Avant / Après. 2009. Plateau de la RTBF. J'analyse Twitter pour le JT et je décris un outil où un étudiant peut interpeller un politique, où un citoyen peut répondre à un journaliste. L'information… | Damien Van Achter

Avant / Après. 2009. Plateau de la RTBF. J'analyse Twitter pour le JT et je décris un outil où un étudiant peut interpeller un politique, où un citoyen peut répondre à un journaliste. L'information circule à plat, en temps réel, sans filtre. J'y vois une rupture structurelle. 2026. Même plateau. Même exercice. Même posture : comprendre comment les plateformes redistribuent le pouvoir dans l'écosystème de l'information. (merci Mariam Alard pour l'invitation 🙏) Ce qui a changé, ce n'est pas la posture. C'est ce qu'il y a à observer. L'horizontalité que je décrivais a bien eu lieu. Mais elle a été capturée. Un algorithme décide ce qu'on voit, et derrière cet algorithme, quelqu'un a un intérêt financier à nous garder en colère. La plateforme qui devait démocratiser l'accès à l'information appartient désormais à un homme qui s'ingère ouvertement dans la politique européenne. Ce que je n'avais pas dans ma grille de lecture en 2009 : la différence entre la liberté de s'exprimer et le droit d'être amplifié. Aujourd'hui la question n'est plus "faut-il être sur X ?". C'est : qu'est-ce que notre présence y légitime ? Pour les médias, les institutions, les élus — rester ou partir est un choix éthique, pas technique. L'analyse complète 1er en commentaire.

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