Dans mon université actuellement - la préparation au (nouveau!) CAPES en Licence n'est pas garantie à la rentrée prochaine - les départs ne sont pas remplacés - nous devons refaire nos diplômes en réduisant encore le nombre d'heure étudiants et augmentant le nb d'heure des enseignants #fil #ESR

RE: https://bsky.app/profile/did:plc:baubqpcuoesmvjiimxlers3v/post/3mgot2bs5lo25
Petite spécificité de l'ESR: ce sont les personnels enseignants et administratifs qui doivent eux-même mettre en œuvre et faire les arbitrages concernant la dégradation de leurs missions et de leurs propres conditions de travail --> risques psychosociaux accrus
Problème de fond: TOUT LE MONDE du ministre, au rectorat, à la présidence, aux responsables d'UFR à chacun des personnels enseignants et administratifs travaille à faire des réductions budgétaires Mais AUCUNE des injonctions ne concerne la qualité du service public rendu.
Préparer aux concours de l'éducation nationale ? ça coûte cher on verra ... Garantir des cours en petits groupes avec des travaux corrigés aux étudiants de premier cycle ? ça coûte cher on va en mettre moins... Etc.
Les normes horaires sensées garantir une densité minimum d'enseignement aux étudiants sont un lointain souvenir : on doit par exemple 1500 heures d'enseignement aux étudiants en Licence, on est bien en dessous, et on va creuser, pour économiser.
Bref, si le projet est la dégradation du service public d'enseignement supérieur (après l'éduc nationale), tout se déroule comme prévu. Mais si quelqu'un a un tout petit peu d'ambition sur une politique publique de formation de masse et de recherche, il faut changer de cap, d'urgence.
@michaelzemmour.cpesr.fr
J'ai bien peur que ce soit la première option…