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Présentation du Cepremap

Le Bien-être en France : Rapport 2025

Demain sera la journée mondiale du bonheur. Au milieu du fracas des armes et des luttes politiques, nous présentons nos travaux pour rappeler que le bien-être de toutes et tous doit rester l'objectif de l'action publique.

https://www.cepremap.fr/publications/le-bien-etre-en-france-rapport-2025/

Publication !
Une chambre à soi : Télétravail et allocation du temps des femmes et des hommes

Depuis l’expansion massive de cette pratique, l’emploi du temps des hommes et des femmes qui télétravaillent s’est modifié : les femmes consacrent moins de temps qu’avant la pandémie aux tâches domestiques et davantage au travail rémunéré, tandis que les hommes augmentent légèrement leur participation aux tâches ménagères.

Ainsi, malgré les craintes d’un renforcement de la division traditionnelle des tâches au sein des couples, le télétravail semble au contraire l’affaiblir, transformant potentiellement le foyer en un espace moins spécialisé où les hommes et les femmes peuvent combiner travail rémunéré et responsabilités domestiques.

https://www.cepremap.fr/2026/03/une-chambre-a-soi/

#Enquêtrice | Une grande partie des données qui éclairent notre société repose sur les 800 enquêteurs et enquêtrices de l’Insee mobilisés partout en France. Ce métier de terrain, humain et exigeant, évolue avec la progression de l’usage du numérique.
👉 https://www.insee.fr/fr/information/1892932

En France, plus d’une personne salariée sur deux exprime aujourd’hui ou à moyen terme le souhait de changer de trajectoire professionnelle : 27 % déclarent vouloir entamer une reconversion dès à présent, tandis que 27 % supplémentaires indiquent pouvoir l’envisager à l’avenir, même si ce projet n’est pas encore d’actualité. Le mal-être au travail est identifié comme le facteur déterminant de ces envies de rupture professionnelle. Plus les conditions de travail sont dégradées et plus le stress lié au travail est élevé, plus les envies de reconversion professionnelles sont fortes. Ainsi, 43 % des personnes salariées en train de planifier activement une reconversion professionnelle déclarent que le travail a souvent ou très souvent eu un impact négatif sur la santé mentale au cours des 12 derniers mois. Par ailleurs, 44 % d’entre elles déclarent avoir déjà été en arrêt maladie en raison d’un épuisement professionnel (burn-out, surcharge mentale, stress chronique). Les personnes souhaitant une reconversion professionnelle recherchent plus souvent un management plus compétent, une ambiance de travail plus apaisée et respectueuse, ainsi que moins de stress au quotidien, même si cela implique des sacrifices en termes de rémunération ou d’opportunités d’évolutions de carrière.

https://www.cepremap.fr/2026/02/reconversion-professionnelle-desir-et-obstacles/

Une nouvelle question a été introduite en juin 2025 dans notre enquête trimestrielle. Elle concerne le nombre de déjeuners et de dîners pris en compagnie d’autres personnes au cours de sept derniers jours. L’analyse des données recueillies au cours des trois premières vagues montre que cette mesure du lien social est fortement corrélée avec les différentes dimensions du bien-être subjectif : satisfaction de vie, sens, sentiment de bonheur, de dépression ou de solitude. Cette question simple, facile à mesurer et à comparer dans le temps et dans l’espace constitue un indicateur prometteur pour la mesure du lien social et du bien-être de nos sociétés.

https://www.cepremap.fr/2026/02/les-malheurs-du-dineur-solitaire/

Publication !
Classes prépas : préserver le positif, réduire les écarts
La vague 2025 de l’enquête auprès des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), conduite par l’APLCPGE (élèves de 2e/3e année) confirme un résultat désormais robuste : la CPGE est, pour une large majorité, vécue comme une expérience positive et formatrice. Le rapport à la scolarité est très favorable, la coopération l’emporte sur la compétition, et la plupart des élèves interrogés déclarent qu’ils et elles referaient ce choix.

