Perdu·es sans providences.

Emu·es par une ambition prophétique.

Nous nous sommes échoué·es ici.

Au large de l'île des autres.

Maintenant nous savons.

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Nos fictions ont tout dévoré.

Elles ont dévoré nos villages,

dévoré nos parents dévorés, nos ami·es.

Elles ont abattus les forêts et ont boisé les plaines de forêts muettes

Elles ont imposé leurs parcelles et leur monnaie.

Elles ont englouti le souvenir des mondes où elles ne sont pas nécessaires.

il ne reste que nous.

Nous ne sommes peut-être pas tout.

nous ne sommes certainement pas rien.

Nous avons besoin d'espoir.

Celui-là est ailleurs. C'est à nous de le formuler