Voici une image de manifestant·es considéré·es comme de dangereux “terroristes” au Royaume-Uni.

Plus de 3000 personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté pacifiquement en soutien à Palestine Action.

Ce qu’il se passe outre-Manche est très grave.

En juillet 2025, les autorités britanniques ont classé Palestine Action sur la liste des organisations terroristes, au même titre qu’Al-Qaïda.

Depuis, tout soutien qui brandit une pancarte “Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action” risque d’être arrêté.

Toute personne qui manifeste en soutien risque jusqu’à 6 mois de prison.

Tout membre de Palestine Action ou organisateur d’événement de soutien au collectif risque jusqu’à 14 ans de prison.

L’ONU alertait sur l’interdiction du collectif jugée “disproportionnée”.

En février 2026, la Haute cour de justice jugeait l’interdiction de Palestine Action comme illégale.

Mais la ministre de l’Intérieur britannique a fait appel de cette décision.

Hier, la cour d’appel a rendu son verdict : Palestine Action est bien interdite et classée comme "organisation terroriste".

Quelques jours plus tôt, quatre de ses militant·es, âgé·es de 21 à 30 ans ont été condamné·es à des peines de 5 à 7 ans de prison. Pour terrorisme.

Les manifestant·es sont arrêté·es.

Le collectif Palestine Action interdit.

Le génocide à Gaza, lui, continue.

Quand des pancartes deviennent des « armes » et que la solidarité devient une « menace terroriste », c'est le droit de manifester qui est en danger.
@amnestyfrance En France aussi les manifestant.e.s sont arrêté.e.s pour des pancartes. Sur la mienne il y a avait écrit: "Les souliers du Père Noël sont maculés de sang". On a fait deux heures de garde a vue avec 4 autres copines. Cetait en décembre 2025. A Paris. Je vous envoie notre témoignage ? @AmnestyAulnay