#Psychiatrie Expérience de Rosenham sur les hôpitaux psychiatriques avec des faux patients

Tous les faux patients ont pu être admis sans difficulté d’aucune sorte. Le personnel ne voyait pas qu’ils jetaient leurs médicaments et prenaient les prises de notes comme un signe de maladie. À l’inverse, les personnes hospitalisées se rendaient compte assez souvent que c’était des faux patients.

Lorsqu’ils ont annoncé envoyé régulièrement des faux patients de manière aléatoire dans un hôpital psychiatrique, environ la moitié des patients furent estimés non malades ou douteux. En fait, tous étaient malades.

Il observe aussi : « l’ensemble des phénomènes induits chez les patients par cet environnement (hospitalier) est contre-thérapeutique. »

Et l’environnement (in)hospitalier rends le personnel mauvais (dans tous les sens du terme).

https://shs.cairn.info/revue-sud-nord-2009-1-page-73

« Il est clair que nous ne pouvons pas distinguer le fou du non-fou dans des hôpitaux psychiatriques. L’hôpital lui-même impose un environnement spécial dans lequel les significations des comportements peuvent être comprises de travers. Les conséquences pour les patients hospitalisés dans un tel environnement – impuissance, dépersonnalisation, ségrégation, mortification et étiquetage diagnostique – semblent indubitablement contre-thérapeutiques. »

David L. Rosenhan, « On being sane in insane places », Sciences, 1972