Je lis les commentaires sous la publication d'une consoeur de la conférence de presse de Rima Hassan sur Meta (Threads). La colère de l'élue contre certains médias après les fausses informations qui ont été diffusées est compréhensible. Mais les commentaires sous la publication contre les journalistes me laissent pantois: "cloportes", "racelars", "merdes de journalistes", etc. etc. Les insultes ne salissent que ceux qui les prononcent...

#Politique #Medias #RimaHassan #Journalisme #Presse

C'est un véritable sujet d'inquiétude pour les journalistes, je sais que je ne suis pas seul à le vivre: comment continuer à tenter de faire son travail face à une telle vague de haine. Et tous les milieux et les âges sont concernés. J'ai moi-même été insulté en ligne par Sophia Aram pour avoir critiqué l'une de ses chroniques. Mais c'était une remarque sans aucune malveillance. En retour, j'ai eu droit à des horreurs et un cyber-harcèlement.

#Politique #Journalisme #Presse #Medias #Haine

Tout est sujet à l'insulte: les sujets sur Israël et la Palestine (oui, on a le droit de trouver le tweet de Rima Hassan sur un terroriste japonais pourri, même Bompard a répété qu'il ne l'aurait pas écrit), l'éducation, l'environnement (pourtant, il y a un consensus scientifique), l'homosexualité, le féminisme (l'horreur, en général, les commentaires)... Comment on continue à avancer dans le métier dans ces conditions?

#Politique #Haine #CyberHarcelement #Journalisme #Medias #Presse

La difficulté à mesurer cette violence et cette haine tient aussi à leur viralité. Je ne sais pas si la société est plus violente qu'avant... La vie politique n'était pas plus digne au siècle dernier. Mais avec les réseaux sociaux, chaque acte de violence et de haine est immédiatement visible et disponible. Je me demande comment faire pour continuer ce métier dans ces conditions...

#Politique #Journalisme #Medias #Presse #Violence #CyberHarcelement #Harcelement

@paul_denton Anedocte : j'ai fait une reconversion professionnelle le soir où, collaborateur politique, on reçoit François Fillon à Poitiers pour les élections présidentielles 2017. L'ambiance délétère partout (chez les militants, les opposants ce soir-là présents en nombre, le cynisme de l'équipe de campagne, les antagonismes...).
Je me suis barré en plein milieu de la soirée, sans jamais revenir.
Je partage qu'il y a quelque chose de "cassé" dans la vie publique.
@paul_denton Je situe la rupture vers 2010 / 2011, pré-présidentielle.
Depuis autre monde, autre univers même, sans jamais regretter. La vie publique me manque, mais pas celle que l'on nous propose aujourd'hui.
Dommage car c'est indispensable à toute vie collective !