Le ministère des armées commande un supercalculateur à l’étranger et ouvre une brèche dans la souveraineté nationale

Tout en affirmant vouloir préserver les actifs stratégiques du groupe français #Atos, le ministère des armées a choisi un concurrent états-unien afin de développer un ordinateur «supercalculateur» pour les systèmes militaires. Ce choix provoque une fronde parmi les acteurs de la défense.

Par @Morangehttps://www.mediapart.fr/journal/politique/291024/le-ministere-des-armees-commande-un-supercalculateur-l-etranger-et-ouvre-une-breche-dans-la-souverainet?at_medium=rs-cm&at_campaign=mastodon&at_account=mediapart

Le ministère des armées commande un supercalculateur à l’étranger et ouvre une brèche dans la souveraineté nationale

Tout en affirmant vouloir préserver les actifs stratégiques du groupe français Atos, le ministère des armées a choisi un concurrent états-unien afin de développer un ordinateur « supercalculateur » pour les systèmes militaires. Ce choix provoque une fronde parmi les acteurs de la défense.

Mediapart
@mediapart Notre president est celui qui a vendu Alstom aux US. Le lien entre notre government et les etats-unis est évident.

@azrael @mediapart Déjà en octobre 2024, #Lecornu flingue #Atos 😆

#SebastienLecornu ❤️ #Macron


[Le] ministère de retenir la candidature du tandem #HewlettPackard Enterprise (HPE) - #Orange face à celle d’ #Atos pour fournir un supercalculateur. Ce superordinateur, qui doit être mis à la disposition des armées, du renseignement et des industriels de la défense vise à améliorer, avec l’aide de l’intelligence artificielle, les capacités électroniques et les algorithmes embarqués dans les systèmes militaires et de défense.

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L’affaire, révélée par un article de la Tribune le 3 octobre, suscite aussi des interrogations du côté des politiques. Certains députés ont fait part, auprès du ministère, de leur incompréhension de voir retenir une société états-unienne, « a fortiori s’agissant d’un équipement qui a vocation à être protégé par le secret-défense », comme le relevait Olivier #Marleix, président du groupe LR à l’Assemblée, dans un courrier adressé au ministre.

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Mesurant le péril, Sébastien #Lecornu et son cabinet se sont démultipliés, selon nos informations, auprès des militaires et des parlementaires pour tenter de circonscrire l’incendie. Dès le 14 octobre, le ministre, profitant de la présentation de son budget, justifiait ce choix devant la commission de la défense de l’Assemblée nationale « inquiète d’une atteinte à notre souveraineté nationale ». Le lendemain, il réitérait le même exercice devant la commission de la défense du Sénat.

Face aux parlementaires, Sébastien Lecornu a tenu les mêmes propos rassurants.

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Mais la révolte ne s’est pas calmée pour autant. Des libelles continuent à circuler pour dénoncer « la trahison de Sébastien Lecornu », sa volonté « de ne pas rendre compte de ses actions devant le Parlement », tandis que d’autres reprochent au ministre d’« amuser la galerie ».

Irrité par cette contestation, le ministre agite menaces et représailles et dénonce publiquement l’activisme « de lobbies parisiens ». Interrogés pour savoir qui était visé par ces accusations, le ministère et le cabinet du ministre n’ont pas répondu à cette question – ni aux autres qui leur ont été adressées, d’ailleurs (voir notre boîte noire).

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