J'aime pas ces féminisations modernes. Chercheure, docteure. C'est pas un accord, c'est un assentiment à affixer un "e" féminisant à un mot masculin. Le féminin de chercheur c'est chercheuse. Oui on dirait que ça veut dire que ton métier c'est de partir à la recherche de la chaussette perdue ou de chercher la merde, mais le problème n'est pas le mot chercheuse, c'est la disqualification de la forme féminine du mot chercheur. Pareil pour docteur, son féminin c'est doctoresse. Une femme qui est docte.

Et ne croyez pas que c'est parce que je refuse la modernisation de la langue et que je me rattache telle une académicienne aux "nobles archaïsme" du français. C'est en fait tout l'inverse : ces suffixes de féminisation - esse, eresse, euse, ice etc - rendent la féminité audible. Pas seulement lisible. À mes yeux ils légitimisent pleinement l'existence d'une forme féminine de l'exercice, plutôt que simplement accepter, à contre-coeur, qu'on puisse emprunter le masculin sous une déclinaison vaguement féminisée vite fait.

Réapproprions-nous nos métiers, nos cartes de visite et le français.

CHERCHEUSE : Définition de CHERCHEUSE

@m0r4yn3r je crois que "chercheure" me pose encore plus problème, parce que "chercheuse" est aussi simple, existe dans le vocabulaire courant, est facile à adopter, et chercheure n'est même pas reconnu par le correcteur... Pour moi utiliser chercheure c'est un acte délibéré qui assume que le féminin ne peut pas revêtir la crédibilité du masculin, c'est un effacement, un sexisme qu'il m'est difficile de ne pas qualifier de conscient et volontaire.
@m0r4yn3r alors que je milite aussi pour doctoresse (et peintresse) mais j'y vois plus de freins linguistiques