Maud Royer @maudroyer revient sur une idée importante dans son essai “Le lobby transphobe” : les personnes trans n’ont pas de “sexe biologique”.

Extrait de notre conférence "Genre et sexe dans la loi : comment on s'en libère ?" du 17 novembre 2025 au Bonjour Madame #JugePasMonGenre

@toutesdesfemmes @maudroyer Plus le temps passe, puis on se sépare de ce genre d'idées, et j'en suis très heureuse. Il y avait vraiment une époque où tout le monde répétait en boucle que "faut pas confondre sexe et genre" que "l'un est une réalité biologique, l'autre est une construction sociale," lors que les deux sont juste des constructions. Que le concept de sexe est informé par le concept de genre et vice-versa, que les deux se nourrissent mutuellement de l'autre.

J'en peux plus d'entendre la phrase "homme biologique" ou "femme biologique". Non, je suis une femme. Ça s'arrête là en fait. Et oui, j'ai un pénis (plus pour longtemps pour moi ​en théorie 🤞) et alors ?

Les personnes cisgenres se comportent comme si iels avaient un détecteur d'appareil génital intégré à leurs yeux. Pourtant, je peux garantir que tous les mecs bien lourds qui me draguent dans la rue ne se doutent pas une seule seconde de ce que j'ai entre mes jambes et que à aucun moment ils se disent : "Hm. Cet homme biologique transidentifié femme m'a l'air très séduisant·e." Non, non. Les mecs cis vivent avec un tel niveau d'homophobie internalisé – au point de vivre avec une peur constante d'être perçu comme gay ou de se rendre compte d'une potentielle attraction sexuelle non hétéronormés – que je peux garantir sans l'ombre d'un doute que c'est clairement pas ce qui se passe dans leur tête.

Après, pour ce qui est question de genre, etc., je ne me définirai pas plus comme femme que comme personne transféminine. Pour moi, le fais d'être trans, c'est une partie essentielle de mon genre, mais bon, ça, c'est vraiment pas une conversation que les personnes cis sont prêtes pour avoir, je pense.