Je lis les commentaires sous la publication d'une consoeur de la conférence de presse de Rima Hassan sur Meta (Threads). La colère de l'élue contre certains médias après les fausses informations qui ont été diffusées est compréhensible. Mais les commentaires sous la publication contre les journalistes me laissent pantois: "cloportes", "racelars", "merdes de journalistes", etc. etc. Les insultes ne salissent que ceux qui les prononcent...

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C'est un véritable sujet d'inquiétude pour les journalistes, je sais que je ne suis pas seul à le vivre: comment continuer à tenter de faire son travail face à une telle vague de haine. Et tous les milieux et les âges sont concernés. J'ai moi-même été insulté en ligne par Sophia Aram pour avoir critiqué l'une de ses chroniques. Mais c'était une remarque sans aucune malveillance. En retour, j'ai eu droit à des horreurs et un cyber-harcèlement.

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Tout est sujet à l'insulte: les sujets sur Israël et la Palestine (oui, on a le droit de trouver le tweet de Rima Hassan sur un terroriste japonais pourri, même Bompard a répété qu'il ne l'aurait pas écrit), l'éducation, l'environnement (pourtant, il y a un consensus scientifique), l'homosexualité, le féminisme (l'horreur, en général, les commentaires)... Comment on continue à avancer dans le métier dans ces conditions?

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La difficulté à mesurer cette violence et cette haine tient aussi à leur viralité. Je ne sais pas si la société est plus violente qu'avant... La vie politique n'était pas plus digne au siècle dernier. Mais avec les réseaux sociaux, chaque acte de violence et de haine est immédiatement visible et disponible. Je me demande comment faire pour continuer ce métier dans ces conditions...

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@paul_denton Un début de piste, est de ne jamais oublier, que dans toute discussion, la probabilité que 50% de l'auditoire ait un QI<100 (par définition) est grande.
50% de l'auditoire a donc une capacité d'analyse et de compréhension en deçà de ce que l'on peut attendre (ou, au delà, si notre propre QI est encore inférieur à la moyenne, c’est à dire à 100).

Mais le QI reste très relatif, ce n'est qu'une mesure parmi d'autres.
L'essentiel est que sur ces 50%, seuls 10% lisent ou écoutent entièrement. Alors que sur l'ensemble de votre auditoire seuls 20% sont prêts à accepter la contradiction.

Bref, si vous avez une réaction constructive dans le lot de commentaires, c'est déjà pas mal.

C'est une des raisons pour laquelle la politique de se scande pas. Elle s'exerce.