« Reconnaître l'existence de ses propres besoins, c'est la première étape pour accepter les besoins d'autrui. »
PATIENTS A VIE | Transphobie, validisme et le projet fasciste pour la santé
Vidéo complète sur Youtube : https://youtu.be/by-MZQoxGeM
Article : https://alistairh.fr/patients-a-vie/
#trans #queer #handicap #validisme
Nous passons près de la moitié de nos vies à répondre à nos besoins primaires. Et avoir conscience de ça, avoir conscience que ces besoins existent, qu’ils sont normaux et que ce n’est pas une faute d’avoir besoin de temps et de ressources pour se maintenir en vie, que ce n’est pas une faute que cela demande un réel effort et que si ça ne marche pas tout seul tout le temps, ça ne veut pas dire qu’on est défectuex, c’est important.
C’est évidemment d’autant plus important pour les personnes handicapées et dans la question qui nous intéresse, c’est aussi important pour les personnes trans parce que transitionner c’est prendre beaucoup de temps et de ressources pour répondre à un besoin et ça peut sembler désespérant ou inapproprié des fois.
Mais c’est important pour tout le monde. Il n’y a pas besoin d’être handicapé ou marginalisé pour avoir des besoins, pour être dépendant d’autres pour répondre à ces besoins et que cela prenne des ressources et du temps.
C’est important aussi parce que reconnaître l’existence de nos propres besoins, c’est la première étape pour accepter l’existence des besoins d’autrui. Si j’accepte que je passe 12 heures par jour à répondre à mes besoins primaires pour me maintenir en vie, le jour où quelqu’un me dit : « Du fait de ma maladie, je dois passer une heure par jour à faire des traitements. » ou « Comme je suis trans, je dois prendre des hormones tous les soirs 10 minutes. » Ce ne sont plus des expériences si étrangères que ça à la mienne et ce ne sont plus des quantités de besoins si disproportionnées par rapport aux miens.