L'autophagie ("se manger soi-même") est un processus de digestion essentiel au maintien de l'équilibre au sein des cellules et des tissus. On en parle en direct sur @[email protected]. Petit 🧵 pour en savoir plus 🔽

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L'autophagie est une dégradation de constituants cellulaires. On distingue trois types : la CMA (l'autophagie médiée par des protéines chaperonnes), la micro-autophagie et la macro-autophagie.
La macro-autophagie se caractérise par la formation d'un autophagosome - une sorte de sac poubelle qui séquestre une partie du cytoplasme, puis fusionne avec un compartiment contenant des enzymes qui dégradent les composants appelés lysosome.
(Et nous parlons essentiellement de cette macrophagie dans l'émission.) Historiquement identifiée comme réponse au stress nutritionnel cellulaire, elle permet aux cellules de survivre en recyclant une partie des composants cellulaires.
Elle permet aussi le maintien de la survie de la cellule dans d’autres contextes de stress, et peut également être sélectivement dirigée contre les micro-organismes présents dans la cellule : on parle alors de xénophagie. Mais certains virus et bactéries détournent ce mécanisme à leur avantage.

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L'efficacité de l'autophagie décroît avec l'âge : réduction de la fonction du lysosome, diminution de l'expression de gènes essentiels (comme beclin-1). (Même si l’exercice physique et l’alimentation sont des pistes de longévité intéressantes car elles stimulent l’autophagie.)
Cette perturbation intervient également dans les maladies neurodégénératives. L'autophagie ne suffirait plus à contenir la prolifération de protéines anormales ou l’accumulation de mitochondries altérées.
L'autophagie a un rôle oncosuppresseur dans les cellules saines, par exemple en prévenant les dommages à l'ADN. Cependant, elle peut favoriser la survie des cellules cancéreuses, leur prolifération et leur résistance aux thérapies.

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Cette ambivalence complique les stratégies thérapeutiques et ouvre des pistes d’association d’un traitement anti-tumoral à un traitement anti-autophagie.
Reportage de @celineloozen.bsky.social > Itw d'Inès Markouf, doctorante au Centre de Recherche des Cordeliers de Sorbonne Université sur les liens entre autophagie et cancer du poumon #LaScienceauLabo à (ré)écouter sur @franceculture.fr #ScienceCQFD

Autophagie : quand un mécanism...
Autophagie : quand un mécanisme vital devient nocif dans le cancer.

L’autophagie est un processus intracellulaire essentiel au maintien de l’homéostasie dans un organisme sain, mais en cas de cancer, elle peut au contraire induire des effets néfastes en favorisant la survie des cellules tumorales et leur résistance aux traitements.

France Culture
Pour aller plus loin : - 2006. S’autodétruire pour survivre via @[email protected] #ScienceCQFD 2017. L’autophagie : le yin et le yang des cancers via #Medecine/Sciences #ScienceCQFD www.medecinesciences.org/en/articles/...

S'autodétruire pour survivre
L’autophagie : le yin et le yang des cancers | médecine/sciences

médecine/sciences (M/S), revue internationale dans le domaine de la recherche biologique, médicale et en santé