À quoi sert la « concurrence » quand les infrastructures sont déjà construites, financées et amorties ? À redistribuer la rente. 🪡 Fil en 7 points. ↓

Les barrages produisent une électricité peu chère. Ils sont déjà construits, déjà payés et coûtent peu à faire tourner.

Mais cette électricité n’est pas vendue à son coût réel. Elle est vendue au prix du marché, aligné sur les énergies les plus chères. (2/7) ↓

La loi en préparation ne change pas cette logique de prix. Elle change autre chose : qui en bénéficie.
L’État resterait propriétaire mais une part importante de la production serait ouverte à des acteurs privés. (3/7) ↓
Ces acteurs n’auront ni construit les barrages, ni « pris les risques », ni financé les investissements. Ils accéderont pourtant aux revenus tirés de cette électricité.
Une rente publique, redistribuée. (4/7) ↓
Une autre voie existe pourtant : sortir l’hydroélectricité du marché et en confier l’exploitation à une structure publique, avec des prix fondés sur les coûts réels. Cette option est légale au regard du droit européen. (5/7) ↓
Elle permettrait de vendre une électricité peu chère à un prix peu élevé, en cohérence avec ses coûts de production. (6/7) ↓
Si elle est écartée, ce n’est donc pas faute de solution. C’est qu’entre le prix régulé et la rente distribuée, le choix politique est fait.
Notre article, en accès libre. (7/7)
https://www.monde-diplomatique.fr/2025/12/DEBREGEAS/69093
Les consommateurs d’électricité victimes de la « concurrence »

Construits à l’aide de fonds publics et largement amortis, les barrages constituent aujourd’hui un patrimoine stratégique dans un contexte de raréfaction de la ressource en eau. Pourtant, la France s’apprête à légiférer pour pérenniser un régime concurrentiel défavorable aux consommateurs. Une autre solution, publique, légale et plus efficace, mériterait d’être envisagée.

Le Monde diplomatique