Je suis triste que des personnes puissent accepter un usage de l’IA au regard de sa performance / gain en productivité ou qui évaluent la curiosité d'autres personnes en fonction de leurs usages de cette technologie.

Je n'arrive pas à répondre à ces arguments car pour moi le débat est vraiment très éloigné de ces considérations là.

L’IA est un projet politique et je m'inquiète pour les personnes qui vieillissent en empruntant une pente sur laquelle j'espère ne pas glisser un jour.

> First, we identify the bad faith argument. Then we think about what negating it would look like, so we can avoid doing that. Then we find the Kirby frame: we say what’s actually happening, shifting the focus from bad faith arguments to the person making them and what they are trying to do. — The Kirby Frame, https://anthonymoser.github.io/writing/rhetoric/framing/kirby/2026/01/28/the-kirby-frame.html

Cela m'a ouvert des portes de lire cet article dans ce contexte.

The Kirby Frame

writing is a technology, frames are a frame. bespoke human content.

moser’s frame shop

Aussi, je me suis inscrit à https://coeurdessciences.uqam.ca/evenements/ia-tu-ne-tueras-point/  

On s'y retrouve ?

IA : tu ne tueras point | Coeur des sciences | UQAM

Une IA au service du bien commun est-elle possible? Des armes autonomes aux applications médicales, le potentiel bénéfique de l’intelligence artificielle est gigantesque, les dérives possibles le sont tout autant : désinformation, danger pour la démocratie, contrôle de l’humanité. Que penser des risques dont parle de plus en plus la communauté scientifique, à commencer par Yoshua Bengio avec le projet Loi zéro ? Sur quels principes moraux s’appuyer pour programmer ces algorithmes qui transforment notre quotidien?

Coeur des sciences
@david Merci pour le partage, ça parait un moyen efficace de ne pas cautionner involontairement un cadre malsain au débat en se précipitant sur la négation d'un propos (comme dans le 1er exemple, où en voulant réfuter que les autistes soient à charge pour la société, on accepte de fait les prémisses du propos : mesurer la valeur des gens à leur productivité)
Cependant, la liste d'exemples m'a mise quelque peu mal à l'aise : on pourrait objecter qu'avec la riposte systématique sur l'adversaire (au lieu de répondre à ses propos), Kirby tombe dans le procès d'intention, voire, dans certains cas, dans l'attaque *ad personam*, non ?
@aln j'ai l'impression que les exemples servent davantage à montrer le fond du problème qu'à attaquer personnellement des individus (et j'ai probablement mes propres œillères), la cible me semble relativement large à chaque fois (racistes, transphobes, etc). Est-ce qu'il y a un exemple en particulier que tu trouves dérangeant ?
@david Les exemples sont pris parmi mes ennemis politiques, qui sont aussi ceux de la plupart des gens sur le fediverse. Alors ce n'est pas un exemple en particulier qui me gêne, c'est plutôt l'accumulation qui a fini par me donner l'impression qu'il suffit de hurler au fasciste à chaque dinguerie MAGA pour les démonter. Est-ce que c'est plus satisfaisant intellectuellement que la négation ? Oui. Est-ce bon pour le moral ? Sans aucun doute. Mais est-ce une technique argumentative gagnante ? C'est là que j'ai mes doutes, car je crains que ce type d'arguments soit systématiquement rejeté comme attaque ad personam.
Ou pas. Il faudra voir à l'usage.

@aln d'accord je comprends mieux ton ressenti je crois, à tester sur le terrain en effet 🧑‍🔬

Peut-être que l'effet d'accumulation a moins lieu lorsqu'il s'agit d'un sujet unique ? (et potentiellement Kirby pourrait être un brin plus diplomate 😅)