Ce que dit Edward Jossa (UGAP) dans cet extrait est majeur.

J'en parle souvent dans mes confs : quand un choix de transition vers un numérique plus durable/souverain est fait, la résistance est surtout du côté de la DSI, pour des raisons de compétence (et d'appétence) des équipes et, bien souvent de formation des responsables.

Une ré-orientation de la politique RH (et budgétaire) est toujours nécessaire.

https://peertube.mesnumeriques.fr/w/t1eWFvhDGqwefGr9zXeLo2

#LogicielsLibres #OpenSource #FreeSoftware

Edward Jossa (UGAP) : « le poids des DSI est beaucoup plus fort »

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@nicolasvivant en tant que prestataire, je vois trop souvent que le "leader" dans un marché public n'est pas l'utilisateur final interne et son besoin.
Ca peut être la cellule marché (situation la pire), ou la dsi.
La dsi est parfois réellement au service de ses utilisateurs, dans ce cas le projet se passe bien. Contraintes dsi "à égalité" avec contraintes metier. Mais quand les contraintes dsi font toutes les décisions, aie aie aie...

La meilleure situation, c'est quand même quand l'utilisateur est premier, la dsi et le service des marchés à son écoute (ça n'interdit pas d'avoir des contraintes)

@paulpoulain
Souvent les DSI sont à l'écoute des services pour ce qui concernent les logiciels métiers. Pour les logiciels IT, en revanche, ils ont souvent des idées très arrêtées. D'où la nécessité, quand un changement de cap est décidé, de choisir un DSI qui partage le projet (et qui a des compétences sur le sujet). Quand ce n'est pas le cas, les choses n'avancent généralement pas.
@paulpoulain
Pour schématiser : on a tendance à recruter des gens qui nous ressemblent. Donc un DTN libriste → un DSI libriste → des responsables de pôles libristes → des agents libristes. À terme, l'équipe évolue et devient efficace pour mettre en œuvre le projet.
@nicolasvivant @paulpoulain pas simple non plus d'avoir l'appui d'un comité de direction pour appuyer un tel changement auprès des équipes métier. "Vous allez tous passer de windows a linux" ça nécessite de dépenser du capital politique car le changement sera dur à absorber pour les utilisateurs finaux. Et tant que le coût politique/budgétaire d'y rester n'est pas démesuré, rien ne change (et un DSI ne pourra pas l'imposer)

@thejaysunday @paulpoulain

Aucun problème avec le passage à Linux de notre côté. Mais un gros travail de sélection de la distribution, de stratégie de déploiement et d'intégration dans notre SI a été fait au préalable.

@nicolasvivant @thejaysunday @paulpoulain </ ma vie:
En 2003 je faisais valider par la DG et la DI de la Macif (10.000 salariés, 450 informaticiens) une stratégie "Logiciels Libres". Les solutions à l'époque n'étaient pas au niveau actuel, c'est peu de le dire, et j'étais dans un environnement où le budget n'était absolument pas un problème !
J'étais Directeur adjoint de l'architecture et 10 ans plus tard Directeur Informatique adjoint. Les résultats ont été mitigés ;-)
Continuez tous !
@bmarand @nicolasvivant @paulpoulain mitigés comment les résultats?
@thejaysunday @nicolasvivant @paulpoulain Quelques réussites, au sens des projets qui ont aboutis avec une satisfaction utilisateurs et des gains financiers. Mais pas de réel changement de culture au sein de l'IT et des directions métiers. Cad qu'il fallait dépenser énormément d’énergie et de conviction pour chaque projet..en final pas beaucoup d'occasion.
Version longue (20 mn):