Faux airs de contes anciens

@Hupomnemata
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Pensées-poèmes en soie même. Matériaux sonores pour deux mains....
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1/2

…. dit-il présomptueusement

Et pourquoi
ne pas reprendre langue avec elle
prenant cette voie inextinguible
répandre autour d’elle,
ce poème..

A nul autre chemin semblable
Là où là et par là encore
éperdument porter sa voix dans le fer
Tant à s’y m'éprendre
quitte à se perdre,
à s'en brûler les ailes

2/2

Qui plus que toi serait aussi outrecuidant à le faire ?

Comme il t’en coute, sais-tu, de t’adresser à elle en empruntant mille voix d'anges

Et moi je peux, avec ou sans plume, tremper d’encre, en maculant de mon sang du papier,
approcher d’elle d’aussi près qu'on le pourrait...

Oui !
Et que pourrait-il dire d’autre
Vu les formes qu'il prends
S’effaçant indifféremment plus à mesure
De plume en branche bossue et même en tabouret maintenant
Quitte à être confondu indistinctement à ton trône
Peut-être l’auras tu deviner
N’a l’excuse que les fureurs de ta déité
Perçants le ciel de ton courroux
Frappants en masse
Défiants l’entendement pour lequel vous êtes tous deux exercé
Tant de persévérance à ne plus ressembler à rien
Puisses-tu le prendre comme un hommage à ta sublimité
Je pense qu'elle ne veut pas
Pas que tu ferme les yeux comme cela vient parfois, te mettant en tête les traits fins de son visage
Pas que le regard qu'elle affecte soit un sujet en soi et particulièrement de toi
Pas que tu t'approche d'elle même par hasard comme quand tu l'a croisé au Lux ou en haut de la rue Saint-Jacques, à quelques pas de Paris 1
Place de La Sorbonne ou à cette galerie d'art du Marais presque pas par hasard
Quand bien même tu n'ai pas oser l'aborder et lui adresser la parole

Ne t’étais-tu donc jamais attaché à rien ?
Ou peut-être ne t'en souviens tu pas ?
Te serais-tu renier ; tête-bêche avec d'insignes rêves laissés en bordure de chemin ?

Je veux dire, lié fermement par tous les serments du monde jusqu’à entraver la fermeté de tes pas, en faim finalement de condamner la direction que tu avais prise juste après qu’elle ne t’eut une nouvelle fois bloqué !

Nous y voilà !
Alors que rien, presque, ne semble plus soudre ; d’une apostrophe, prestement, tu te remet en branle comme yole à l’appel d'une brise marine.
Mais de quel entêtement t’es-tu piqué ?
Crois-tu que la désinence d'un mot conjuguerai pareille image ?
Que n’as tu oncques rien compris quitte à interroger les volutes fluentes de sa chemise de nuit quand elle se remet à danser ?
L’engeance t’engage invariablement dans tous tes travers à reprendre plumes, feuilles & encrier et herboriser les équations poétiques les plus fleurit pour, comme qui dirait, la toucher du doigt.
Poème qui attends
.. ai revu Lola
Elle était là derrière moi
Même le plus grand des hasard n'y croirai pas
D'un coup le verbe soufflé
Tombé ds limbes d'un croche-pied
La déroute pour reprendre un semblant de consistance
Impossible de soutenir son regard
L'idiot finit
Comme je la vois maintenant
Le manège dans ma tête
Effet même croire à un lapsus
Ne survécut qu'à grand renfort d'arguments
De textes réchappés cousu avec les pieds
Limite s'est enfuit comme un voleur sans même lui demander sa main
Poèmes pour Lola..

Des poèmes, à tue-tête, j'en ai fourmillants par milliers entre mes doigts,
Ravisants le sol sous les pieds,
Dansants sous mes pas.

Pas comme ces forts en thèmes, tout frais promus sous le vent vernis d'un vert grade académique.
Poètes de commande,
Pasticheurs émérites d'un bien senti coup de pieds dans le cul ; Va !

Oui ! De vrais poèmes de renégat,
De rimes légères et aux rythmes gnomiques d'un être-né sans lettres.
Tout juste bon à remuer naïvement les ténèbres enveloppées dans ses draps.