Cette semaine, j’ai envoyé 928€ à une Claire Martin que je ne connais pas.
En ouvrant ce mail, n’importe qui paniquerait.

Et c’est exactement ce que ce scam cherche à faire.
J’entends souvent que “l’arnaque est évidente, moi je tombe pas dedans”.

Tu sais sûrement les identifier chez les autres.
Mais prendre ce recul, c’est plus difficile quand tu es visé.

Parce que le scam repose sur un combo de vitesse + biais émotionnels.

#industrialisation #startup #infosec #scam

La somme est volontairement exubérante pour déclencher une réaction rapide.
Assez réaliste pour être crédible, assez haute pour te faire paniquer… et donc agir.

Et en ce moment, les scammers innovent et testent de nouveaux formats.
Dans ce mail, tu ne verras pas les ficelles classiques de ces arnaques.
Pas de lien de connexion à ta banque, pas de formulaire de contact.

Juste un numéro de téléphone et la proposition d’appeler si tu n’es pas à l’origine du virement.
C’est tentant parce qu’après tout, “un appel ne peut pas me hacker”.

Les campagnes de sensibilisation du grand public en matière de cybersécurité fonctionnent.
Les escrocs le savent et utilisent des mécaniques de plus en plus sophistiquées.

Si tu appelles le numéro, tu ne perdras pas d’argent tout de suite.
Mais tu enverras le message que tu es réceptif à leurs arnaques.

Ils "qualifient" leurs prochaines victimes.
C'est dès cette première étape qu'il faut identifier l'arnaque.

Si les techniques changent, la mécanique pour l'identifier reste la même.
Ils cherchent à provoquer l’urgence face à la perspective d’une grosse perte ou d’un gros gain.

Face à la pression, une seule question à te poser : est-ce que cette urgence est réelle ?
Si tu n'es pas sûr, vérifie par un autre canal avant d'agir.

Sans la panique, les arnaques ne marchent plus.
On veut te faire accélérer à tout prix ? C’est pile ici que tu dois prendre le temps de ralentir.