Un de mes grands regrets concernant ma feue vingtaine aura été de rater de nombreuses oeuvres culturelles (musique, films, séries surtout) dans le contexte de leur époque de diffusion.
Je pense notamment à Lost, The Office / Park & Recreation, Mass Effect, Fallout...
J'en ai découvert une partie sur le tard, comprenant 1000 ans trop tard les memes internet périmés depuis.
Je croyais naïvement — et pendant trop longtemps — que l'art était intemporel, immuable et que j'aurais tout le temps de m'y intéresser plus tard. Mais c'était sans compter deux phénomènes redoutables : 1) la production pléthorique et exponentielle de contenu artistique et de divertissement et 2) l'inscription de l'oeuvre dans son contexte historique même à court terme : certains messages, histoires sont intemporels mais les médias eux évoluent
On peut penser à l'aspect purement technique de la qualité vidéo d'il y a 15 ans difficile à encaisser aujourd'hui, mais aussi toutes les références d'actualité qui périment si vite (par exemple une partie des caricatures d'#Asterix ou de références par les #guignols), ainsi que les problématiques de l'air du temps qui ont bougé en 10 ans. C'est variable selon l'oeuvre et certains media sont plus sensibles que d'autres à cette péremption.
Tout ça pour dire que je n'aborde plus mon rapport à la culture pareil depuis que j'ai réalisé ça, j'essaye de trouver un équilibre entre donner une chance aux créations presque de mon temps (genre enfin mater #Bref2) et combler quelques lacunes culturelles plus anciennes et fondamentales (#StarTrek)