Vous souvenez-vous du test ADN offert par votre proche à Noël ou à votre anniversaire ? Avec le projet de loi SURE, les données génétiques que vous avez alors transmises à des entreprises privées situées à l'étranger (majoritairement aux États-Unis) pourront être récupérées et exploitées par la police française.
Sous l'inattaquable prétexte d'identifier plus facilement les auteurs de crimes, le gouvernement ouvre la boîte de Pandore des examens génétiques.
https://www.laquadrature.net/2026/05/20/projet-de-loi-sure-main-basse-sur-les-donnees-genetiques-par-la
En France, un fichier de police appelé FNAEG rassemble nos empreintes génétiques, c'est-à-dire certaines séquences d'ADN qui nous identifient sans révéler d'information sensible telle que l'ethnie. Ce fichier a été créé en 1998 à la suite de l'affaire « Guy Georges », originellement pour retrouver les auteurs de crimes sexuels. Mais son périmètre a été progressivement étendu, jusqu'à inclure des personnes simplement soupçonnées et jamais condamnées, pour des infractions de moins en moins graves.