𝙉𝙤𝙣 𝙖̀ 𝙡𝙖 𝙡𝙤𝙞 𝙔𝙖𝙙𝙖𝙣 !

- Ce projet de loi 𝙖𝙢𝙖𝙡𝙜𝙖𝙢𝙚 𝙡'𝙖𝙣𝙩𝙞𝙨𝙚́𝙢𝙞𝙩𝙞𝙨𝙢𝙚 𝙚𝙩 𝙡𝙖 𝙘𝙧𝙞𝙩𝙞𝙦𝙪𝙚 𝙙'𝙄𝙨𝙧𝙖𝙚̈𝙡 (𝙖𝙣𝙩𝙞𝙨𝙞𝙤𝙣𝙞𝙨𝙢𝙚).

- Représente un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne. (...)

- Appuie indirectement la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international.

- Dessert la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou (...)

"Député.e.s, je vous appelle à voter contre ce projet de loi liberticide appuyant une politique colonialiste et génocidaire contre les Palestinien.ne.s."

Signez la pétition :
https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-5158

Non à la loi Yadan - Non à la loi Yadan - Plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale

Ce projet de loi, porté par Caroline Yadan, prétend lutter contre de nouvelles formes d'antisémitisme. Cependant, lorsque l'on lit l'exposé des motifs, on remarque un amalgame entre l'antisémitisme et la critique d'Israël (antisionisme). On peut lire par exemple : "Cette haine de l’État d’Israël est aujourd’hui consubstantielle à la haine des Juifs. L’appel à la destruction de cet État, parce qu’il forme un collectif de citoyens juifs, est une manière détournée de s’attaquer à la communauté juive dans son ensemble." Cet amalgame opéré par Caroline Yadan n'est pas innocent. En effet, en 2025, un tribunal correctionnel a relaxé une personne accusée d’antisémitisme pour avoir soutenu la cause palestinienne. Ce même tribunal a énoncé : “La référence à Israël ou au sionisme, défini comme un mouvement politique et religieux visant à l’établissement puis à la consolidation d’un État juif en Palestine, ne peut, à elle seule, être interprétée comme visant la communauté juive dans son ensemble”. On peut donc craindre que ce projet de loi ne cherche à contrer ces relaxes et à obliger les juges à opérer cet amalgame entre antisémitisme et antisionisme afin de faire taire toute critique contre Israël. Cet amalgame est scandaleux pour trois raisons : - Il représente un réel danger pour la liberté d’expression, en muselant tout soutien à la cause palestinienne. Si ce projet de loi devait être voté, des slogans pacifistes comme « l'égalité et la liberté pour tous de la mer au Jourdain » pourraient faire l’objet de condamnations judiciaires. Le travail des journalistes et des chercheur.e.s pourrait également s’en retrouver censuré. - Il appuie indirectement la colonisation de la Palestine par Israël, illégale au regard du droit international. - Il dessert la lutte contre l’antisémitisme en assimilant les Juives et les Juifs à la politique de Benjamin Netanyahou alors que nombre d’entre elleux critiquent ouvertement (et à juste titre) cette politique mortifère. Oui, il faut lutter contre l'antisémitisme de toutes nos forces, comme contre toutes les autres discriminations. Mais pas en muselant la liberté d'expression ni en assimilant la communauté juive à la politique de Benjamin Netanyahou. Oui, Israël est un état qui a orchestré des expulsions (comme durant la Nakba de 1947-1948), expulsions encore perpétrées en 2025 en Cisjordanie contre des camps de réfugié.e.s. Oui, la résistance palestinienne contre l'occupant israélien par tous les moyens nécessaires est un droit garanti par la résolution des Nations Unies 2621 XXV du 12 décembre 1970. Député.e.s, je vous appelle à voter contre ce projet de loi liberticide appuyant une politique colonialiste et génocidaire contre les Palestinien.ne.s.

Présentée comme une initiative «transpartisane», la proposition de loi a été signée par des élus des trois groupes de l’ex-majorité présidentielle (Ensemble pour la République, Les Démocrates, Horizons), du groupe Droite républicaine présidé par Laurent Wauquiez, du groupe centriste Libertés, indépendants, Outre-mer et territoires (Liot), mais aussi, hélas, par quelques députés socialistes comme François Hollande.

Le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, a, lui, fait savoir qu’il s’y opposerait, tout comme la très grande majorité de la gauche.

𝙄𝙡 𝙚𝙨𝙩 𝙚𝙣 𝙚𝙛𝙛𝙚𝙩 𝙨𝙞𝙙𝙚́𝙧𝙖𝙣𝙩 𝙙𝙚 𝙡𝙞𝙧𝙚 𝙙𝙖𝙣𝙨 𝙡’𝙚𝙭𝙥𝙤𝙨𝙚́ 𝙙𝙚𝙨 𝙢𝙤𝙩𝙞𝙛𝙨 𝙘𝙚𝙣𝙨𝙚́𝙨 𝙟𝙪𝙨𝙩𝙞𝙛𝙞𝙚𝙧 𝙘𝙚𝙩𝙩𝙚 𝙥𝙧𝙤𝙥𝙤𝙨𝙞𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙙𝙚 𝙡𝙤𝙞 𝙦𝙪𝙚 «[𝙡𝙖] 𝙝𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙙𝙚 𝙡’𝙀𝙩𝙖𝙩 𝙙’𝙄𝙨𝙧𝙖𝙚̈𝙡 𝙚𝙨𝙩 𝙖𝙪𝙟𝙤𝙪𝙧𝙙’𝙝𝙪𝙞 𝙘𝙤𝙣𝙨𝙪𝙗𝙨𝙩𝙖𝙣𝙩𝙞𝙚𝙡𝙡𝙚 𝙖̀ 𝙡𝙖 𝙝𝙖𝙞𝙣𝙚 𝙙𝙚𝙨 𝙅𝙪𝙞𝙛𝙨».

Jonathan Bouchet-Petersen, Libération 2 avril 2026

@carmine

Ça restreint l'indépendance de la france (art 410-1) c'est une atteinte au fondement de la nation .... c'est de la trahison (art411-1)

Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, lorsqu'il est de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation, est puni de dix ans d'emprisonnement et de 150 000 euros d'amende.
(art 411-5)