⭕Le journaliste d'investigation #Burkinabè-Atiana_Serge_Oulon n'a jamais combattu aux côtés de l'armée. Contrairement à ce qu'affirment les autorités du pays, le directeur de publication du journal L'Événement est en réalité enfermé à #Ouagadougou, dans une villa transformée en prison.
C'est ce que révèle une enquête de #Reporters_Sans_Frontières (RSF) publiée en mai 2026.
Enlevé à son domicile le 24 juin 2024 par un commando armé en tenue civile, le journaliste y est détenu au secret depuis bientôt deux ans, entassé avec des dizaines d'autres prisonniers dans une chambre aux fenêtres condamnées.
Selon les témoignages recueillis par #RSF, #Atiana_Serge_Oulon a été l'un des détenus les plus violentés de cette “Prison de fortune” : coups, privations de nourriture, menaces d'exécution.
Un ancien codétenu rapporte qu'un sous-officier lui aurait enfoncé un clou dans la main. “Nous dormions à même le sol, nous avons porté les mêmes habits pendant des mois. Nous buvions l’eau des toilettes”, raconte un ancien prisonnier.
En décembre 2022, L'Événement avait publié une enquête sur un détournement présumé de 400 millions de francs #CFA impliquant un “capitaine du Centre-Nord”. Ce profil correspondait à celui #d'Ibrahim_Traoré, aujourd'hui président de la transition du #Burkina-Faso.
Quelques jours avant son enlèvement, #Atiana_Serge_Oulon avait été auditionné par les autorités, qui cherchaient à identifier ses sources. Reporters sans frontières appelle à sa libération immédiate.
Selon #RSF, dix journalistes ont été victimes d'enlèvements ou de détentions arbitraires au #Burkina-Faso depuis la prise de pouvoir du capitaine #Ibrahim Traoré en septembre 2022.