1. C’est un business de la vulnérabilité, et rien que ça c’est un problème
2. C’est un toboggan très raide et arrosé qui mène droit vers l’éco-fascisme. Toutes ces "thérapie" sont un florilège:
- de pensées essentialistes et différentialistes
- de conceptions "vitaliste" avec des variations autour de l’équilibre "naturel" du vivant à rétablir, la "vitalité" des corps,… On est souvent à 2cm de l’eugénisme.
- de pensées complotistes autour du système médical
3. Notre classe, les femmes et les travailleurs·ses, on n’a pas besoin de ça. On a besoin:
- de se battre pour le service public de la santé et contre les désert médicaux
- de construire un rapport de force avec le corps médical pour qu’il prenne en compte l’intersectionnalité des dominations et leur impact sur la santé : racisme, sexisme, validisme, grossophobie, … Pour ça il y a plein de pistes: alliances avec les syndicats des travailleurs·ses de la santé, associations de patient·es, dénonciations publiques, listes de praticien·nes, …
- construire notre autonomie SANS ésotérique inutile. Oui c’est possible. Des mouvements de sefl help, associations féministes genre planning familial, groupes d’auto-supports, …
- lutter pour la nationalisation de la production de médicaments, …
Et clairement je fais un lien entre la désertion des luttes collectives autour de la santé et le recours à des "alternatives" individualistes.
Oui le système médical est défaillant, oui c’est impossible de trouver un·e médecin dans pleins d’endroit, oui l’industrie pharmaceutique c’est une industrie capitaliste de merde. Pour autant, la solution n’est PAS la naturopathie.