Les frappes américaines et israéliennes du 28 février contre l’Iran ouvrent une séquence d’incertitude majeure.
La mort d’Ali Khamenei place la République islamique face à une épreuve de continuité politique immédiate. 🪡 Fil en 10 points.
Washington présente l’opération comme une action contre le programme nucléaire iranien. Tel-Aviv l’inscrit dans une stratégie assumée de changement de régime. (2/10)
La Constitution iranienne organise une succession provisoire après la mort du guide suprême. Ce dispositif assure la continuité formelle de l’État.
Reste à savoir qui exercera réellement l’autorité au sommet. (3/10)
Depuis quatre décennies, la société iranienne s’est profondément transformée : urbanisation rapide, élévation du niveau d’instruction, forte circulation de l’information.
Ces évolutions travaillent le système de l’intérieur. (4/10)
À l’extérieur, les partisans de Reza Pahlavi, le fils du chah déchu, plaident pour une restauration monarchique.
À l’intérieur du pays, les attentes apparaissent plus fragmentées et plus prudentes. (5/10)
Des responsables réformateurs restent présents dans les institutions. Les gardiens de la révolution conservent l’essentiel des leviers de pouvoir.
Aucun successeur évident ne s’impose à ce stade. (6/10)
L’invasion américaine de l’Irak en 2003 a montré les effets d’un changement de régime imposé de l’extérieur : effondrement de l’État, guerre civile, instabilité durable. (7/10)
Pour Téhéran, l’enjeu central reste la levée des sanctions qui pèsent sur l’économie.
Or des discussions indirectes avec Washington semblaient récemment progresser. (8/10)
La disparition du guide suprême ouvre une phase de décisions rapides sous forte contrainte.
Dans ce type de moment, les équilibres politiques peuvent se recomposer très vite. (9/10)
L’affaiblissement du centre du pouvoir iranien rebat les équilibres du Golfe au Levant.
L’issue dépendra d’abord des dynamiques internes iraniennes. (10/10)
Notre analyse, dans le Diplo de mars, en kiosques et en ligne.
https://www.monde-diplomatique.fr/2026/03/HOURCADE/69367
Iran, l’heure de vérité

Samedi 28 février, les États-Unis et Israël ont déclenché une attaque aérienne massive contre plusieurs villes iraniennes. L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, a été tué par un bombardement visant Téhéran.

Le Monde diplomatique
@mdiplo je reposte mon observation : c'est troublant d'utiliser le terme de "frappes", qui recèlent le sens de châtiment ou de condamnation. Pas neutre, donc. Alors que ce sont des attaques. D'ailleurs pour l"
'Iran, on parle de "répliques". On on réplique à une attaque. Chez nous, on a vite fait de parler d'attaque terroriste, dans certains cas.