#Livre très intéressant de #michelleMurphy "The economization of life" , avec des extrait traduits par #DanaHilliot. On y parle entre autre du mythe de la #surpopulation.

https://outsiderland.com/carnets/traductions/michelle-murphy-the-economization-of-life.html

"L’impact considérable du changement climatique a réactivé le mécanisme de défense de la population, et la surpopulation redevient un moyen d’appréhender un monde trop peuplé. L’Afrique et l’Asie du Sud sont particulièrement pointées du doigt comme les foyers de cette surpopulation. Le fantasme d’une simple réduction de la population mondiale est si séduisant, car il n’exige pas la remise en question de tous les autres ordres mondiaux,

 Michelle Murphy, The economization of life 

Traduction d'un long extrait de la fin du livre précieux de Michelle Murphy, The economization of life, Duke University Press,…

EXTRAITS CHOISIS (FEMINISME/QUEER, POST-MARXISMES, CRITICAL STUDIES...)

et notamment des ordres de sur-accumulation qui se sont développés dans des régions à faible taux de fécondité, comme l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Asie de l’Est. Au nom de la vie terrestre face au changement climatique, on peut même s’opposer à l’humanité dans son ensemble, un geste à la fois contre le spécisme (qui placerait l’homme au-dessus des autres êtres vivants) et un geste où la vie terrestre dans son ensemble dépasse, voire diminue, l’humain, offrant une autre formulation du principe selon lequel certains doivent mourir pour que d’autres puissent vivre.

[..]

La population étouffe la possibilité d’une politique de redistribution. Il existe des concepts plus pertinents pour décrire, étudier et politiser le problème de la densité humaine, inextricablement lié aux infrastructures et à la répartition inégale de la production et de l’accumulation des déchets. Ce « problème » implique de passer de la question de la reproduction (combien d’individus et quels individus se reproduisent ?) à celle de la répartition des chances de vie et des types d’infrastructures reproduites. L’expression « reproduction distribuée » est plus juste que celle de « population »."

J'en profite pour rebondir sur un autre #livre (pas encore lu malheureusement) qui parle du corollaire indispensable mais toujours impensé des #déchets, qui devraient dans un monde socialement juste, dimensionner et interroger sur la consommation.

C'est aussi la où le colonialisme se révèle dans toute sa force, en faisant de l'externalisation des déchets vers les sud, un fonctionnement "normal"..

"Les déchets du monde : envers du décor"
alternatives sud - Points de vue du Sud
Edition Sylepse

On pourrait faire un parallèle avec une oeuvre de "fiction" tel que #Gunm qui représente une humanité en 3 étages :
La cité céleste de "Jeru" reliée à un ascenceur spatial à la citée de "Zalem", elle même reliée à "la décharge" par la gravité et par des ascenseurs latéraux qui ponctionnent les ressources du terrain. Notez le jeux de mot des 2 citées ;)

C'est finallement, de façon très imagé, ce qui se passe dans notre monde : les élites bourgeoises vivent à Jeru loin des considérations humaines, Zalem le nord global qui vie dans le confort, et La décharge, les suds qui vivent de l'extraction et de la réception des déchets du dessus..