Cette infographie de #MeteoFrance est sans appel, le changement climatique est déjà là ! Comme je vais assister à la réunion trimestrielle #TransitioEnvironnementale de la DR01 du #CNRS, cela me permet de donner plusieurs opions.

1. Quel avenir devant nous ?

Les événements extrêmes vont s'intensifier (encore et encore) et il faudra les absorber. Une chose est sûre tant qu'on ne réduit pas massivement nos émissions CO2 le phénomène continuera à s'aggraver.

2. Quelles options devenons choisir aujourd'hui ?

Il faut absolument REDUIRE notre train de vie. Moins de voyages longue distance, moins d'achats de biens matériels, moins de plastique, moins de terres rares, moins de numérique. Cela peut paraitre peu réjouissant mais cela implique aussi plus de collaboration et de lien social, plus d'échange, plus de richesse intellectuelle.

Pour absorber le changement, il faut absolument REDEFINIR nos valeurs. Un humain a plus de valeur qu'un équipement immobilisé, pérenniser un savoir-faire a plus de valeur qu'un brevet, fidéliser des (enseignant-)chercheurs a plus de valeur qu'une conférence sur un lieu paradisiaque. Ainsi, il faut CHANGER les règles budgétaires (puisque c'est la métrique "argent" qui est systématiquement utilisée) : plus de fonctionnement utilisable en "humain". Créons un cadre juridique qui permette de faire cette bascule : taxer (en interne) les activités à haut impact environnemental (achats immobilisés et longs voyages) pour créer de l'argent fléché sur des humains (doctorants, enseignants, techniciens...).

3. Faut-il arrêter des recherches ?
La recherche est par définition nécessaire : tout ce que l'on n'explique pas nécessite d'être étudié, tout ce que l'on cherche à maîtriser nécessite d'être tenté. Mais cela n'est possible qu'en respectant les limites et à nouveau c'est un problème de valeurs : de super équipements ont moins de valeur que de l'ingéniosité, un partage des données et une analyse collégiale produit plus de résultats qu'une compétition entre équipes, des big stars de conférences ont moins de valeur qu'une école de pensée et des collectifs pérennisés. Et enfin, la recherche servant à transmettre ses savoirs, une jeunesse éduquée a plus de valeur qu'une planète invivable. CHANGEONS notre manière de faire la recherche en plaçant la valeur là où elle doit être.