Depuis "l'affaire Deranque", je ne décolère pas. Cet aveuglement et ce déni d'une grosse partie de la société face à la montée du fascisme me rend dingue.
Mais il y a surtout un truc que je n'arrivais pas à exprimer et sur lequel j'étais bloquée pour argumenter, c'était ce gimmick de merde "Personne ne devrait mourir pour des idées".

Et ça y est. J'ai ma réponse, mon argumentation et celle que je balancerai au prochain qui me sort ce poncif minable.

"Personne ne devrait mourir pour ses idées ? Tu es sûr ? Chaque fois que tu a voté pour une politique qui a fait fermer une maternité ou des lits d'hôpital, tu as pensé que le nouveau né ou le patient morts n'auraient pas dû mourir pour TON idée que la santé coûte trop cher ? Chaque enfant mort sous les coups de ses géniteurs, tu lui as rendu un hommage national parce qu'il est mort pour TON idée de réduire les subventions à l'aide à l'enfance ?"
"Pour chaque SDF qui est mort dans la rue, chaque migrant mort en essayant de traverser une frontière, chaque chômeur qui s'est suicidé, tu as crié "Personne ne devrait mourir pour des idées" ? Alors que chacun d'eux est mort pour des idées politiques de merde qui sont les tiennes et celles de milliers d'autres ?
Chaque soldat qui meurt dans une guerre au nom des idées de Trump, de Poutine, d'un Mollah, tu pleures qu'il soit mort pour les idées d'un tyran ?
Chaque soldat qui défend sa nation attaquée par les précédents, tu dis aussi qu'il ne devrait pas mourir pour l'idée de vivre libre, dans son pays ?"
Quelle hypocrisie !
Des gens meurent pour des idées, tout le temps. Ce sont rarement les leurs.
Le nazillon, lui, il est mort parce que c'était un Pétain de sale nazi ultra violent qui a perdu la bagarre qu'IL avait déclenché. Ça méritait un hommage ?
Alors ta gueule.
@PrincessConnasse jai beaucoup aimé découvrir cette phrase d'Aragon a propos d'un militant de l'action française assassiné par une anarchiste : "Il m'est impossible de considérer la mort de Marius Plateau comme autre chose qu'un accident du travail dans l'exercice d'une profession pour laquelle je n'éprouve que du mépris."

@maud_erre @PrincessConnasse

Metaphore bien faible pour une plaidoirie d' un suppose gauchiste : un accident du travail, c est tres grave. Et le mepris y ajoute une couche de soupcon des plus douteux.