Le 8 mars, c’est pas la journée des fleurs pour la madame. C’est la Journée internationale des droits des femmes. Une journée qui existe parce que pendant longtemps, les femmes ont dû se battre pour des droits que d’autres recevaient automatiquement : étudier, travailler, voter, décider pour leur propre corps. Rien de ça est tombé du ciel. Ça s’est gagné à coups de luttes, de portes fermées, pis de femmes assez tannées pour arrêter de demander la permission.
Dans la sagesse sino-québécoise inventée quelque part entre un café trop fort pis une table de cuisine collante, on dit : « Les fleurs, ça pousse tout seul. Les droits, ça s’arrache. » Le 8 mars sert à se rappeler de ça. Pas pour faire joli. Pour regarder honnêtement ce qui reste encore à finir.
