🇺🇸🇮🇷 Le #LUCAS n’est pas une surprise pour qui suivait le dossier. Depuis 2022, les retours d’Ukraine convergeaient tous vers le même constat : la munition rôdeuse bon marché, produite en masse, était en train de devenir l’arme de saturation par excellence. Ce qui est notable, c’est la vitesse à laquelle le Pentagone en a tiré les conséquences opérationnelles, mais surtout industrielles.

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18 mois du concept au combat, c’est une performance qui rompt avec les standards américains. Elle n’a été possible qu’en court-circuitant délibérément la bureaucratie d’acquisition habituelle : le JCIDS (le processus interarmées qui valide officiellement les besoins avant tout lancement de programme) et les directives DoD 5000 (qui fixent les étapes obligatoires du cycle de vie d’un programme d’armement, de la planche à dessin à la mise en service). Ces

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procédures existent pour de bonnes raisons, mais elles transforment ordinairement chaque programme en marathon administratif.

Le LUCAS a bénéficié d’une voie express, adossée à un décret présidentiel et à une directive du secrétaire à la Défense sur la supériorité par les drones.

Message implicite aux industriels européens : la lenteur n’est plus une option acceptable.

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L’approche multi-fournisseurs retient également l’attention. SpektreWorks, Inc. n’a pas vocation à rester seul sur le programme : l’architecture du LUCAS a été pensée dès le départ pour être confiée à plusieurs fabricants en parallèle. C’est une leçon tirée directement des ruptures de stock observées en Ukraine, où la dépendance à un fournisseur unique s’est révélée un talon d’Achille. Distribuer la production, c’est distribuer le risque.

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Sur le plan purement capacitaire, le LUCAS est un compromis assumé : portée plus courte et charge utile inférieure au Shahed-136, vitesse modeste. Mais son coût représente à peine 1,7 % d’un missile #Tomahawk, et il peut opérer en essaim grâce au système de communication MUSIC.

Pour un planificateur, la logique est simple : saturer les défenses adverses avec des munitions à 35 000 dollars pour préserver les missiles à plusieurs millions pour les cibles

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qui le justifient vraiment.

La question qui reste ouverte, et elle intéresse autant les états-majors que les industriels, est celle du stock réellement disponible aujourd’hui. Les déclarations officielles restent délibérément floues, ce qui est en partie tactique, mais reflète aussi une montée en puissance encore incomplète. Pour un conflit court et intense, le dispositif actuel est probablement dimensionné. Pour un engagement qui s’inscrit dans la

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durée, avec des frappes massives quotidiennes, la cadence de production redevient l’enjeu central, exactement comme elle l’est pour l’Ukraine depuis quatre ans. #Iran