Le droit international choquerait même des enfants de 6 ans
Lahouari Addi résume très bien le noeud du problème : la guerre est interdite à tous, sauf aux 5 puissances qui siègent de manière permanente au conseil de sécurité, où elles disposent d'un droit de véto susceptible de bloquer toute résolution qui ne sert pas leurs. Le droit international n'est par conséquent pas universel, ce qui est une anomalie du point de vue juridique
@mdiplo p22 "Le monde vu par Königsberg"
@RichardMonvoisin @mdiplo on peut avoir le reste de l'article ?
@mehdi_benadel
Bonsoir, j'aime pas trop faire ça car je soutiens la presse et préfère qu'on l'achète ou qu'on la consulte en bibliothèque. Mais peut-être êtes vous desargenté ou loin d'une bib. Alors voilà !

@RichardMonvoisin @mdiplo La notion de "Droit international", en l'absence de force pour l'appliquer reste une certaine fiction.

Reste que le système, aussi imparfait soit-il, était plus stable que l'anarchie inter-état précédente, et la conflictualité à quand même sérieusement baissé comparé à la première moitié du XXe siècle.

(Et accessoirement, dans les fait, les puissances qui n'ont pas droit de véto ont quand même moyens de mener de guerre ou des opérations militaires, si les grandes puissances s'en foutent ou qu'elles sont divisées sur le sujet, e.g. tension Inde Pakistan, conflit Pakistan Afghanistan en ce moment, la guerre Iran Irak il y a quelques décennies)

Dans nos démocratie occidentale, on a des leviers sur nos dirigeants, pour les obliger à respecter ces principes, en principe, contrairement aux dictatures, àa condition de le vouloir (et pas de ré-élire un Trump).

@Sobex @RichardMonvoisin @mdiplo "Dans nos démocratie occidentale, on a des leviers sur nos dirigeants, pour les obliger à respecter ces principes, " En réalité ,nos dirigeants ,par ex notre cher président ,n''a rien à cirer.
Le droit international du plus fort

Imagine-t-on des relations internationales codifiées et imposées au reste du monde par des pays d’Amérique latine, d’Afrique, du Caucase ou d’Asie ? Guère, et pour cause : depuis le XVIIe siècle, le droit international décalque les intérêts des grandes puissances. Ses formes contemporaines, comme les Nations unies, demeurent toutefois le recours — hélas souvent impuissant — des États dominés.

Le Monde diplomatique
@RichardMonvoisin @mdiplo j'imagine qu'à l'époque c'était ça ou rien
@RichardMonvoisin @mdiplo
En effet ça me paraît un noeud majeur du réseau des problèmes internationnaux. Apparemment il a été conçu pour empêcher que l'ONU ne devienne une coalition majoritaire contre une grande puissance, ce qui aurait mené à son retrait (comme la Société des Nations). Le veto est le prix payé pour garder les grandes puissances dans le système.