculé au pied du mur, choisit de tirer à boulets législatifs sur à peu près tout le monde. Legault attaque les médecins avec le PL 2, les syndicats avec le PL 3 et les organismes communautaires avec le PL 7, dans une ultime tentative de renverser l’opinion publique. C’est dans la même veine qu’a été déposé le PL 1, projet de Constitution québécoise, qualifié de « dérive autoritaire » par le Barreau du Québec.
Après les annonces de départ en rafales, il est inconcevable que ce qu’il reste du gouvernement de la CAQ poursuive dans cette lancée sans prendre acte du verdict évident de la population. S’il décide de se maintenir en place jusqu’aux élections d’octobre, le gouvernement de la CAQ doit faire amende honorable et retirer au plus vite les projets de loi controversés.
Naélie Bouchard-Sylvain, Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches
Julie Corbeil, Table régionale des organismes d’éducation populaire de Montréal
Catherine Cartier Pouliot, Mouvement d’éducation populaire autonome de Lanaudière
Mylène Baril-Mantha, Regroupement d’éducation populaire en Abitibi-Témiscamingue
Michel Savard, Table des groupes populaires de la Côte-Nord
Geneviève Tremblay-Racette, Table ronde des organismes volontaires en éducation populaire de l’Outaouais
Gabriel Grégoire-Mailhot, Table ronde des organismes volontaires en éducation populaire de l’Estrie
Geneviève Latour, Table régionale des organismes volontaires d’éducation populaire de la Montérégie
Gabrielle Renaud, Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec (MÉPACQ)
Vanessa Gamboa, Association des groupes d’éducation populaire autonome (AGÉPA) Centre-du-Québec
http://www.repac.org/la-caq-na-plus-la-legitimite-de-continuer