« Les 77 témoignages de stérilisations imposées entendus […] ne représentent certainement qu’une partie de la réalité, peut-on lire, car plusieurs femmes des Premières Nations n’ont pas pu participer à la collecte des données tandis que d’autres sont sans doute décédées avant que l’on puisse entendre leur voix. Il n’est donc pas possible de déterminer avec exactitude le nombre de femmes des Premières Nations stérilisées sans leur consentement au Québec. »
Dans une grande partie des cas décrits dans le rapport intitulé « Violences obstétricales et gynécologiques et stérilisations imposées de femmes des Premières Nations au Québec », les témoins ont dit ne pas avoir signé de formulaire de consentement pour leur stérilisation, d’autres ne sont pas certaines de l’avoir fait, tandis que d’autres encore « ont signé un formulaire de consentement dans des circonstances préoccupantes, allant de signature sous la pression, exécutée en plein travail d’accouchement ou avec la main soutenue par le personnel soignant. »
