le train déroule ses lumières dans le béton de la ville, les conversations s'évertuent à conserver une apparence d'habitude, une surface d'huile, localement, le plus localement qu'il sera nécessaire, les arbres de métal, leurs boulons bien enracinés, embranchés par leurs câbles, et le verre, en tubes au diamètre étroit, relie, lie, innerve, serre, resserre, enchaîne, alors que les entités jouent à cache-cache, sans conviction, personne ne les remarque, une impression flotte, un sentiment de menace, une réponse par l'industrie des anxiolytiques, un serveur tombe, ignoré de tous, dans l'impasse du *data-center*, une jeune femme affirme pour le silence, l'oreille insensible, qu'elle n'en peut plus, ne pourrait-elle pas enfin venir ?

c'est alors que le faisceau terroriste anti-terroriste se doit d'intervenir, faire respecter coûte que coûte le désordre, et plus ça coûte mieux c'est, il faut affamer le leviathan dont pourraient se nourrir les gueux, c'est alors que le faisceau terroriste anti-eros se doit d'intervenir, déterminé, obstiné, fanatique, sème le sel, tue le sol, neuro-markète le mot d'ordre : consommer, détruire, consommer, vider ses tripes.

#MercrediFiction #inachevé