Je fais du podcasting. Je viens d'écouter le #colonialisme version Helvétie. Mon écoute était en lien avec tout le blabla qu'on fait en Occident sur le traitement des morts, la paix des morts, les rituels à faire, les incinération ou inhumation. Et je réalise que les chercheurs de l'époque ne s'encombraient pas de temps de scrupules pour des restes humains de peuples lointains. La 🇨🇭 était la plaque tournante de ces restes humains pour l'étude des races en Occident.

Colonialisme (2/5) : Des restes humains par milliers | RTS
Fabio Rossinelli est co-auteur, avec Bernhard Schaär et Ahmet Köken, d'un rapport rendu public en 2025 sur les " Restes humains issus de contextes coloniaux en Suisse ", un premier état des lieux de ces collections. En page de garde de ces quelque 70 pages en quatre langues on découvre une image, une femme, debout avec entre ses mains un crâne qu'elle expose avec résolution au regard des visiteurs. C'est une œuvre que l'on doit à l'artiste sri-lankaise Deneth Piumakshi Veda Arachchige, une œuvre pour rappeler l'existence d'une collection de crânes et d'autres parties squelettiques que des chercheurs bâlois ont prélevés dans les années 1880 dans la colonie de Ceylan pour leurs " recherches raciales ". Alors qu'officiellement la colonisation est aujourd'hui condamnée, à qui appartiennent ces morceaux de corps ? Faut-il les rendre ? Et à qui ? Nous sommes au début d'un processus et à cette étape il fallait compter ces collections mais pour compter il faut définir ce qu'on cherche. Avec Fabio Rossinelli, historien et chercheur FNS.