#logiciellibre

Retour d'expérience ratée qui date d'il y a 10 ans.

Par le passé, j'ai été salarié d'une collectivité. Mon service a fait la transition vers Openoffice, pour des raisons budgétaires, et face au militantisme de certains collègues libristes.

Après quelques mois d'utilisation, le service a rétropédalé et il est revenu à Microsoft office. La cause : certains collègues opposés à Openoffice, et qui ont fini par avoir sa peau. parce que "ça ne marche pas".

Derrière ce "ça ne marche pas", il y avait deux raisons.

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1) Un gros frein au changement. Quand on est habitué à un logiciel et qu'on en change, il faut réapprendre à utiliser le nouveau logiciel. Et donc, à court terme, on perd en efficacité. C'est cependant plus facile de mettre son manque de compétence sur le dos de l'outil, plutôt que d'accepter qu'il faille s'adapter à ce nouvel outil et réapprendre à l'utiliser.

2) Des problèmes de compatibilités entre les fichiers Word et les fichiers Openoffice. Quand on ouvre un document Word sur Openoffice (ou Libreoffice), la compatibilité est souvent "à chier" : rendus visuels modifiés, décalage du texte, etc.

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La résistance au changement n'amenant pas une grande ouverture d'esprit, il est + facile de dire "Libre office c'est de la merde, la preuve, mes fichiers sont pourris", plutôt que de comprendre que le problème de compatibilité ne vient pas forcément d'Openoffice. Par ailleurs, ce problème n'en sera plus un à mesure que les anciens fichiers Word (.docx) seront remplacés par de nouveaux fichiers Openoffice (.odt). Car d'un fichier odt à un autre, tout va bien.

La résistance au changement et la peur de la nouveauté sont des mécanismes puissants, qui nous empêchent de faire les transitions nécessaires.

PS : Pour ma part, j'utilise Libreoffice. 🙂

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PPS : La limite à 666 caractères c'est ultra relou, et d'autant plus inutile que le "Fediverse" permet à certains de publier sans limite de caractères.

Je dirais même : cette limite à 666 caractères est diabolique.

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@mathieubaiget Bof. J'aimais bien la concision des tweets. Je lis rarement les grands textes sur écran.