@charles @charles Tout le monde le sait, je pense pas que ce soit ça qui va arrêter qui que ce soit. Embaucher un salarié se fait aussi aux risques et périls de son employeur. Les erreurs sont admises tant que la productivité (à court terme) augmente. Il va falloir encore un petit moment avant que la mesure soit prise de l'impact de l'IA sur la qualité à moyen terme. Et ça ne signera certainement pas sa fin. Cette nouvelle clause est un non-événement.
Il faut que tout le monde prenne conscience qu'on ne raisonne pas des capitalistes et des managers avec des arguments rationnels. Je vois pas beaucoup d'entreprises rentables ne pas utiliser l'IA massivement à court terme.
@aegirs @charles Les humains font aussi des erreurs, si sur certaines tâches données l'IA surpasse les humains qualifiés moyens en fiabilité (c'est déjà le cas) l'argumentaire anti-IA fondé sur cette seule fiabilité devient irrecevable.
Les conséquences graves ne sont pas tant dans ce qu'elle produit directement que dans l'édifice social qu'elle requiert/retisse. Attaquer sur la qualité c'est se limiter à une défense un peu corporatiste ("payez-moi plutôt qu'un ordi pour faire cette tâche") et écarte les questions centrales de l'accumulation et de l'exploitation.
Ça ne veut pas dire qu'on ne peut pas avoir de discussion sur la qualité de ce que l'IA produit, simplement faut pas se leurrer : la plupart des évolutions techno se sont faites sur l'acceptation de baisse de qualité d'un produit donné, en contrepartie de sa production en masse. Si demain les sites web sont tous un peu merdiques mais que chacun peut vibecoder le sien, alors l'économie en sera sûrement satisfaite.