Quand je dis que je suis anarchiste, certains me voient déjà en assisté professionnel, planqué à gratter des allocs. Leur monde est si petit qu’ils confondent “travail” et “exploitation”. Je ne refuse pas le boulot, je refuse la laisse capitaliste. Et ironie suprême : dans la restauration, c’est souvent l’anarchiste qui respecte la sécurité alimentaire et l'hygiène pendant que les collègues jouent à la roulette bactérienne, au point d'être vu comme un membre de Gestapo.