@bayartb @thecakefive «
J'illustre avec des exemples :
Si je dis «Voyons, monsieur, tout le monde sait bien que les formes médiatiques sont polychrésiques », je fais deux choses :
- j'emploie volontairement des mots que je sais peu probables d'être dans ton vocabulaire parce que spécifiques ;
- en induisant dans la forme de la phrase que tout le monde sait ça ;
@thecakefive @bayartb
C'est pas très loin de « voyons, tout le monde sait qu'apache c'est obsolète et qu'il faut le remplacer par nginx » :
- je pose un soft que tu ne sais visiblement pas utiliser
- je pose que c'est la norme d'utiliser ce soft là
Dans les deux cas c'est une manière hyper snob de te dire que t'es un bleu :o)
@ScriptFanix @thecakefive @quota_atypique Quand tu trolles ce n'est pas sérieux. Ok, mettons. Sur le principe. Peut-être.
Mais... Pour dire ça, il faut que tu t'assures :
1. Que la ou les personnes avec lesquelles tu trolles sont conscientes du jeu, sans quoi *tu* n'es pas sérieux mais l'autre peut l'être. Et alors ton propos de troll est devenu violent/agressif.
2. Idem pour les gens qui vous liront sans vous connaître.
@ScriptFanix @thecakefive @quota_atypique Mon propos est que cette forme de communication, qui suinte de mépris pour l'autre (pas forcément ton interlocuteur, mais le bleu-noob-autre), est une façon nette d'afficher une volonté de rejet, d'assurer un entre-soi.
Par mail avec tes potes, en query ? Vous ne le faites pas, ou 3 lignes et ça lasse. Sur un chan, en public ici, sur une maling-list, un forum, on le fait.
Pourquoi ?
@quota_atypique @thecakefive @ScriptFanix À mon sens, précisément, parce que c'est un marqueur social. Une preuve d'appartenance au groupe.
1. Je résiste dans la discussion brutale, ch'uis un vrai mec.
2. J'ai le niveau technique pour tenir dans le troll.
3. J'ai le vocabulaire et la culture, je suis membre du gang, toi le noob tu lis en silence et tu écoutes les grands.
Un rituel d'entretiens de la meute.
@quota_atypique @bayartb @thecakefive
C'est quoi "polychrésique"...
Je suis allé voir quand même. En face à face, quel qu'eut été le ton, j'aurais demandé. Sans l'ombre d'un début de honte.
Ca me fait penser à une blague.
Marie Chantale de la Poulinade du Brossac Tordu, passe dans la rue. Un mendiant l'interpelle :
- A vot' bon coeur m'dame, ça fait trois jours que j'ai pas mangé...
- Ah mais c'est pas bien ça ! Faut vous forcer mon brave.