L’Anses alerte (à son tour) sur l’exposition au cadmium

Métal lourd naturellement présent dans les sols, l’exposition au cadmium peut, à très fortes doses, provoquer de la fièvre et des nausées mais ce type d’intoxications massives ne se rencontre que dans le milieu professionnel et demeure très rares. A plus faible dose, l’exposition environnementale peut favoriser des néphropathies et la fragilité osseuse. Le cadmium pourrait également avoir un rôle cancérogène : en 2021, Santé Publique France (SPF) écrivait que ce métal est « suspecté de jouer un rôle dans l’accroissement majeur et extrêmement préoccupant de l’incidence du cancer du pancréas ».

Selon l’Anses, la principale manière de réduire l’exposition de la population au cadmium est d’agir sur l’agriculture. C’est en effet l’utilisation d’engrais minéraux phosphatés qui augmente la teneur en cadmium dans les sols et in fine dans les produits alimentaires. « Les niveaux français d’exposition au cadmium sont jusqu’à trois ou quatre fois supérieurs à ceux d’autres pays comme la Belgique, l’Angleterre ou l’Italie », sans doute en lien avec « une utilisation plus importante de certains intrants agricoles » commente ainsi Géraldine Carne.

L’Anses alerte (à son tour) sur l’exposition au cadmium

Près de la moitié de la population française est surexposée au cadmium alerte l’Anses. L’agence préconise plusieurs mesures pour réduire cette exposition.

Medscape
Pourquoi personne n’interdit pas tout les produits chimique dans l’alimentation en France ?

Parce que ça n’existe pas. Sans vouloir être pédant, la formule même de “produit chimique” est un non-sens qui pollue le débat citoyen sur tous les sujets, de l’écologie à la santé en passant par l’agro alimentaire. Tout est chimie, rien n’est “juste naturel” ou autre.

Pour la question de pourquoi on n’interdit pas toute forme d’intrant (a priori de synthèse) dans les cultures, elle est très complexe et comme souvent, multifactorielle.

Sans rentrer trop en détail, aujourd’hui la production agricole dans son immense majorité est simplement bloquée dans une logique de rendements à court termes. Changer vers une logique raisonnée voire bio est souhaitable mais souvent non soutenable pour les exploitants, qui peinent souvent à survivre de leur travail, et devraient supporter plusieurs années de rendements moindres sans la plus value apportée par les labels et certifications.

Par ailleurs d’un point de vue juste mathématique, si toutes les parcelles du monde changeaient du jour au lendemain vers une exploitation bio, les rendements seraient a priori insuffisants à nourrir la population (en tout cas pas sans larges ajustements autres de pratiques culturales et societales).

Enfin, à ne pas sous estimer, l’industrie agroalimentaire dans son ensemble est parmi les plus imposants et puissants lobbys qui soient, et dépense un argent et une énergie considérables pour s’assurer que les pratiques qui l’arrangent perdurent et se développe, indépendamment de leurs conséquences sur l’environnement et la santé.

Je me savais pas.
Et c’est pas un problème ! J’ai été prof de SVT, et il ne faut pas oublier que ne pas savoir est forcément la posture par défaut pour tout le monde. Ce qui est important, c’est comment on choisit de se positionner face à ça, et la valeur qu’on apporte à la curiosité du monde qui nous entoure :)
ça doit être un métier dur prof de SVT…