Je fais des "interviews métier" cette semaine dans le cadre de ma procédure de reclassement et comment dire...
On ne vit pas une époque formidable.
Je vous en parle dès que j'arrive au boulot, tiens.
Je fais des "interviews métier" cette semaine dans le cadre de ma procédure de reclassement et comment dire...
On ne vit pas une époque formidable.
Je vous en parle dès que j'arrive au boulot, tiens.
Bon dieu, l'arborescence de ce Sharepoint me donne tellement envie de manger du gravier, jpp
Bref. J'ai lancé Teams, on peut y aller.
Après l'intro "ouin ma crise de la quarantaine" de la semaine dernière, bienvenue dans l'épisode "ouin je me sens tellement en décalage avec le monde actuel", classique.
Je vais être honnête avec vous : j'aime pas travailler.
Je pourrais faire le plus beau métier du monde que je n'aimerais toujours pas travailler.
Et je le sais vu que j'ai fait "le plus beau métier du monde" pendant 17 ans.
J'ai adoré mon métier.
J'ai détesté travailler.
Alors, c'est quoi mon problème ? Il parait que j'idéalise, voyez. Je suis une naïve, il parait.
Au cours de ma toute première année en tant que PE, mon tout premier inspecteur m'a dit (en fait, m'a aboyé plutôt), alors que j'essayais de lui faire comprendre qu'en passant mon concours je pensais pas en chier autant : "si, si, vous saviez Mme P., vous saviez".
Je me souviens n'avoir rien pu répondre, tellement j'étais soufflée par l'absurdité de sa réponse.
C'était même pas une remise en cause de ma sincérité, c'était carrément du gaslight.
Et ça voulait dire : "vous avez CHOISI d'être ici, vous aviez le choix, maintenant il faut assumer et assumer TOUT ce qui vous arrive".
C'était ma première année après le concours, donc. J'avais un enfant en bas âge et j'avais été postée à 70 km de chez moi. Je travaillais quelque chose comme 60 heures par semaines auxquelles s'ajoutaient les trajets avec mon permis tout neuf.
La première paie venait d'arriver avec un mois de retard, j'étais confrontée à une interdiction bancaire qui compliquait salement le quotidien et cerise sur le gâteau je débarquais dans une école où les cendres d'une guerre fratricide entre les instits n'étaient pas encore retombées et ma relation avec la directrice était déjà merdique. Pas de chance, c'était la meuf de cet inspecteur.
Un vrai traquenard.
J'étais tout à fait sûre de ne pas avoir signé pour ça. Mais donc il me disait que si, si.