Le fascisme breton ne s'exprime pas que par écrit dans la presse française : il joue aussi au violeur esclavagiste en Afrique où la France-à-fric se porte encore très bien.
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Traduction et réécriture de :
https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-03-06/bollore-companies-excluded-by-norway-fund-on-human-rights-issues
(Réécriture parce qu'apparemment la Bloomberg AI n'est pas franchement douée pour l'écriture d'articles.)
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Bloomberg - Industrie
Les entreprises de Bolloré exclues du Fonds souverain norvégien pour violation des droits humains

Par Benoit Berthelot et Sheridan Prasso
6 mars 2026 à 5h01 GMT
Analyse par Bloomberg AI

Le Fonds souverain norvégien, le plus important au monde, a exclu de son portefeuille d'investissement les entreprises liées au milliardaire Vincent Bolloré. Cette exclusion fait suite à des signalements d'abus dans des plantations d'hévéas codétenues par Bolloré en Afrique, notamment des allégations de harcèlement sexuel et de violences. La décision du Fonds norvégien a été saluée par plus de 30 organisations à but non lucratif et associations locales défendant les droits des populations vivant à proximité des plantations de Socfin.

Bolloré et sa famille sont les principaux actionnaires de Bolloré SE et de sa principale participation, la Compagnie de l’Odet SE, toutes deux ajoutées le 26 février 2026 à la liste d’exclusion du fonds. Ils sont codétenteurs du groupe Socfin, un vaste ensemble de plantations d’hévéas et de palmiers à huile réparties dans dix pays d’Afrique et d’Asie du Sud-Est. L’autre actionnaire est l’homme d’affaires belge Hubert Fabri. Socfin, fournisseur de caoutchouc pour Michelin, Continental AG et Bridgestone Corp., a annoncé des modifications de ses politiques de lutte contre les violences et le harcèlement sexuels en juillet dernier.

Les conditions de travail dans les plantations ont fait l’objet d’un examen minutieux. En avril dernier, Bloomberg News a publié une enquête basée sur des témoignages directs de harcèlement et de violences sexuelles de la part de plusieurs femmes travaillant dans les exploitations de Socfin au Libéria et au Ghana. Des audits ont documenté des allégations similaires, y compris des cas de viol, dans les propriétés de l’entreprise en Sierra Leone et au Cameroun.

Le fonds norvégien Norges Bank Investment Management, qui gère un portefeuille de 2 200 milliards de dollars, est considéré comme un investisseur influent. Fin 2024, il détenait pour 90 millions de dollars d’actions Bolloré SE, mais fin 2025 il n’en possédait plus.

Dans son rapport, le fonds indique que son conseil d’administration a entamé en 2024 un dialogue avec les sociétés Bolloré concernant leur gestion des risques liés aux droits humains, aux violences sexuelles, au harcèlement et aux violations des droits des travailleurs chez Socfin. Selon le rapport, suite à cet examen, le conseil d’administration a décidé l’année dernière d’exclure les sociétés sur recommandation de son Conseil d’éthique.

Plus de 30 organisations à but non lucratif et associations locales défendant les intérêts des populations vivant à proximité des plantations de Socfin ont salué cette décision. Dans un communiqué collectif publié jeudi, Mme Félicité Ngo Bissou de l’Association des Femmes Riveraines de Socapalm Edéa au Cameroun déclare "Le groupe Bolloré se dédouane depuis trop longtemps des exactions que nous subissons autour des plantations de Socfin et de ce fait ces exactions perdurent. Il est grand temps que les investisseurs agissent contre Socfin et Bolloré".

Les représentants de Bolloré et de la Compagnie de l’Odet n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.
Les représentants du fonds norvégien sont également restés injoignables.
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