// Conférence presse //
#Violencespolicières à #Noisiel : la LDH saisit la justice

Présidente de l'association,
@NathalieTehio
masto rappelle que la
#LDH est très impliquée auprès des victimes du racisme comme de violences policières.

Les #violencespolicières, par leur récurrence et en restant trop souvent impunies, abîment la relation de confiance entre la police et la population et rejaillissent négativement sur les institutions. C'est aussi pour protéger la démocratie que ces affaires sont importantes.
Pour ces raisons, la police doit être redevable de son action vis-à-vis de la société, il faudrait appliquer l'article 15 de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789 qui exige la redevabilité de l'administration.
La #LDH envoie des observatrices et des observateurs des pratiques policières en manifestation. Mais dans les quartiers populaires, on ne sait pas quand la police va agir, c’est donc difficile à observer.
Heureusement qu'il y a des vidéos de smartphones, sinon c'est le discours policier qui prévaut et qui est largement répercuté et entendu par les autorités. On constate dans cette affaire que les policiers n'ont pas été suspendus.
Grâce Favrel, avocate #LDH : "sales bougnouls", "sales nègres", "bande de sales noirs" ces propos à caractère raciste qui auraient été proférés par les policiers.
Ces faits s’inscrivent dans un contexte de pratiques discriminatoires de la police, dénoncées par le Défenseur des droits. Les violences illégitimes et les actes de racisme ne sont jamais anodins pour la population et portent atteinte à la dignité humaine.
Ces faits s’inscrivent dans un contexte de pratiques discriminatoires de la police, dénoncées par le Défenseur des droits. Les violences illégitimes et les actes de racisme ne sont jamais anodins pour la population et portent atteinte à la dignité humaine.
Pierre Brunisso, avocat de Flavel, l'une des victimes, revient sur le déroulé des faits, notamment au regard des nouvelles vidéos et des témoignages, qui remettent en cause le narratif policier.
Dans le narratif des forces de l’ordre, il y avait une volonté de justifier les violence commises. Ils parlent d’interpellations sur un point de deal, or des vidéos prouvent que les tensions sont montées suite à une interpellation injustifiée.
Le procureur parle d’un véhicule dégradé, de policiers qui ont eu peur : c’est une manière de dire qu’aucun policier n’a été blessé. A ce stade seuls des jeunes ont été blessés par des policiers. L'absence de transmission des caméras piétons alors que 5 policiers étaient équipés nous questionne.
Flavel, 35 ans, témoigne des violences subies : je sortais du travail, il était tard et je suis allé me chercher à manger dans la seule rue où des restaurants sont ouverts. Je reprenais le travail tôt le lendemain matin. J’ai vu des feux d’artifice au loin...