Cette appréciation d’ensemble coexiste néanmoins avec deux lignes de fracture. D’une part, le stress est très répandu et fortement genré : les filles déclarent plus souvent un niveau de stress élevé et l’associent plus fréquemment à un frein, tandis que les garçons le décrivent plus souvent comme un moteur (écart particulièrement marqué en filière économique). D’autre part, les discriminations ressenties et les comportements répréhensibles observés restent minoritaires, mais ils varient selon le genre et le statut social et vont de pair avec des niveaux de bien-être plus faibles. Ces résultats plaident pour préserver le socle qui fonctionne (qualité pédagogique, dynamique collective) tout en renforçant la prévention, le repérage et les dispositifs de soutien là où les risques se concentrent.

https://www.cepremap.fr/2026/02/classes-prepas-preserver-le-positif-reduire-les-ecarts/

#Diplôme | En 2024, 28 % des femmes de 25-34 ans possèdent au moins un diplôme de niveau bac + 5. C’est quatre fois plus que les femmes âgées de 55 à 64 ans
👉 https://www.insee.fr/fr/statistiques/8612520?sommaire=8612596

Cette note analyse les conséquences politiques de l’érosion des lieux de sociabilité en France. Elle s’appuie sur l’étude de 18 000 fermetures de bars-tabacs entre 2002 et 2022, combinée aux résultats des élections législatives et présidentielles sur vingt-cinq ans.

Les résultats montrent que la fermeture des bars-tabacs contribue à la progression du vote d’extrême droite, dans un contexte de transformations plus larges des conditions d’existence locales — indépendamment de l’immigration, du chômage ou d’autres indicateurs économiques. Les effets sont très faibles à court terme, mais augmentent fortement dans le temps.

Symétriquement, l’ouverture de bars-tabacs est associée à une baisse du vote d’extrême droite, suggérant que ces dynamiques ne sont pas irréversibles.

Aucune autre fermeture commerciale ne produit un effet comparable. La spécificité des bars-tabacs tient à leur fonction de lieu de socialisation : leur disparition est associée à une progression durable du vote RN. Les effets sont trois fois plus forts dans les communes rurales, où ces établissements constituent souvent le dernier lieu de sociabilité.

Une analyse complémentaire des discours parlementaires montre que, depuis 2012, le RN a acquis une position dominante dans le cadrage du déclin territorial. Il mobilise un langage symbolique et affectif, là où les autres partis privilégient un registre plus technique.

Ces résultats révèlent un mécanisme distinct du déclin économique : l’érosion de l’infrastructure sociale qui rend la délibération possible. Lorsque les lieux de sociabilité disparaissent, la politique devient un face-à-face entre individus atomisés et récits médiatiques nationaux. Les discours offrant des réponses simples et une interprétation symbolique cohérente des transformations locales disposent alors d’un avantage structurel.

https://www.cepremap.fr/2026/01/quand-les-bars-tabacs-ferment-lerosion-du-lien-social-local-et-la-progression-du-vote-dextreme-droite-en-france/

Les grands indicateurs de bien-être subjectif sont typiques du mois de décembre: stables ou en repli. Seule exception notable: la satisfaction au travail reste à un niveau exceptionnellement bas, pour le troisième trimestre consécutif. La perception de l’avenir, quant à elle, demeure sombre.

https://www.cepremap.fr/2026/01/le-bien-etre-des-francais-decembre-2025/

Décider du nombre d’enfants que l’on souhaite avoir est une question à la fois très personnelle et très sociale : les proches et la société en général expriment, plus ou moins explicitement, des attentes et des normes. Mobilisant l’enquête Conditions de Vie et Aspirations du CRÉDOC, nous analysons ici l’évolution de 1979 à 2025 des réponses à la question sur le nombre idéal d’enfants en général.

Nos travaux montrent une baisse progressive vers une norme de deux enfants. Au-delà des contraintes matérielles, le bien-être subjectif joue un rôle clé : les personnes heureuses, confiantes envers autrui et les institutions, proches de leur famille et se sentant libres indiquent un nombre idéal d’enfants plus élevé. L’anxiété climatique et géopolitique, les valeurs familiales et sociales jouent également. Ces résultats suggèrent que le nombre d’enfants idéal reflète aussi la capacité à se projeter positivement dans l’avenir.

https://www.cepremap.fr/2025/12/bonheur-et-parentalite/